<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527</id><updated>2012-01-08T18:18:20.268+01:00</updated><category term='surdoués cyclothymie médicaments'/><title type='text'>Cyclothymie et Vérité</title><subtitle type='html'>Mes expériences et réflexions sur la cyclothymie : le tempérament, la créativité, le trouble, les traitements et le risque fréquent de "disease mongering".</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>38</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-6607182382445421110</id><published>2011-03-15T10:53:00.020+01:00</published><updated>2011-08-04T12:02:47.557+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='surdoués cyclothymie médicaments'/><title type='text'>Cyclothymie et Surdon.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-vYGFde7RlVE/TX8_8KJqMdI/AAAAAAAAAlM/rPaCATB4Lgo/s1600/41yEIFL1AqL._SL500_AA300_.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-vYGFde7RlVE/TX8_8KJqMdI/AAAAAAAAAlM/rPaCATB4Lgo/s200/41yEIFL1AqL._SL500_AA300_.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5584252365712273874" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Suite à la publication récente d'un livre d'une amie, je tenais à informer les lecteurs de ce blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cécile Bost a écrit un ouvrage très intéressant qui s'intitule "Différence et souffrance de l'adulte surdoué" :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/Différence-souffrance-ladulte-surdoué-Cécile/dp/231100252X"&gt;http://www.amazon.fr/Différence-souffrance-ladulte-surdoué-Cécile/dp/231100252X&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la page 148, elle écrit : "Beaucoup d'études montrent qu'il pourrait y avoir un lien entre surdon et troubles psychiatriques.  Les mood swings sont une caractéristique des surdoués. Sous une forme plus envahissante, ce peut-être la cyclothymie, voire la bipolarité. Mais le THADA, la personnalité borderline, la paranoïa, la schizophrénie, l'autisme ( syndrome Asperger) sont également associés au surdon".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux et celles qui ont lu "La cyclothymie pour le pire et pour le meilleur" (&lt;a href="http://livre.fnac.com/a2202286/Elie-Hantouche-La-cyclothymie-pour-le-meilleur-et-pour-le-pire"&gt;http://livre.fnac.com/a2202286/Elie-Hantouche-La-cyclothymie-pour-le-meilleur-et-pour-le-pire&lt;/a&gt; ) se souviendront peut-être de mes premières hypothèses lorsque je vivais à New York. J'avais en effet consulté une psychologue qui travaillait avec la National Association for Gifted Children (&lt;a href="http://www.nagc.org/index.aspx?id=574&amp;an"&gt;http://www.nagc.org/index.aspx?id=574&amp;an&lt;/a&gt;) et je me suis toujours intéressé à cette question : &lt;a href="http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2008/07/intervention-sur-la-crativit-artistique.html"&gt;http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2008/07/intervention-sur-la-crativit-artistique.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question de la douance liée à la cyclothymie est complexe. On peut être cyclothymique sans être surdoué mais il est vrai que beaucoup de surdoués sont cyclothymiques. On revient à la théorie du lien entre créativité et cyclothymie (bipolarité) et aux observations du psychiatre Pierre Kahn, élève de Gaston Deny : "Musset, nous l'avons vu, fut également un cyclothymique à la fois dipsomane et génial (...) Chez les natures douées ainsi, le déséquilibre de l'humeur loin de gêner l'inspiration semblerait presque en favoriser l'envolée".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'un point de vue pratique cela ne change pas grand chose car si l'on souffre trop, on consultera. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Ce qui change c'est la perspective de l'origine de la souffrance. Souffrir parce que l'on possède ce surdon est différent de la souffrance provoqué par un trouble de l'humeur.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Je rajoute le commentaire de Cécile Bost suite à la lecture du post : "Oui, c'est important de pouvoir déculpabiliser. Et, autant que possible, pouvoir identifier certains "remèdes" qui ne sont pas chimiques".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Comme l'explique Cécile, les gens trop sensibles, "lucides" ou "intelligents" peuvent ressentir une véritable aliénation, cette différence de l'enfant et de l'adulte surdoué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question qui demeure sans réponse précise est celle des outils pour évaluer l'intelligence ou comme dit Gardner, les intelligences. Comment mesurer l'intelligence émotionnelle ou personnelle ? L'intelligence morale? Les autres critères de l'évaluation du surdoué ? Le test de Wechsler est presque dépassé de nos jours...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois de plus, il me semble judicieux de bien s'informer avant de prendre rendez-vous avec un psychologue ou un psychiatre. Lire ce livre s'avère utile tout comme ceux de Jean-Charles Terrassier, Tod Lubart (spécialiste aussi de la créativité), Arielle Adda et bien sûr Horward Gardner.&lt;br /&gt;NB : Le blog de Cécile Bost : &lt;a href="http://www.talentdifferent.com/"&gt;http://www.talentdifferent.com/&lt;/a&gt; et l'émission d'Europe 1 à laquelle elle a participé. Vous verrez les coïncidences troublantes entre surdon et cyclothymie notamment sur l'hypersensibilité et hyperréactivité : &lt;a href="http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Et-si-c-etait-ca-le-bonheur/Sons/Les-adultes-surdoues-548843/"&gt;http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Et-si-c-etait-ca-le-bonheur/Sons/Les-adultes-surdoues-548843/&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-6607182382445421110?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/6607182382445421110'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/6607182382445421110'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2011/03/cyclothymie-et-surdon.html' title='Cyclothymie et Surdon.'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-vYGFde7RlVE/TX8_8KJqMdI/AAAAAAAAAlM/rPaCATB4Lgo/s72-c/41yEIFL1AqL._SL500_AA300_.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-8845103128957110644</id><published>2011-02-05T12:27:00.007+01:00</published><updated>2011-02-09T20:52:54.529+01:00</updated><title type='text'>Le scandale du Mediator, le rôle de l'Afssaps et les conflits d'intérêts.</title><content type='html'>Nous assistons à un événement d'un certaine importance : la prise en compte par le gouvernement de certaines dérives de l'industrie du médicaments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Cyclothymie et Vérité" adhère depuis longtemps aux mises en garde adressées par PRESCRIRE, les travaux de la journaliste d'investigation Stéphane Horel ou l'excellent blog PHARMACRITIQUE (voir les sites web dans "liens utiles").&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le scandale du Médiator a permis à l'opinion publique et surtout aux autorités sanitaires de se rendre compte de certaines  dérives actuelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les liens entre les laboratoires et les autorités sanitaires, médecins et éditeurs de manuel scientifiques vont être plus facilement repérables lorsque les professeurs Even et Debré choisi par le Président de la République auront remis leur rapport au ministre de la santé, M.Bertrand. Prenez le temps de regarder cette interview :&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xah2j7_philippe-even_news#from=embed"&gt; http://www.dailymotion.com/video/xah2j7_philippe-even_news#from=embed&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le conflit d'intérêt détruit la confiance du patient envers son médecin et nous devons poser les bonnes questions et exiger une transparence totale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Afssaps, dont le directeur aura un pouvoir accru,  a publié une liste de médicaments "sous surveillance renforcée" dont plusieurs utilisés en psychiatrie : Anti-dépresseurs (fluoxetine, sertraline), Ritalin, Concerta, Quasym, Stablon, Stilnox, Zypradhera, Cymbalta, Noctram, Rohypsol...&lt;br /&gt;Voici la liste officielle complète :&lt;a href="http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/la-liste-des-77-medicaments-surveilles-par-l-afssaps_957770.html"&gt; http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/la-liste-des-77-medicaments-surveilles-par-l-afssaps_957770.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces médicaments ne sont pas interdits mais font l'objet d'une "surveillance renforcée" de la part des autorités sanitaires...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me réjouis que les personnes qui souffrent de bipolarité ou de cyclothymie puissent trouver des réponses à leurs questions et parfois des thérapies efficaces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, je reste très prudent sur le label "cyclothymique" ou "bipolaire" car où termine le tempérament et où commence la pathologie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnellement, je pense qu'il faut évaluer les épisodes ; TS, hospitalisations, dysfonctionnements graves en terme de vie professionnelle, épisode de dépression ( pas de déprime) et manie-hypomanie (pas l'hyperthymie).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les médicaments sont d'un grand secours pour aider les patients mais beaucoup de questions restent sans réponses : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui prend ces médicaments, quand et surtout pour combien de temps ? Quels effets secondaires ? Même problème avec les enfants et adolescents (&lt;a href="http://www.afssaps.fr/Dossiers-thematiques/Traitements-par-antidepresseurs/Traitement-par-antidepresseurs/(offset)/0"&gt;http://www.afssaps.fr/Dossiers-thematiques/Traitements-par-antidepresseurs/Traitement-par-antidepresseurs/(offset)/0&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'AMM et le "off-label" doivent aussi être débattus et précisés à mon avis. Nous n'avons pas de guideline comme les Anglais (NICE et la référence en bas de la p.21 concernant la dépression : &lt;a href="http://guidance.nice.org.uk/CG90/NICEGuidance/pdf/English"&gt;http://guidance.nice.org.uk/CG90/NICEGuidance/pdf/English&lt;/a&gt;) ou un sénateur américain  Grassley !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je recomande donc une grande prudence et de prendre le temps de bien s'informer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous trouverez dans ce blog et dans ma synthèse publié en 2009 sur PHARMACRITIQUE (&lt;a href="http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2009/06/23/cyclothymie-et-psychodiversite-les-traitements-en-question.html"&gt;http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2009/06/23/cyclothymie-et-psychodiversite-les-traitements-en-question.html&lt;/a&gt;), des pistes pour une réflexion sérieuse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-8845103128957110644?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/8845103128957110644'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/8845103128957110644'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2011/02/le-scandale-du-mediator-le-role-de.html' title='Le scandale du Mediator, le rôle de l&apos;Afssaps et les conflits d&apos;intérêts.'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-3618030591963074628</id><published>2009-04-08T12:13:00.011+02:00</published><updated>2012-01-08T18:18:20.277+01:00</updated><title type='text'>Fierté comme thérapie ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/Sdx5lSO7SAI/AAAAAAAAAd0/zrnYrd2J0g4/s1600-h/images.jpeg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 93px; height: 120px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/Sdx5lSO7SAI/AAAAAAAAAd0/zrnYrd2J0g4/s200/images.jpeg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5322262541101647874" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il est fort désagréable lorsqu'on rentre dans une consultation d'être traité comme un ignorant, un "malade" sans volition, un cas de plus. Benedict Carey a publié avant-hier dans le New York Times d'hier un article fort intéressant qui s'intitule". Tout ce qui vous reste c'est votre fierté " (&lt;a href="http://www.nytimes.com/2009/04/07/health/07mind.html?ref=science#"&gt;http://www.nytimes.com/2009/04/07/health/07mind.html?ref=science#&lt;/a&gt;). &lt;br /&gt;Les cadres de Wall Street qui vont au Starbucks en costume pour activer leurs réseaux n'est pas une vaine activité selon certains psychologues. C'est une stratégie pour garder une routine, pour surmonter des difficultés personnelles :  Selon David DeSteno de Northeastern University à Boston estime que montrer de la fierté est une adaptation sinon les gens ne le feraient pas". Beaucoup de potentiels patients cyclothymiques hyperthytmiques n'iront jamais voir un psychiatre car c'est une "honte" et ils ne veulent pas être considérés comme "fous". Le déni dans ce cas est un mécanisme de défense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon l'auteur de l'article, les signes de fierté, de dignité, d'honneur sont reconnaissables grâce à des légers sourires, des hochements de tête, les mains sur les hanches et que des enfants de 4 ans peuvent reconnaître cette émotion à partir de 4 ans. Ce sont des émotions essentielles comme la joie, la colère, la tristesse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon le Dr Tracy de l'Université de British Columbia, la fierté est une émotion très forte, parfois plus forte que la joie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette réflexion semble capitale car des personnes qui doutent d'eux-mêmes, souffrent de dépression et se sentent différents doivent IMPERATIVEMENT être fiers de ce qu'ils sont. Pour de bonnes raisons bien sûr grâce aux qualités humaines dont on est pourvus ou bien des réussites sur le plan personnel et professionnel (travail honorable, éducation d'enfants, réalisation créative, etc..).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fierté et l'honneur sont bien sûr "des actes de pauvres" selon l'ancien resistant Helie de Saint Marc et l'écrivain catalan, Josep Pla mais ils revêtent des formes intérieures (valeurs, et conscience) et extérieures (présentation, apparence, comportement).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, pensons à ce qui nous donne de la dignité : Nos amis, les médicaments, les psychothérapies, l'amour, la révolte, la calme, le travail, la culture, etc..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes dans le champs essentiel de ce que les psychologues appellent l'estime de soi, terme un peu ridicule qui signifie tout simplement la fierté, la dignité, l'honneur voire la conscience. Sans ces émotions, toute thérapie est difficile à entreprendre et nous aurons l'occasion de l'évoquer prochainement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vigny écrivait : ""L'Honneur, c'est la conscience, mais la conscience exaltée."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-3618030591963074628?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/3618030591963074628'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/3618030591963074628'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2009/04/fierte-comme-therapie.html' title='Fierté comme thérapie ?'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/Sdx5lSO7SAI/AAAAAAAAAd0/zrnYrd2J0g4/s72-c/images.jpeg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-1369933416026878014</id><published>2009-02-18T10:20:00.013+01:00</published><updated>2011-02-03T11:49:51.008+01:00</updated><title type='text'>Cyclothymie et disease mongering (“exagération de maladies”) : quel risque aujourd'hui ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SZvc3gnsUfI/AAAAAAAAAbs/lBLzXzCFzc4/s1600-h/courint.1223478102.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 158px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SZvc3gnsUfI/AAAAAAAAAbs/lBLzXzCFzc4/s200/courint.1223478102.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5304075832366223858" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Rappel : Le journaliste australien Ray Moynihan appelle le “façonnage de maladies” (“disease-mongering” en anglais) cité par le blog Pharmacritique : &lt;a href="http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2008/05/19/psychotropes-des-le-berceau-le-faconnage-de-maladies-disease.html#more"&gt;http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2008/05/19/psychotropes-des-le-berceau-le-faconnage-de-maladies-disease.html#more&lt;/a&gt;) : « Des stratégies commerciales qui visent à élargir la définition d’une maladie traitable, pour augmenter la quantité de traitements vendus ou distribués » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Changer les critères de définition d’une maladie peut permettre d’augmenter le nombre de patients traitables. L’ostéoporose, auparavant définie grâce au critère des fractures osseuses, est désormais définie par des mesures de densité osseuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faire évoluer le cours d’une maladie vers la chronicité est économiquement rentable pour les producteurs de médicaments : traitement des patients à vie, avec des revenus d’autant plus importants que ce traitement commence précocement. Les auteurs mentionnent ainsi la dépression, maladie auparavant considérée comme aiguë, qui est de plus en plus présentée comme une maladie chronique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon le blog pharmacritique : "Pour de nombreuses conditions relatives à la “santé mentale”, les frontières entre “vie normale” et “maladie psychiatrique” sont floues. Et la question de l’influence de la stratégie de “façonnage de maladies” dans la définition des “troubles psychiatriques” se pose. Par exemple, en Amérique du Nord, la prévalence reconnue et le traitement médicamenteux de trois de ces conditions, intensément publicisées, ont considérablement augmenté chez l’enfant et l’adolescent des dernières années : le syndrome d’hyperactivité avec déficit de l’attention (“attention deficit hyperactivity disorder” (ADHD) en anglais), la dépression, les troubles bipolaires".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A lire en français : &lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.prescrire.org/docus/ConferencePiluleMintzes.pdf"&gt;http://www.prescrire.org/docus/ConferencePiluleMintzes.pdf&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Est-ce que ce risque existe pour la cyclothymie ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense que oui sans aucune hésitation.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Pourquoi? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car le concept de "cyclothymie" est trop large, pas assez précis actuellement dans sa définition ce qui permet de diagnostiquer facilement des personnes qui sont plus dans "prédisposition personnelle" (Kraepelin) que dans la bipolarité atténuée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès l'instant où une personne ne sent pas bien et qu'elle consulte, il est assez facile de la convaincre de sa "maladie" même en l'absence d'indices réels de pathologie (hospitalisation, tentative de suicide, grave dysfonctionnement professionnel, etc...). De nombreuses personnes, qui vivent avec la cyclothymie depuis toujours, ressentent fréquemment un mal-être sans connaître de vrais épisodes mixtes, hypomaniaques ou dépressifs. Ils sont dans une situation complexe que le thérapeute devrait aborder avec beaucoup de prudence, de discernement et d'éthique. Et comme le recommandent les experts canadiens de l'université de la Colombie Britannique : " il faut examiner cas pas cas les patients car il y a un manque de preuves claires pour aider les médecins à traiter les patients bipolaires" ( "There is a paucity of sound evidence to help guide clinicians treating BP II patients)". : &lt;a href="http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/14996137"&gt;http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/14996137&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette frontière floue entre normalité et "vraie" cyclothymie - toutefois différente de la BP II- est une aubaine pour les "diseasemongerer" (selon Webster : A person who promotes a specified activity, situation, or feeling, esp. one that is undesirable or discreditable : rumormonger | warmonger) qui de plus peuvent profiter de la chronicité de la cyclothymie pour faire prendre un traitement à vie et faire de vous un excellent client.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'après mon analyse, les cyclothymiques qui auraient le plus besoin d'un traitement pharmacologique seraient les "purs" cyclothymiques (classification d'Akiskal) de niveau II ou "vrai" cyclothymique qui rentre dans le spectre bipolaire alors que les deux autres pourraient être considérés comme des " troubles de la personnalité"  (Axe II) ou des "tempérament à risque". Comme je l'évoquais précédemment, pourquoi ne pas revenir à la classification internationale précédente qui associait cyclothymie et personnalité pathologique (CF p.185 : Pr Bourgeois, in "Manie et Dépression", 2007) car dans le prélude  aux formes les plus légères de la folie maniaco-dépressive ou "eintleitung" de Kraepelin, il y un vaste espace. Ce dernier reconnaissait que la "constitution cyclothyme" méritait une attention particulière et un traitement spécial. Oui mais lesquels?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tiens cependant à m'opposer à voir du "disease mongering " partout et voir un complot financier organisé par les laboratoires (et s'il y a des responsables, comme le dit Barber, ce sont certains médecins, ceux qui prêtent le serment d'Hippocrate) car la notion de spectre d'Akiskal et Angst est juste et prouvée par le nombre de patients mal diagnostiqués et donc maltraités si j'ose dire. Mais le problème est le discernement et l'éthique dans les diagnostics et traitements proposés.  Je suis frappé par le nombre de patients qui suivent des traitements assez lourds sans diagnostic précis (cyclothymie et quelle intensité?, BP II ou I ? Autres?) et des personnes que l'on qualifie génériquement de cyclothymiques mais qui appartiennent à des catégories différentes, lesquelles demandent un suivi psycho-éducatif et ou pharmacologique approprié et surtout au cas par cas. Dans tous les cas identifiés, la question primordiale est : un traitement pour combien de temps? Que soigne-t-on exactement ? Episode et "convalescence" pour 6 mois voire un an et après?  Et bien sûr, comment l'environnement va influencer ma cyclothymie?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudrait comme aux Etats-Unis que les psychiatres concernés déclarent les sommes reçues par les laboratoires chaque année et pour quel type de contribution. Il faut que l'Etat  régule ou finance (s'il le peut!) les formations continues, les congrès psychiatriques, les ouvrages "scientifiques" ou d'information qui vont trop souvent dans le sens de l'utilisation des médicaments proposés par les laboratoires ("chronicité bénéfique" pour tout le partenariat psychiatre-laboratoire).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des législations se mettent en place aux Etats-Unis, les patients deviennent de plus en plus "experts" et des médecins indépendants vont entendre leur voix, il y a donc toutes les raisons d'être plus optimistes car cette tendance arrivera tôt ou tard en France. Ceux qui parlent anglais, peuvent taper les mots clefs tels que "bipolar"" ADHD","depression", dans la recherche du New York Times et verront que beaucoup de citoyens et médecins américains commencent à émettre des doutes sur une certaine pratique de la psychiatrie et le marketing "créatif" des laboratoires dans ce domaine.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-1369933416026878014?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/1369933416026878014'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/1369933416026878014'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2009/02/cyclothymie-et-disease-mongering.html' title='Cyclothymie et disease mongering (“exagération de maladies”) : quel risque aujourd&apos;hui ?'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SZvc3gnsUfI/AAAAAAAAAbs/lBLzXzCFzc4/s72-c/courint.1223478102.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-1965664861590141963</id><published>2009-02-16T11:14:00.010+01:00</published><updated>2011-01-24T11:24:49.708+01:00</updated><title type='text'>Dépression cyclothymique avec cause</title><content type='html'>Le Pr. Akiskal avait-il raison de nommer la cyclothymie, "dépression avec cyclothymie" ? C'est une question que l'on peut se poser. Est-ce que le cyclothymique vit une dépression tout au long de sa vie ? Si oui est-ce endogène ("unprompted") ou "réactif" ? Depuis Hippocrate en passant par Robert Burton et Benjamin Rush, le père de la psychiatrie américaine, il a toujours existé une mélancolie avec cause ("mourning" de Freud) et sans cause (melancolie selon Freud). Pour cette raison, le livre de Horwitz et Wakefield, "The Loss of sadness" (disponible en français : &lt;a href="http://livre.fnac.com/a2838220/Jerome-C-Wakefield-Tristesse-ou-depression"&gt;http://livre.fnac.com/a2838220/Jerome-C-Wakefield-Tristesse-ou-depression&lt;/a&gt;) met en exergue un aspect déterminant du diagnostic : rentrer dans les critères du DSM  ne signifie pas obligatoirement avoir une maladie mentale car une rupture sentimentale, un deuil, une perte d'emploi peuvent provoquer un choc émotionnel à toute personne, pour une période plus ou moins longue. Dans la dépression "sans cause" -"dépression endogène selon les anciennes version du DSM- les symptômes apparaissent mystérieusement de nulle part, alors que la vie que mène l'individu est normale. Il semble donc évident que le mécanisme biologique connaît un dysfonctionnement.La façon dont nous interprétons nos émotions a changé et nous pensons que souffrir pour des raisons valables n'est pas naturel et que nous devons suivre un traitement pour aller mieux alors que ce qu'il faudrait le plus souvent c'est de la patience, du courage et surtout de l'action pour changer de vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr et finalement si la personne recherche un traitement pour diminuer sa souffrance, elle doit être aidée si elle le souhaite. Pas de débat sur cet aspect et d'ailleurs le DSM évoque la question d'une souffrance causée par des événements  douloureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le NIMH américain a trouvé récemment que 80 gènes pourraient être associés avec le trouble bipolaire. 8 de ces gènes influence la manière dont le cerveau réagit aux neurotransmetteurs tel que la dopamine. Ajoutons à cela les éléments négatifs sociaux et personnels qui influencent l'individu génétiquement vulnérable : stress, pauvreté, instabilité familiale, alcool et drogues, etc... L'origine du trouble devient plus que complexe et difficile à cerner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons au problème concret de la cyclothymie, Il ne fait aucun doute que dans toutes les formes de cyclothymie et de bipolarité, il existe une "vulnérabilité génétique" mais la question que l'on doit se poser est celle de l'influence des facteurs extérieurs. Je ne m'aventure pas à évoquer le cas des BP I car je ne suis pas spécialiste mais en ce qui concerne la cyclothymie, il est évident que nous sommes face à un vrai problème car certains spécialistes de la bipolarité tentent de minimiser et non de nier certes les facteurs externes. A lire certains textes on a l'impression que cette vulnérabilité biologique est une fatalité et que finalement les épisodes ou réactions des cyclothymiques ne sont motivés par aucun événement extérieur, si minime soit il. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai eu la chance de rencontrer et de lire beaucoup de témoignages de personnes cyclothymiques, des trois catégories d'Akiskal- hyper, pure, et dépressive- et des trois niveaux - névrosé, borderline et BP atténuée- et je n'ai jamais constaté des épisodes "sans cause" mais je n'ai pas la prétention de connaître tous les cas de cyclothymie. Je parle des personne avec lesquelles j'ai été en contact.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une étude japonaise sur "Temperament and job stress in Japanese company employees" de Sakai Y, Akiyama T, Miyake Y, Kawamura Y, Tsuda H, Kurabayashi L, Tominaga M, Noda T, Akiskal K, Akiskal H du Department of Psychiatry de la Juntendo University School of Medicine, a conclu que les tempéraments irritables et cyclothymiques avient plus de problèmes de stress au travail que les dysthymiques et hyperthymiques. On sait pourquoi...&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15780681"&gt;http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15780681&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;De même, j'ai passé de nombreuses années quand j'étais étudiant par exemple pendant lesquelles je n'ai jamais eu de problèmes particuliers... si la cyclothymie avait été si endogène et sans cause, elle se serait manifestée pendant cette période.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Il semble évident que des outils tels que l'information et la psycho-éducation (mais laquelle?) s'avèrent indispensable pour se connaître et éviter certains pièges. Ceux ou celles qui peuvent suivre le modèle de Proust (CF post antérieur) seront peut-être plus épanouis mais dans tous les cas, il faudra trouver du sens à sa vie et de la stimulation, pas forcément de l'aventure et toujours de l'intelligence émotionnelle et éthique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La famille, les amis, conjoints, et collègues de travail doivent être impliqués le plus possible et les thérapies qui incluent la famille au moins apporteront toujours un meilleur sentiment de bien être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les symptômes de dysthymie, d'état-mixtes ou d'hyperthymie n'apparaissent pas sans raison et le travail du médecin est d'écouter attentivement, d'expliquer et de conseiller la personne à la recherche d'un diagnostic et de solutions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le "patient" doit demander un diagnostic clair :&lt;/span&gt; quelle type de bipolarité et quelle type de cyclothymie? Faut-il réellement un traitement ? Pourquoi et surtout pour combien de temps? Demander les avantages et inconvénients de la psycho-éducation et ou des médicaments?   &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Demander quelles sont les études qui prouvent l'efficacité des solutions préconisées et interroger au moins un autre spécialiste et des patients&lt;/span&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-1965664861590141963?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/1965664861590141963'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/1965664861590141963'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2009/02/depression-cyclothymique-avec-cause.html' title='Dépression cyclothymique avec cause'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-7528927912119654081</id><published>2009-02-15T12:55:00.008+01:00</published><updated>2009-03-04T14:18:45.310+01:00</updated><title type='text'>Goleman et l'intelligence relationnelle : une créativité à la portée de tous</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SZiMdtDlvFI/AAAAAAAAAbc/5L8RvpTkV_o/s1600-h/41E%2BBK7CUiL._SL500_AA240_.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SZiMdtDlvFI/AAAAAAAAAbc/5L8RvpTkV_o/s200/41E%2BBK7CUiL._SL500_AA240_.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303143003167505490" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dernier livre de Goleman "Social Intelligence" dont j'ai parlé à quelques reprises vient d'être publié chez Odile Jacob : http://www.amazon.fr/Cultiver-lIntelligence-Relationnelle-Goleman-Daniel/dp/2221099869&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je préfère son livre sur l'intelligence émotionnelle mais cet ouvrage a le mérite de conforter la thèse du Prix Nobel Eric  Kandel sur le soit-disant déterminisme biologique : les êtres humains comme les lièvres de mer possèdent une neuroplasticité qui nous ouvrent les voies du changements. Les travaux de Kandel prouvent que l'homme peut apprendre et modifier la partie biologique de notre corps (CF la fameuse étude sur l'hippocampe des chauffeurs de taxi londoniens). Nancy Andreasen dans son livre "Creating Brain" évoque cela aussi à la page 146. En bref, la psycho-éducation est très efficace et peu également selon certains scientifiques, affecter le métabolisme de la sérotonine dans le cerveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Goleman dans un style un peu décousu donne beaucoup de preuves quant au caractère éminemment social de l'être humain (et de l'animal!) et  confirme les thèses de Cacioppo et Bernston sur la neuroscience sociale introduite il y a moins de 20 ans : L'homme a besoin de l'homme, de bonnes relations qui nous enrichissent et nous donnent la santé, depuis l'enfance jusqu'à l'âge adulte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai l'air d'évoquer des poncifs mais quand on constate la solitude des patients qui font face, seuls,  à leur souffrance psychique, on peut se poser des questions sur le contexte familial, personnel ou professionnel qui nous rend sain de corps et de d'esprit ou celui qui nous empoisonne...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au sein du Philadelphia Project, je constate progressivement que Goleman, Barber et Gardner ont raison : l'individu quel qu'il soit et encore plus le mélancolique ou le cyclothymique a besoin d'un environnement stimulant, tolérant, humain et surtout fraternel et aussi de "gratuité". Il n'y a pas d'association, ni cotisations, ni de règles, ni de codes, ni d'organigramme si ce n'est celui du "savoir être". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; L'enfant comme l'adulte ont besoin de se sentir en confiance, libres et respectés. Deux types d'intelligences souvent ignorées que j'ai mentionné depuis longtemps sur ce blog ne sont pas assez valorisées en France : L'intelligence personnelle (introspective et sociale ) et celle moins consensuelle mais tout aussi importante, l'intelligence morale (P67 de Intelligence reframed de Howard Gardner) ou comme l'appelle Stefan Einhorn ("L'art d'être bon"), l'intelligence éthique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet environnement est une création sociale, lente mais solide et l'individu a besoin de l'autre, nous sommes dépendants et c'est pas une "faille" mais bien une preuve d'empathie et d'humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les médicaments et la psycho-éducation peuvent aider mais ce sont des moyens et non une fin. Le dessein final est celui du logos, que vais-je faire de ma vie? Qu'ai-je fait? Cela a-t-il un sens ? Est-ce que je vis uniquement pour moi ou aussi pour ceux que j'aime et même les autres ? Et surtout en quoi la souffrance psychique et la bipolarité peuvent m'aider à obtenir et à améliorer mon intelligence sociale et éthique? Quelle est cette créativité (mais est ce bien de la créativité?) qui est à ma portée ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A lire en anglais la fiche sur Kandel surtout à partir de "Residency training in psychiatry at the Harvard Medical School" sur le site des prix Nobel :&lt;br /&gt;http://nobelprize.org/nobel_prizes/medicine/laureates/2000/kandel-autobio.html&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-7528927912119654081?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/7528927912119654081'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/7528927912119654081'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2009/02/goleman-et-lintelligence-relationnelle.html' title='Goleman et l&apos;intelligence relationnelle : une créativité à la portée de tous'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SZiMdtDlvFI/AAAAAAAAAbc/5L8RvpTkV_o/s72-c/41E%2BBK7CUiL._SL500_AA240_.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-1152801751250796849</id><published>2009-02-10T20:50:00.020+01:00</published><updated>2011-02-03T20:08:35.871+01:00</updated><title type='text'>Cyclothymie et traitements pharmacologiques : Où est la vérité?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SZHoxICaR1I/AAAAAAAAAa0/MJ3yGmjVJic/s1600-h/308810548_9195d21a79_m.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SZHoxICaR1I/AAAAAAAAAa0/MJ3yGmjVJic/s200/308810548_9195d21a79_m.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5301274167060612946" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;David Healy écrit dans le New Scientist (voir mon post antérieur et la traduction dans Courrier International). :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; "Les laboratoires, souvent avec le soutien enthousiaste des psychiatres, ont réussi à ancrer profondément dans les esprits&lt;br /&gt;l'idée que ces troubles (de l'humeur) requièrent un traitement préventif pendant toute la vie, et pas seulement lors de la survenue des épisodes maniaques ou dépressifs. On peut ainsi lire sur le site Bipolar Help Center d'Eli Lilly qu'il est "capital de suivre un traitement de longue durée. Sans les médicaments, les symptômes réapparaîtront et la maladie s'aggravera." (...)&lt;br /&gt;Il existe cependant beaucoup moins de preuves qu'on ne le pense pour appuyer ces affirmations. Et les rares qui sont disponibles ne portent que sur la forme la plus grave de la maladie. [Les troubles bipolaires sont classés en deux catégories : les types I et II, du plus grave au plus léger, et des formes limites appelées troubles cyclothymiques.] Les données manquent à peu près complètement sur le type II ou la cyclothymie étant donné que les essais cliniques ont surtout été effectués sur des personnes souffrant de troubles bipolaires de type I. Or ces derniers ne correspondent qu'à un dixième des cas".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet extrait de la traduction de l'article de David Healy m'a donné envie de faire une petite enquête et j'ai donc passé une partie de ma matinée à regarder les résultats des travaux scientifiques sur la BPII et la cyclothymie sur PubMed (Plus de 650 entrées pour la cyclothymie !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une étude canadienne de 2004 (Department of Psychiatry, University of British Columbia, Vancouver) a retenu mon attention : "Pharmacotherapy of bipolar II disorder: a critical review of current evidence" :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/14996137"&gt;http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/14996137&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dont la conclusion est : "There is a paucity (insuffisance) of sound evidence to help guide clinicians treating BP II patients. Decisions about pharmacotherapy should be made on a case-by-case basis; overall, broad recommendations that are based on available evidence cannot be adequately made. More quality research is needed to delineate effective treatment stratégies".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis je suis tombé sur cette étude américaine très sérieuse de 2007  ("Case Western Reserve University " où travaille un spécialiste de la BP II et de la cyclothymie, le Dr. Calabrese) concernant l'efficacité du Divalproate de Sodium (Depakote) sur des adolescents cyclothymiques et BP II sur une période de 5 ans : &lt;br /&gt;Double-blind, placebo-controlled trial of divalproex monotherapy in the treatment of symptomatic youth at high risk for developing bipolar disorder.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17503990?ordinalpos=5&amp;itool=EntrezSystem2.PEntrez.Pubmed.Pubmed_ResultsPanel.Pubmed_DefaultReportPanel.Pubmed_RVDocSum"&gt;http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17503990?ordinalpos=5&amp;itool=EntrezSystem2.PEntrez.Pubmed.Pubmed_ResultsPanel.Pubmed_DefaultReportPanel.Pubmed_RVDocSum&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dont la conclusion est "pas d'amélioration significative en ce qui concerne les résultats": "These results suggest that, although well tolerated, divalproex sodium does not produce clinically meaningful improvements in the treatment of symptomatic youths suffering from either bipolar NOS or cyclothymia who are at genetic risk for developing bipolar disorder".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A comparer avec ces essais de l'Université du Texas plus concluants mais sur une  période de 8 semaines seulement : &lt;br /&gt;An open-label trial of divalproex in children and adolescents with bipolar disorder. &lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12364844?ordinalpos=15&amp;itool=EntrezSystem2.PEntrez.Pubmed.Pubmed_ResultsPanel.Pubmed_DefaultReportPanel.Pubmed_RVDocSum"&gt;http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12364844?ordinalpos=15&amp;itool=EntrezSystem2.PEntrez.Pubmed.Pubmed_ResultsPanel.Pubmed_DefaultReportPanel.Pubmed_RVDocSum&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;dont la conclusion est que le Depakote est "safe" et efficace pour les jeunes : "This study provides preliminary support for the safety and effectiveness of divalproex in the treatment of bipolar disorder in youths".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'après un psychiatre avec lequel j'ai été en contact au Canada, une étude va être prochainement publiée sur l'efficacité du Seroquel (quetiapine) pour des adultes BP II (mais pas cyclothymiques).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Healy semble avoir raison quand il dit qu'il y a un manque de "preuves" pour les résultats sur le long terme (je ne suis pas spécialiste mais seules les études sur plusieurs années peuvent donner une orientation pour le traitement prophylactique) et sur l'emprise des laboratoires sur la psychiatrie en général (&lt;a href="http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2009/02/07/le-rapport-de-l-igas-nous-donne-une-idee-des-conflits-d-inte.html#more"&gt;http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2009/02/07/le-rapport-de-l-igas-nous-donne-une-idee-des-conflits-d-inte.html#more&lt;/a&gt;) qui ont tout intérêt à vous vendre le traitement prophylactique, "à vie". On comprend bien certes que les traitements pharmacologiques sont nécessaires et vitaux pendant l'épisode (maniaque ou hypo, état mixte grave ou dépression majeure). Mais après la stabilisation que faire ? Disons 1 an après ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas tout à fait d'accord avec David Healy sur la tendance actuelle du "Buypolar" car la cyclothymie et la BP II et la cyclothymie sont une réalité et la souffrance psychique des bipolaires atténués est réelle sauf que l'on se demanderait de plus en plus  à quel Saint se vouer pour le traitement (et même pour le diagnostic) car entre la négation du Spectre Bipolaire encore très fréquente et les dérives du "Buypolar" (abus de médicaments et parfois de diagnostic comme pour la dépression). Où est la Via Media ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant qu'il n'y aura pas de guidelines, de protocole précis pour les traitements, on restera dans le flou et dans la subjectivité du médecin ou du psychiatre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous en revenons à la question principale : de quelle bipolarité parle-t-on et de quelle cyclothymie? Quels critères : Ressenti du patient ou critères externes : "tentatives ou pensées suicidaires", "hospitalisations","abus de substances", etc...?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il semble évident que beaucoup de cyclothymiques ont besoin d'un traitement. Lequel? Psycho-éducation seule ou avec médicaments? Et surtout pour combien de temps? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les spécialistes citent des enquêtes, études, essais ? Mais quelle est la validité de ces études et qui peut en attester?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui concerne les enfants et les adolescents, la prudence s'impose aussi  surtout quand des experts en pédo-psychiatrie de Harvard oublient de déclarer leur salaires provenant des laboratoires (&lt;a href="http://www.nytimes.com/2008/06/08/us/08conflict.html"&gt;http://www.nytimes.com/2008/06/08/us/08conflict.html&lt;/a&gt;), quand un professeur de neurologie de l'université de Floride met en garde contre les effets des anticonvulsivants sur les enfants : http://www.psychiatrictimes.com/display/article/10168/52286 ou quand Judith Warner s'inquiète des médicaments psychiatriques que l'on donne aux enfants soi-disant "difficiles"...&lt;br /&gt;&lt;a href="http://warner.blogs.nytimes.com/2008/11/20/tough-choices-for-tough-children/"&gt;http://warner.blogs.nytimes.com/2008/11/20/tough-choices-for-tough-children/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devrions-nous suivre les conseils de l'étude canadienne de 2004 pré-citée  ? : "broad recommendations that are based on available evidence cannot be adequately made. More quality research is needed to delineate effective treatment stratégies".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où demander plus d'explications et de preuves de l'efficacité des traitements, lesquels ont, rappelons-le, des effets secondaires non négligeables.  Il est vrai que le lithium et le depakote ont une AMM en France et sont utilisés depuis longtemps en psychiatrie mais a-t-on toutes les données ? Et le recul suffisant pour les BP II et cyclothymiques?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Grande Bretagne, le National Institute for Health and Clinical Excellence qui conseille le National Health Service  a édité un "guideline" sur la dépression légère. (&lt;a href="http://guidance.nice.org.uk/CG90/NICEGuidance/pdf/English"&gt;http://guidance.nice.org.uk/CG90/NICEGuidance/pdf/English&lt;/a&gt;). Ce institut est indépendant (pas de financement par des laboratoires ) et il semble que l'option des médicaments n'est pas la première ...Comme c'est étrange.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Bas de la P. 21)  "Use of antidepressants" : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Antidepressants are not usually recommended&lt;br /&gt;for people with mild depression. But they may&lt;br /&gt;help you in certain circumstances – for example,&lt;br /&gt;if your depression has lasted a long time, or if&lt;br /&gt;you have had severe depression before and now&lt;br /&gt;have milder symptoms.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question est moins claire lorsque le guideline dit : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The severity of depression varies a great deal.&lt;br /&gt;Some people have only a few symptoms, which&lt;br /&gt;affect daily life in a limited way. This is called&lt;br /&gt;mild depression. Other people may have more&lt;br /&gt;symptoms that can make daily life very difficult –&lt;br /&gt;this is called severe depression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que faire donc? Le seuil de tolérance à la souffrance de chacun varie et comme l'a souligné très judicieusement Charles Barber ce qui est primordial n'est pas le degré de pathologie de la maladie mais les ressources avec lesquelles la personne l'affronte. Une fois de plus, ce qui compte ce sont surtout les critères externes et objectifs : hospitalisation, pensées suicidaires, impossibilité d'avoir une vie sociale normale, etc...J'irai plus loin en affirmant que la personnalité plus que le tempérament est un facteur déterminant : une personne bien entourée, qui garde le moral, avec des valeurs et principes, qui pratique un sport et s'alimente bien aura toutes les chances de contrôler beaucoup de traits cyclothymiques. C'est un travail de longue haleine, parfois difficile et qui entraîne des sacrifices mais l'humain en ressort grandi et la confiance en soi ainsi que l'acception du "tempérament excessif " cyclothymique devient une réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans mon cas personnel, certains psys m'ont dit que je pouvais me passer de médicaments, d'autres me l'on conseillé, d'autres m'ont dit que je pouvais faire ce que je voulais. Bref dans le doute je me suis abstenu et je compte m'abstenir tant que  je n'ai pas d'épisodes significatifs ou tant que je n'en ressens pas réellement le besoin. Je ne suis pas hostile à la prise de médicaments sur le principe mais cette décision doit être réfléchie et intervenir dans certains cas ("case-by-case" comme le conclut l'équipe canadienne). En attendant, je me sers de ma petite créativité kafkaïenne de la réduction et cela marche jusqu'à maintenant (p.73 et 239 de la Cyclothymie, pour le pire et pour le meilleur). Je la trouve si raisonnable cette cyclothymie "calviniste" ou "horacienne" qui nous oblige à être simple, humble, soumis à Dieu ou à la Nature et à l'abri des tentations de l'ambition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le patient de demain, s'il veut être libre et critique, devra être "l'expert de soi-même" et faire son choix en accord avec le psychiatre, le psychologue ou le travailleur social, qui agiront comme "experts consultants".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci de me donner des informations scientifiques (études BPI versus BP II et cyclothymie) à ce sujet ou des suggestions complémentaires.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-1152801751250796849?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/1152801751250796849'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/1152801751250796849'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2009/02/cyclothymie-et-traitements.html' title='Cyclothymie et traitements pharmacologiques : Où est la vérité?'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SZHoxICaR1I/AAAAAAAAAa0/MJ3yGmjVJic/s72-c/308810548_9195d21a79_m.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-6747883548599972970</id><published>2009-02-05T22:58:00.010+01:00</published><updated>2010-11-13T21:36:56.645+01:00</updated><title type='text'>Traduction et introduction critique de l'article du Pr. David Healy : The Latest Mania: Selling Bipolar Disorder.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SYwBQp0kV5I/AAAAAAAAAas/y4MYC-cuLXw/s1600-h/312981016_3271b63fe2_m.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 129px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SYwBQp0kV5I/AAAAAAAAAas/y4MYC-cuLXw/s200/312981016_3271b63fe2_m.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5299612247124105106" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Suite à la demande de certains internautes, je propose la traduction partielle de l'article de David Healy dans le New Scientist (Mon post du 7 janvier dernier)  (&lt;a href="http://www.newscientist.com/home.ns"&gt;http://www.newscientist.com/home.ns&lt;/a&gt;) publiée dans Courrier International  de mai 2006. Cette traduction est précédée d'un commentaire critique de Pierre Sidon de la SARP  : &lt;a href="http://forumdespsychiatres.org/"&gt;http://forumdespsychiatres.org/&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque soit les prises de position de chacun, nous aimerions plus de débats et de confrontations d'experts comme l'a suggéré l'association Act-UP par exemple dans le domaine du SIDA (remarque judicieuse qui m'avait été faite par le psychiatre Pierre Angel).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David Healy sous l'emprise du médicament  par Pierre Sidon&lt;br /&gt;07-09-2006&lt;br /&gt;Le marketing de la santé mentale : La psychiatrie sous l'emprise des labos, par David Healy &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs sources enthousiastes nous ont adressé l'article de David Healy (auteur de Le temps des antidépresseurs aux éditions Les empêcheurs de penser en rond) paru dans le New Scientist et traduit dans Courrier international, quant au marketing des maladies par l'industrie. Un thème qui fait plaisir ! Et ici l'auteur s'attaque à la "bipolaire". Nous n’en sommes pas moins surpris de l’extension actuelle de certains aspects du discours du psychopharmacologue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En particulier, si nous convenons bien volontiers de l'extension abusive de la qualification en pathologie des états dits cyclothymiques, la critique qu'il fait de la prescription (en particulier de la prescription des antipsychotiques) dans la prise en charge des troubles de l'humeur, nous a étonnés. Lancé sur sa critique, souvent pertinente, de la prescription des antidépresseurs, David Healy met en garde quant à l'augmentation de la morbidité par maladie et suicide ainsi que sur l'augmentation des hospitalisations des sujets bipolaires traités versus témoin. Pour lui, le ratio bénéfice/risque des médicaments qui se disputent l'indication "régulateurs de l'humeur", pourrait s'avérer négatif. Ce point de vue appelle deux remarques de notre part. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'effacement du nom de "psychose" dans l'appellation "Psychose Maniaco Dépressive" a effectivement permis, au cours des années 90-2000, l'extension de la prescription des antidépresseurs dans lesdits troubles de l'humeur. Cette expérience massive a fourni une accumulation de preuves en faveur d'une iatrogénie de la prescription des antidépresseurs dans certains cas (de PMD ou d'autres) : suicide, manie, hallucinations, délire, fabrication de cycleurs rapides, déplacement intempestif de symptômes stabilisateurs entre autre... Aujourd'hui qu'apparaissent les (nouveaux) antipsychotiques sur la scène commerciale, réclamant leur part du gâteau des troubles de l'humeur, on a beau jeu de leur contester toute légitimité, du fait de l'effacement du nom de psychose et les voilà en outre hériter de la mauvaise réputation des antidépresseurs. Healy traque donc l’effet indésirable caché en s’appuyant, non pas sur la clinique, mais sur les statistiques. Or l'épidémiologie en santé mentale, basée sur le DSM, c'est faire croire que la multiplication d'un test diagnostic, ni sensible ni spécifique, produit une division de l'incertitude du test par le nombre de l'échantillon ; quand c'est une multiplication qui se produit. Alors comment le DSM qui a rendu impossible la discrimination des sujets risquant de développer des effets indésirables sous antidépresseurs, pourrait-il désormais servir de socle à une épidémiologie des effets indésirables des psychotropes ? Donc si Healy s'appuie ici sur une méta-analyse de quatre études, nous attendons une prochaine méta-analyse ou étude qui prouvera demain le contraire si nécessité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à comparer la  fréquence plus élevée aujourd'hui qu'il y a un siècle des hospitalisations au Pays de Galles, le procédé étonne en l'absence d'une quelconque comparaison de l'offre médicale et psychothérapique, des conditions sociales, économiques et d'éducation à un siècle d'intervalle : plus de suivi signifie souvent plus d’hospitalisation. Healy semble considérer que le médicament serait ici la seule variable non constante. Par ailleurs, sur le modèle de raisonnement d’un Kerkhoff, qui a bien montré que le ratio [nombre de suicides dans une fille active de suivi sur nombre de suicides dans la population générale] était probablement proportionnel au niveau de santé mentale d'un pays, il n'est pas péjoratif de considérer qu'une prise en charge recoure plus à l'hospitalisation si le bien être du patient s'en trouve augmenté. A moins de considérer l'hospitalisation, dans tous les cas, comme une mauvaise chose...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais plus précisément quant au médicament, lorsque Healy dit : "L'Olanzapine d'Eli Lilly a été autorisée par la FDA pour le traitement de longue durée des troubles bipolaires en janvier 2004 sur la base d'un essai randomisé contrôlé. Mais cet essai n'a duré qu'un an et les rechutes les plus évidentes sont survenues juste après que les patients eurent cessé de prendre le médicament, ce qui laisse penser qu'ils souffraient en fait de symptômes de sevrage", nous sommes très surpris : la situation décrite, avant que d'être interprétée comme "sevrage", correspond à une classique occurrence (du moins pour les cliniciens) de rechute à l'arrêt des neuroleptiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir, on n'est plus très étonné de l'affirmation : "le médicament ne sert à rien". Une version inversée, en somme du tout-médicament ! Mais pourquoi donc Healy ne fait-il pas l’hypothèse que, outre le médicament, c’est aussi la prescription qui importe ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierre Sidon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Source : New Scientist - repris et traduit par Courrier international - n° 820 - 20 juil. 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'industrie pharmaceutique invente-t-elle ou redéfinit-elle des maladies dans le but de vendre toujours plus de médicaments ? Le psychiatre David Healy en est convaincu, comme de plus en plus de ses collègues médecins et chercheurs.   &lt;/span&gt;  &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;Les premières images du spot télévisé montrent une femme débordant de vie qui fait la fête et danse toute la nuit. "Votre médecin ne vous voit jamais comme cela", dit la voix off. Sur le plan suivant, la même femme apparaît, le corps tassé et le visage triste : "Il vous voit comme cela." Tout de suite après on la voit en train de faire ses courses, pleine de vitalité. "Voilà pourquoi tant de personnes qui souffrent de troubles bipolaires suivent un traitement contre la dépression et ne vont pas mieux : la dépression n'est que la moitié de l'histoire." La femme revient à nouveau, l'air abattu, des factures à la main. Puis un autre plan la montre en train de repeindre son appartement avec beaucoup d'énergie. "La femme dynamique, capable de faire la fête toute la nuit, qui parle vite et réagit au quart de tour ne va probablement jamais chez le médecin", reprend la voix off.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette publicité a été diffusée à la télévision américaine en 2002. Les téléspectateurs étaient encouragés à se rendre à l'adresse Internet , qui conduit sur le site Bipolar Help Center. En regardant au bas de la page d'accueil, on apprend qu'il appartient au groupe pharmaceutique Eli Lilly. On y trouve un "questionnaire sur les troubles de l'humeur". La publicité à la télévision montrait la femme en train de remplir ce questionnaire, et les téléspectateurs étaient encouragés à en faire autant. "Faites ce test et apportez-le à votre médecin, il peut changer votre vie. Un diagnostic correct est le premier pas à faire pour traiter les troubles bipolaires. Aidez votre médecin à vous aider." &lt;br /&gt;On peut voir cette publicité comme un véritable effort pour informer les personnes qui ne savent pas qu'elles souffrent d'une des maladies psychiatriques les plus graves et les plus invalidantes qui soient : la psychose maniaco-dépressive, répertoriée parmi les troubles bipolaires. Ceux qui en sont atteints connaissent une alternance de phases de dépression profonde et d'épisodes d'exaltation ou d'euphorie [dits maniaques] tout aussi extrêmes, qui peuvent détruire leur vie. On peut aussi voir ce spot comme un exemple de disease mongering : le fait d'inventer une nouvelle maladie pour développer un nouveau marché et vendre des médicaments. Elle pousse les gens à considérer toute fluctuation de l'humeur comme le symptôme d'une maladie qui nécessite un traitement. Aucun médicament n'est mentionné sur le site web, mais on y insiste sur l'importance d'un traitement médicamenteux de longue durée. &lt;br /&gt;Au moment de la diffusion du spot, l'olanzapine (Zyprexa), du laboratoire Eli Lilly, venait juste d'être autorisée par la Food and Drug Administration (FDA), l'agence de sécurité sanitaire américaine, pour traiter les épisodes maniaques, et des essais étaient en cours afin de l'instaurer comme "régulateur de l'humeur" ou "thymorégulateur", un terme que personne ou presque n'avait jamais entendu avant 1995. [L'humeur, en psychiatrie, possède un sens très fort, défini de manière négative : les troubles de l'humeur désignent toutes les formes de dépression ou de manie. Le mot est synonyme de thymie, du grec thumos, le siège des passions.] Cette autorisation faisait suite à une campagne de sensibilisation lancée par l'industrie pharmaceutique sur le thème de la nécessité de "réguler l'humeur". Elle avait débuté justement en 1995, l'année où la FDA a autorisé les laboratoires Abbott à utiliser un antiépileptique, le valproate de sodium (Dépakine), pour traiter les épisodes maniaques. Aux Etats-Unis, le feu vert de la FDA permet aux laboratoires de faire de la publicité pour les usages qu'elle a autorisés. Dans ses publicités destinées aux médecins, Abbott s'est donc mis à décrire le valproate de sodium comme un "thymorégulateur", ce qui a sans doute incité beaucoup de praticiens à penser que le médicament pouvait non seulement traiter les épisodes maniaques, mais aussi les autres troubles de l'humeur. &lt;br /&gt;Six ans plus tard, en 2001, le qualificatif "thymorégulateur" s'appliquait désormais aussi à des antipsychotiques. Pourtant, ces médicaments sont avant tout indiqués pour le traitement de la schizophrénie. Et les articles des revues scientifiques disent clairement qu'il n'y a pas de consensus parmi les psychiatres sur ce qu'est exactement un "thymorégulateur". &lt;br /&gt;On assista à peu près au même moment à un autre glissement. Car, si on peut accepter le recours aux antipsychotiques pour traiter les épisodes maniaques, c'est-à-dire sur le court terme, il n'existe pas le moindre consensus sur le bien-fondé de leur utilisation comme traitement de longue durée des troubles bipolaires. Pourtant, depuis 2000, les laboratoires Eli Lilly, Janssen et AstraZeneca se sont rués sur ce nouveau terrain et ont entamé des démarches afin de faire agréer leurs antipsychotiques non seulement pour les épisodes maniaques, mais aussi comme "régulateurs de l'humeur" de longue durée. Résultat : les personnes souffrant de troubles bipolaires se voient aujourd'hui systématiquement prescrire un cocktail de médicaments qui coûtent très cher et qu'ils doivent prendre de façon permanente. Les laboratoires, souvent avec le soutien enthousiaste des psychiatres, ont réussi à ancrer profondément dans les esprits l'idée que ces troubles requièrent un traitement préventif pendant toute la vie, et pas seulement lors de la survenue des épisodes maniaques ou dépressifs. On peut ainsi lire sur le site Bipolar Help Center d'Eli Lilly qu'il est "capital de suivre un traitement de longue durée. Sans les médicaments, les symptômes réapparaîtront et la maladie s'aggravera." Les informations fournies par Janssen, qui commercialise la rispéridone sous le nom de Risperdal, vont dans le même sens : "Les médicaments ont une importance cruciale dans le traitement des troubles bipolaires. Les études réalisées ces vingt dernières années montrent de façon incontestable que les personnes qui prennent les médicaments appropriés se portent mieux sur le long terme que celles qui n'en prennent aucun." &lt;br /&gt;Il existe cependant beaucoup moins de preuves qu'on ne le pense pour appuyer ces affirmations. Et les rares qui sont disponibles ne portent que sur la forme la plus grave de la maladie. [Les troubles bipolaires sont classés en deux catégories : les types I et II, du plus grave au plus léger, et des formes limites appelées troubles cyclothymiques.] Les données manquent à peu près complètement sur le type II ou la cyclothymie étant donné que les essais cliniques ont surtout été effectués sur des personnes souffrant de troubles bipolaires de type I. Or ces derniers ne correspondent qu'à un dixième des cas. &lt;br /&gt;En fait, à l'exception peut-être du lithium [le traitement de référence pour cette maladie, découvert il y a plusieurs dizaines d'années] pour les troubles bipolaires de type I, aucun essai randomisé contrôlé ne montre que les sujets atteints de troubles bipolaires qui prennent des médicaments se portent mieux sur le long terme que ceux qui n'en prennent pas. L'olanzapine d'Eli Lilly a été autorisée par la FDA pour le traitement de longue durée des troubles bipolaires en janvier 2004 sur la base d'un essai randomisé contrôlé. Mais cet essai n'a duré qu'un an et les rechutes les plus évidentes sont survenues juste après que les patients eurent cessé de prendre le médicament, ce qui laisse penser qu'ils souffraient en fait de symptômes de sevrage. Même les preuves apportées pour démontrer l'efficacité du lithium sont controversées. Il est vrai que ce manque de preuves est dû aux difficultés qu'il y a à mener des essais durant plus de quelques semaines pour des pathologies aussi complexes que les troubles bipolaires. Mais les preuves d'efficacité ne doivent pas faire oublier leurs dangers. La toxicité potentielle du lithium est bien documentée, et de nombreuses données montrent que le risque de mortalité est plus élevé chez les personnes qui prennent des antipsychotiques de façon régulière sur le long terme. Cette conséquence ainsi que d'autres effets secondaires connus des antipsychotiques ne sont pas visibles dans les essais relativement courts destinés à démontrer l'efficacité d'un traitement en psychiatrie. Les essais sur l'utilisation des antipsychotiques dans les cas de schizophrénie montrent également que le taux de suicide est nettement plus élevé parmi ceux qui prennent le médicament que dans le groupe placebo. Par ailleurs, on peut se demander si les bienfaits censément démontrés lors des essais cliniques se retrouvent véritablement dans l'activité thérapeutique. Il y a un siècle, dans le nord du pays de Galles, les personnes atteintes de troubles bipolaires de type I étaient hospitalisées en moyenne quatre fois par décennie. Aujourd'hui, malgré les énormes progrès médicaux et pharmacologiques, les patients atteints du même mal sont hospitalisés quatre fois plus souvent ! Ce n'est pas ce qui se passe lorsqu'un traitement "marche", mais c'est assez souvent ce qui se passe lorsqu'il a des effets secondaires. &lt;br /&gt;Ceux qui "promeuvent" les troubles bipolaires insistent sur le taux effrayant de suicide chez les personnes qui en souffrent. [On estime que 20 % des malades souffrant de troubles bipolaires de type I ou II décèdent par suicide.] L'enjeu est immense, mais la controverse l'est aussi. [David Healy a récemment mis en évidence que les antidépresseurs, dans certaines conditions, augmentaient le risque de suicide chez les personnes déprimées. Healy a affirmé en 2002 que 25 000 personnes s'étaient suicidées uniquement à cause du Prozac.] Le débat sur le rôle des antidépresseurs dans le suicide a récemment pris un nouveau tour : celui de l'erreur de diagnostic. Les antidépresseurs causeraient des suicides s'ils sont prescrits à tort, dans le cas de troubles de l'humeur. Si le médecin avait vu que le patient était bipolaire, argumente-t-on, il n'aurait pas fait l'erreur de prescrire un antidépresseur. [On considère que le trouble bipolaire est sous-diagnostiqué : jusqu'à 40 % des dépressifs pourraient être en fait des maniaco-dépressifs et prennent donc un traitement inapproprié.] &lt;br /&gt;Du fait de ce risque de suicide, la plupart des psychiatres auraient des scrupules à ne pas prescrire de médicaments à un patient atteint de troubles bipolaires. Pourtant les éléments disponibles montrent que les médicaments ne servent à rien. Jitschak Storosum et ses collègues du Comité néerlandais d'évaluation des médicaments ont analysé les quatre essais randomisés contrôlés en double aveugle sur l'efficacité de "régulateurs de l'humeur" dans la prévention des épisodes maniaco-dépressifs, qui leur ont été soumis entre 1997 et 2003. Ils ont comparé le risque de suicide chez les patients prenant divers médicaments et dans le groupe contrôle. Parmi les 943 sujets qui prenaient un médicament, il y a eu deux suicides et huit tentatives de suicide. Il n'y a eu que deux tentatives et aucun suicide parmi les 418 patients du groupe placebo. Si l'on se fonde sur ces chiffres, les actes suicidaires sont 2,2 fois plus fréquents chez les personnes sous "régulateur de l'humeur" que chez celles sous placebo. &lt;br /&gt;Si l'efficacité des "régulateurs de l'humeur" est douteuse et s'ils augmentent le risque de suicide, il faudrait logiquement être très prudent en ce qui concerne la généralisation de leur utilisation. Or on assiste actuellement aux Etats-Unis à une forte hausse des diagnostics de troubles bipolaires chez les enfants. Aujourd'hui, on donne même de l'olanzapine et de la rispéridone à des enfants d'âge préscolaire. Pourtant, ces enfants ne remplissent pas les critères habituels des troubles bipolaires de type I. Les troubles bipolaires chez les enfants ne sont d'ailleurs pas reconnus en dehors des Etats-Unis. Les chercheurs affirmaient encore très récemment que la maladie maniaco-dépressive n'apparaît que très rarement avant l'adolescence. Pourtant, certains spécialistes sont désormais prêts à envisager de détecter les premiers signes de troubles bipolaires dans des comportements hyperactifs de l'embryon dans l'utérus. &lt;br /&gt;Rien que chez les adultes, il existe déjà un fort potentiel pour créer une "épidémie" artificielle de troubles bipolaires parce que les diagnostics se fondent sur des jugements subjectifs, et non pas sur des critères objectifs comme une hospitalisation ou un arrêt de travail d'un mois. Avec les enfants, ce risque est encore plus grand parce que le diagnostic se fonde principalement sur les dires des parents et parce que la plupart des pratiques cliniques font très peu de cas du contexte dans lequel les parents élèvent leurs enfants. A une époque où les deux parents ont souvent de longues journées de travail et où les services de garde d'enfants rejettent les enfants "difficiles", les médicaments peuvent être le moyen le plus simple de faire face à un problème de comportement. &lt;br /&gt;Certaines études menées dans ce domaine aggravent encore la situation. Des établissements réputés pour leur sérieux, comme le Massachusetts General Hospital à Boston [l'un des hôpitaux les plus prestigieux des Etats-Unis], ont testé l'olanzapine et la rispéridone sur des enfants âgés en moyenne de 4 ans. L'hôpital avait recruté les participants en diffusant à la télévision des publicités disant que les comportements agressifs et difficiles chez les enfants de 4 ans pouvaient être dus à des troubles bipolaires. Quel que soit le jugement que l'on peut porter sur la qualité de ces recherches, cette publicité faisait plus que recruter des enfants ayant réellement des problèmes de comportement : elle laissait entendre que de petits troubles ordinaires doivent être considérés comme une maladie. &lt;br /&gt;L'utilisation de "régulateurs de l'humeur" en traitement d'entretien et de longue durée des troubles bipolaires se fonde davantage sur des v¦ux pieux que sur une base théorique ou empirique solide. De fortes preuves démontrent que ces médicaments mettent en danger la santé et la vie des adultes qui les prennent : alors, qui sait ce qui attend les jeunes enfants auxquels on administre de plus en plus ces substances complexes ? La seule chose qui soit assurée, c'est la santé financière des laboratoires pharmaceutiques qui produisent ces médicaments.         &lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;   David Healy          &lt;br /&gt;   New Scientist       &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'auteur      &lt;br /&gt;Professeur à la faculté de médecine de l'université de Cardiff, au pays de Galles, David Healy, 51 ans, est un spécialiste très controversé des antidépresseurs. Ce psychiatre irlandais a affirmé que certains d'entre eux généraient une forte addiction. Et, surtout, il a montré qu'ils pouvaient encourager les suicides dans certaines conditions – ce que les laboratoires viennent de reconnaître après plusieurs années de déni (voir CI n° 506, du 13 juillet 2000). Il a témoigné en ce sens comme expert dans plusieurs procès qui ont opposé des familles à l'industrie pharmaceutique. Il est l'auteur de treize livres, dont Le Temps des antidépresseurs (éd. Les Empêcheurs de penser en rond, 2002).     &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Disease Mongering"       &lt;br /&gt;"On peut gagner beaucoup d'argent en persuadant des gens bien portants qu'ils sont malades. C'est pourquoi les laboratoires pharmaceutiques promeuvent des maladies et en font la publicité auprès des médecins et des consommateurs", pouvait-on lire en 2002 dans le British Medical Journal, l'une des références mondiales de la presse médicale. La revue se penchait sur le phénomène du disease mongering, le fait d'inventer une maladie pour développer un nouveau marché et vendre des médicaments, et dénonçait "l'alliance de l'industrie, des médecins, de groupes de patients et des médias pour présenter des maux communs comme des problèmes graves, des problèmes personnels comme des questions médicales, des risques comme des maladies…".     &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Courrier international 2006 | ISSN de la publication électronique : 1768-3076    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source NewScientist http://www.newscientist.com/home.ns&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-6747883548599972970?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/6747883548599972970'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/6747883548599972970'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2009/02/david-healy-sous-lemprise-du-medicament.html' title='Traduction et introduction critique de l&apos;article du Pr. David Healy : The Latest Mania: Selling Bipolar Disorder.'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SYwBQp0kV5I/AAAAAAAAAas/y4MYC-cuLXw/s72-c/312981016_3271b63fe2_m.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-6024705936249993130</id><published>2009-01-31T20:49:00.007+01:00</published><updated>2011-02-03T20:11:21.558+01:00</updated><title type='text'>Repli et soif de nouveauté : le modèle cyclothymique de Proust</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SYS1G69YUUI/AAAAAAAAAZ0/9fVauy5X1UI/s1600-h/1054879860_583c7d1d3e_m.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 201px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SYS1G69YUUI/AAAAAAAAAZ0/9fVauy5X1UI/s320/1054879860_583c7d1d3e_m.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5297558192205091138" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pendant ces dernières semaines de vacances, j'ai eu l'occasion de lire et de relire certains ouvrages de psychiatrie qui traitent de la cyclothymie et de la bipolarité et je dois dire que je trouve cela de plus en plus indigeste, un peu comme un contrat d'assurance ou de la scholastique pré-réforme, complexe, obscur à souhait et parfois vain pour tromper ou endormir le lecteur honnête. Je suis donc revenu à mes classiques du XIX eme et à mes universitaires  américains spécialistes en créativité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon cher et estimé William James affirmait dans "Variétés de l'Expérience Religieuse" qu' "un dégénéré supérieur" (un grand saint ou leader religieux selon James!) est simplement un homme "avec une sensibilité dans toutes les directions qui trouve plus difficile que tout le monde de garder sa maison spirituelle en ordre et son sillon droit car ses sentiments  et impulsions sont trop ferventes et divergentes entre elles". Cela vous dit quelque chose?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque j'ai travaillé sur la créativité et la cyclothymie avec Elie Hantouche, je me suis particulièrement intéressé à un universitaire de l'Université du Maine (US), Colin Martindale qui a expliqué comment les créatifs sont souvent hypersensibles et ils ont en même temps une soif de nouveauté (Handbook of Creativity edited by Steinberg p.144). Le cyclothymique-éponge peut prendre tellement d'eau qu'il finit par se noyer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon Martindale, ils sont souvent submergés par leur environnement (stress)  à cause de leur hypersensibilité et se replient dans des endroits calmes : Proust dans sa pièce couverte de liège dans laquelle il travailla des années ou Vigny dans sa "Tour d'Ivoire". La quiétude les stimulent mentalement -contrairement aux vrais aventuriers qui ont besoin de vraies émotions fortes dans la vie réelle - et les amènent ensuite à rechercher la nouveauté (novelty craving). Martindale évoque les niveaux d'éveil du cerveaux mais nous pouvons également penser à des cycles liés à l'humeur ou à la saison (cas de Schumann qui composait l'été et le printemps). Pour Marcel Proust, nous imaginons bien ce génie "névrosé" sûrement cyclothymique alternant les phases d'observation et de sociabilisation et celles de repli, nécessaire à sa créativité littéraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup d'entre nous verront bien que cette dichotomie repli/soif de nouveauté est un trait majeur de la cyclothymie et que notre contexte personnel et professionnel devrait idéalement comporter cette alternance ou diversité de phases de découverte et de quiétude ou repli. L'une correspondrait à l'hyperthymie et l'autre à la dysthymie ou état-mixte-daydreaming si propice à la stimulation cérébrale et créative (P.169 du livre La cyclothymie : pour le pire et pour le meilleur).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce "modèle de Proust" peut sembler théorique et s'appliquer uniquement aux artistes mais en y regardant de plus près, il peut concerner tous les cyclothymiques et bipolaires qui vivent dans l'alternance parfois dangereuse car tout le monde n'a ni le talent, ni les moyens de Proust ou de Vigny. A méditer quand même et j'aurais aussi l'occasion d'y revenir en évoquant les thèses de Frankl et d'Eriksson appliqués à la cyclothymie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-6024705936249993130?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/6024705936249993130'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/6024705936249993130'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2009/01/repli-et-soif-de-nouveaute-le-modele.html' title='Repli et soif de nouveauté : le modèle cyclothymique de Proust'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SYS1G69YUUI/AAAAAAAAAZ0/9fVauy5X1UI/s72-c/1054879860_583c7d1d3e_m.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-1254372226108038984</id><published>2009-01-29T10:55:00.018+01:00</published><updated>2010-11-13T21:42:06.997+01:00</updated><title type='text'>Interview de Charles Barber à propos de son livre : "Comfortably Numb: How Psychiatry is Medicating a Nation"</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SX9wEympBzI/AAAAAAAAAZU/KXuLPPEIsa4/s1600-h/images.jpeg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 130px; height: 126px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SX9wEympBzI/AAAAAAAAAZU/KXuLPPEIsa4/s320/images.jpeg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5296074914416625458" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SX9v4o-qeXI/AAAAAAAAAZM/vUjTAxd3Atk/s1600-h/51QFv4tJTZL._SL500_AA240_.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SX9v4o-qeXI/AAAAAAAAAZM/vUjTAxd3Atk/s320/51QFv4tJTZL._SL500_AA240_.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5296074705674598770" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'ai demandé avant-hier à Charles Barber de traduire son entretien qui est sur son portail de son site web : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.charlesbarberwriting.com/"&gt;http://www.charlesbarberwriting.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles Barber a étudié à Harvard et Columbia et a travaillé pendant 10 ans à New York avec des personnes atteintes de troubles mentaux et sans-abris. Le livre "COMFORTABLY NUMB: How Psychiatry is Medicating a Nation"  a été publié en 2008 et les travaux de Barber ont fait l'objet d'articles dans  The Washington Post, The New York Times, The Nation et Scientific American Mind. Il a enseigné à Wesleyan University et il est un des dirigeants de "The Connection", une agence innovante de services sociaux et il donne des cours de psychiatrie à la Yale University School of Medicine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai déjà évoqué son livre remarquable que j'avais acheté à la librairie d'Harvard en septembre dernier. Son indépendance, son professionnalisme lié à son expérience sur le terrain et surtout sa perspective sociale font de lui une voix digne de confiance et originale. Il fait partie des auteurs anglo-saxons incontournables comme Kay Jamison, Peter Kramer et David Healy. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le point de vue à l'égard des diagnostics, traitements et médicaments est assez divers même si tous adoptent une position très humaniste (pas toujours le cas en France!) : Jamison, en tant que BP I, adopte un point de vue traditionnel et va très loin dans l'acceptation de la maladie. Kramer est philosophe et sait poser les bonnes questions, Healy et Barber (qui n'est pas psychiatre) représentent un point de vue minoritaire aux USA et critiques mais posent des questions troublantes tant sur le diagnostic que sur les traitements. On ne peut les soupçonner d'être sous influence et ils ont le mérite d'ouvrir des débats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous donne également le lien pour consulter une critique de son livre faite par le Dr Peter Kramer ("Listening to Prozac") dans "Slate". Ce dernier partage certains points de vue avec Barber, notamment sur le rôle de l'industrie pharmaceutique mais il n'est pas d'accord sur l'augmentation des diagnostics et sur le fait que les Américains soient les premiers consommateurs mondiaux de médicaments utilisés en psychiatrie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.slate.com/id/2184073/&lt;br /&gt;"&gt;http://www.slate.com/id/2184073/&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;De même, Judith Barber rejoint Kramer et critique assez sévèrement Kramer sur les Etats-Unis en tant que "Prozac Nation", elle pense à l'instar de Kramer que les gens qui prennent des médicaments ont de bonnes raisons de le faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://warner.blogs.nytimes.com/2008/02/14/overselling-overmedication/"&gt;http://warner.blogs.nytimes.com/2008/02/14/overselling-overmedication/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous propose aussi un autre article de Kramer dans "Slate" sur une action en justice de l' Attorney General ( procureur) Eliot Spitzer contre le laboratoire GlaxoSmithKline, accusé d'avoir manipulé ou supprimé des données de recherche pour que son médicament Paxil apparaisse comme sans risques et efficace pour les cas de dépression pour les enfants et les adolescents alors que ce n'était pas le cas. Il critique en conclusion de son article le fait que les laboratoires contrôlent la recherche et manipulent souvent les informations de manière vénal. "Dans leur intérêt" et selon Kramer, "cela peut être de la folie" : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.slate.com/id/2101767/"&gt;http://www.slate.com/id/2101767/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et enfin un article du New York Times aussi très instructif sur les traitements pour les jeunes et toujours les conflits d'intérêt..Je recommande la lecture attentive de la partie consacrée à la bipolarité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Psychiatrists, Children and Drug Industry’s Role&lt;br /&gt;By GARDINER HARRIS, BENEDICT CAREY and JANET ROBERTS&lt;br /&gt;Published: May 10, 2007&lt;br /&gt;The intersection of money and medicine has become one of the most contentious issues in psychiatry..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.nytimes.com/2007/05/10/health/10psyche.html?partner=permalink&amp;exprod=permalink"&gt;http://www.nytimes.com/2007/05/10/health/10psyche.html?partner=permalink&amp;exprod=permalink&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Voici ma traduction libre de l'entretien de présentation du livre de Barber que vous pouvez lire en anglais sur sa page web : &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Question : Les Américains représentent les deux-tiers du marché des anti-dépresseurs et des autres médicaments utilisés en psychiatrie. Qu'est-ce qui pousse les Américains à être "confortablement engourdis" ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réponse de Charles Barber : Les Américains ont toujours aimé les réparations rapides, et écraser l'ennemi avec la technologie- que cela soit un pays étranger ou un problème médical. Et nous aimons cela plus que jamais- probablement nourri par notre attention de plus en plus faible, et notre désir que tout doit se produire à la vitesse d'un clic d'une souris. Un autre facteur qui conduit les Américains à prendre des médicaments, c'est l'isolement croissant de gens, accompagné simultanément par une obligation  de réussite et d'accomplissement, de trouver le bonheur. Le résultat de tout cela c'est que les Américains se ruent vers les consultations, en pour particulier pour les antidépresseurs, le médicament le plus prescrit en nombre. Nous pensons que ce que nous allons trouver nous enlèvera notre détresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Question ; Durant la dernière décennie, le public a commencé à voir la maladie mentale comme quelque chose de commun et de facilement traitable avec des médicaments : des célébrités déclarant leurs problèmes, des gens ordinaires parlant de leurs pilules. Vous pensez que les attitudes à l'égard des gens vraiment touchés par la maladie mentale ont changé?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réponse : Non. Les vrais personnes malades- les schizophrènes et les bipolaires, par exemple- sont aussi stigmatisés qu'avant. C'est peut-être maintenant acceptable et même cool de parler d'antidépresseurs lors d'une fête, et c'est sûrement cool pour une actrice de parler de sa dépression au Oprah Show ( tant que c'est contrôlé et qu'elle a une nouveau film en vue) mais voyons ce qui se passerait si vous parliez des voix que vous entendez ou de visions? Les gens vous fuiront aussi rapidement qu'ils peuvent. Et avec les taux de médicaments psychatriques consommés par les masses, le nombre de gens avec des troubles mentaux graves qui sont correctement traités reste très bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Question : Récemment, il y a eu une augmentation considérable de cas de dépression, de troubles bipolaires et d'autres cas psychiatriques. Pensez-vous que ces maladies ont été mieux diagnostiquées ou sur-diagnostiquées?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Réponse : Comme toujours avec ce genre de chose, c'est un peu des deux. Certainement dans le passé, le grand-oncle qui était  juste un peu considéré comme bizarre ou isolé souffrait réellement de schizophrénie et personne ne savait ou voulait savoir. Mais les choses sont allé très loin dans l'autre direction. Maintenant des troubles de tous les jours sont médicalisés et traités par des médicaments. La psychiatrie a augmenté le nombre de diagnostics de manière si importante depuis 30 ans que l'on peut avoir un diagnostic  tel que " trouble de l'acclimatation ou de la relation frère et soeur" ou "problème de phase de vie". Avoir de la difficulté de s'habituer à une nouvelle situation ou avoir des problèmes avec sa famille peut être douloureux ou perturbant- mais ce ne sont absolument pas des problèmes médicaux. Des études importantes estiment qu'un quart des Américains souffrent d'un problème psychiatrique chaque année, et la plupart seront mentalement malade à un moment donné. Je rejette cette approche. Les troubles mentaux sérieux sont une condition sérieuse qui affecte plutôt une petite proportion de la population.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Question : Vous décrivez la différence entre Dépression et dépression, la dernière faisant partie de la vie humaine et la première une maladie majeure avec des symptômes spécifiques. Pourquoi pensez-vous que ce sont les mauvaises personnes qui prennent les médicaments?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Réponse :  Il est fréquent que les cas les moins sévères soient traités et sous médicaments. La dépression majeure est un trouble qui met la vie en danger et qui n'a rien à voir avec "sentir le spleen" ou avoir des "difficultés avec l'hiver". Confondre les deux- trouble mental sérieux versus problèmes de tous les jours- a amené  plus que tout un sur-traitement médical pour des gens qui ne remplissaient pas vraiment  les critères de maladie psychiatrique. En outre, même pour des cas sérieux, les médicaments ne sont pas la seule approche. La thérapie cognitive-comportementale a montré qu'elle était aussi et même plus efficace que les médicaments pour les dépressions légères et modérées, et sans les effets secondaires et avec des taux de rechutes plus bas. Le régime et l'exercice peut aussi faire une grosse différence, même pour la dépression majeure. Avec notre zèle pour les médicaments, on néglige ces approches qui sont très efficaces mais pas aussi simple que prendre une pilule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Question : Vous notez que "chaque génération d'américain choisit soit un nouveau médicament, soit elle en crée un...La guerre des médicaments ne sera jamais gagné parce que les Américains ne veulent pas la gagner". Comment la guerre contre les drogues is différente ou similaire à la dépendance des Américains à l'égard des anti-dépresseurs ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Réponse : la différence entre les drogues et les médicaments (même mot en anglais : drug) peut -être beaucoup plus petite que ce que l'on pourrait imaginer. Le profil pharmacologique de la la Ritalin par exemple est très similaire à celle de la cocaïne. Nous avons aussi tendance à blâmer  les autres pour nos problèmes de drogues - les Colombiens pour la cocaïne par exemple- plutôt que de nous regarder intérieurement  en essayant de savoir pourquoi sommes nous déprimés et anxieux et si attirés par médicaments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Question : Vous notez que les les profits des 10 plus grands laboratoires en 2002 étant plus importants que que tous les profits des 490 profits de 500 entreprises. Quel est le rôle du commerce dans le domaine dans la santé mentale- par exemple les médecins payés par les laboratoires pour écrire des articles dans les revues médicales ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réponse : L'industrie de la santé mentale implique beaucoup d'argent. Beaucoup de médicaments en psychiatrie sont au palmarès des meilleurs ventes dans le monde. Les anti-dépresseurs ont été les produits les plus rentables dans le monde dans les années 90. Bien sûr le mélange de tout cet argent avec la médecine peut avoir des résultats désastreux. Les études montrent que les essais de médicaments, menés par des gens qui ont un conflit d'intérêt le médicament évalué, ont 5 fois plus de chances d'avoir des résultats positifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Question : le rôle des médicaments et des enfants est une question sensible. Quels sont les risques pour les enfants et pour les familles qui voient uniquement les effets positifs des pilules ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réponse : Les traitements médicamenteux pour les enfants sont particulièrement préoccupants. Donner des médicaments à des enfants implique changer leurs cerveaux pendant qu'ils se développent  dans des directions que personne ne comprend. Les taux de ces traitements pour enfants  sont montés en flèche ces dernières années, en même temps que l'utilisation de diagnostics psychiatriques controversés pour les enfants. Comme pour les adultes, je pense qu'il y a un petit pourcentage d'enfants vraiment malades qui ont le bon diagnostic et ont besoin des médicaments. Les médicaments pour l'ADHD peuvent être grosso modo efficaces mais l'augmentation de l'utilisation de psychotropes puissants et de  thymorégulateurs, et le fait de les combiner, est dérangeant et largement inapproprié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Question : La psychiatrie aux Etats-Unis a évolué dans une phase que vous appeler la "Corporate Psychiatrie", où l'emphase est sur les profits et des traitements remboursés uniquement pour les médicaments. Qui doit être blâmer pour cette focalisation sur les médicaments comme une fin en soi, l'unique solution ? Les mutuelles, les laboratoire ou les médecins eux-mêmes?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Réponse : Alors que les laboratoires ont été très manipulateurs dans leur pratique du marketing, finalement je blâme les médecins. Les assurances et les laboratoires font ce que l'industrie est supposé faire aux Etats-Unis : du profit. Attaquer ces industries pour cela c'est un peu comme critiquer une léopard qui s'en prend à un cerf. Contrairement aux médecins, "Big Pharma" et les mutuelles n'ont pas fait le serment d'Hippocrate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Question : Les approches alternatives que vous suggerez- Stade du Changement, les interviews motivationnels, les engagements avec des pairs- nécessitent un changement de paradigme : "la guérison peut exister dans le contexte de la maladie". Vous dites aussi que nous devons écouter attentivement ceux qui sont malades à propos de ce qui marche pour eux. Pouvez-vous faire une synthèse de ces approches and la nécessité de changer notre manière de voir la maladie et le traitement?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réponse : Les leçons du "mouvement de la guérison"-apportées par ceux qui ont souffert de troubles mentaux graves et sont sentis mieux- sont très différents des messages et du marketing provenant des laboratoires qui disent comment traiter les maladies. &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les anciens patients disent qu'aller mieux ce n'est pas de supprimer tous les symptômes mais d'apprendre comment avoir une vie riche, même avec la présence des retours de symptômes heureusement réduits. Les anciens patients disent aussi que le contexte social est crucial pour aller mieux : la  solidité de leurs relations et soutiens font une grande différence, comme si trouver quelque chose ou quelqu'un, donnent une raison de vouloir aller mieux. Ils disent aussi qu'ils s'améliorent quand ils  prennent en charge leur guérison plutôt que d'être passif en prenant une pilule ou en suivant simplement ce que dit le médecin.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Entretiens Motivationnels (MI) et les Stades du Changement sont des interventions et des façons de voir la maladie qui ont une vingtaine d'années, depuis que le Prozac a été introduit, mais personne n'est au courant de cela car il n'y pas d'argent ou de marketing associés à ces méthodes. Ils impliquent, en une phrase,l'écoute des patients au lieu de l'écoute du Prozac. Le modèle des Stades du Changement voient un changement de manière cyclique plutôt que linéaire (on doit passer par plusieurs cycles pour obtenir un comportement différent). et le MI, d'abord développés pour les personnes qui connaissent des abus de substance, est un moyen de rencontrer des clients "là où ils en sont" et ensuite de les aider à trouver leurs raisons intérieures pour aller mieux. L'approche des MI est exactement l'opposé de l'ancienne manière d'impliquer la confrontation des patients, mais c'est hautement stratégique et on utilise des techniques spécifiques pour trouver les éléments que la personne peut utiliser pour son propre changement. La recherche montre que la le MI est efficace pour modifier les comportements des patients concernant beaucoup de comportements malsains, en incluant la dépression et l'anxiété./.&lt;br /&gt;FIN&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même je vous invite ces articles très intéressants du New York Times sur les conflits d'intérêts qu'évoque Barber (Notamment deux grands professeurs en médecines qui ont menti sur leurs honoraires provenant de laboratoires pharmaceutique entendus par le sénateur du Congrès US, Charles Grassley à l'occasion d'une enquête)  : Researchers Fail to Reveal Full Drug Pay et Top Psychiatrist Didn’t Report Drug Makers’ Pay.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre article très instructif sur  les enfants sous traitements psychiatriques  (Tough Choices for Tough Children de l'auteur Judith Warner).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.nytimes.com/2008/10/04/health/policy/04drug.html?partner=permalink&amp;exprod=permalink"&gt;http://www.nytimes.com/2008/10/04/health/policy/04drug.html?partner=permalink&amp;exprod=permalink&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.nytimes.com/2008/06/08/us/08conflict.html?partner=permalink&amp;exprod=permalink"&gt;http://www.nytimes.com/2008/06/08/us/08conflict.html?partner=permalink&amp;exprod=permalink&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://warner.blogs.nytimes.com/2008/11/20/tough-choices-for-tough-children/"&gt;http://warner.blogs.nytimes.com/2008/11/20/tough-choices-for-tough-children/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et chez nous : une députée socialiste, Catherine Lemorton, rapporteur de la mission parlementaire sur le médicament raconte le lobbying de certains laboratoires auprès des députés de l'Assemblée nationale : rentrer les mots "députée face au lobbying" sur le moteur de recherche de Dailymotion.com.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour conclure, disons que de vrais problèmes éthiques se posent en médecine de nos jours, notamment sur la clarté des informations scientifiques et les effets iatrogènes de certains médicaments en fonction des doses et de la durée du traitement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est évident qu'en général nous ne pouvons pas nous passer de médicaments, mais comme la France est un des plus grands consommateurs dans le monde, on peut juste se poser la question de savoir s'il n' y a pas d'abus de la part de certains médecins mais aussi des patients qui veulent un "quick-fix" alors qu'ils ne sont pas réellement dans l'urgence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout est une question  diagnostic finalement, surtout dans le domaine de la dépression et de la bipolarité, où ceux qui devraient se soigner ne le font pas toujours  et ceux qui pourraient utiliser des méthodes de thérapies cognitives s'abstiennent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme toujours, la vérité est entre les deux fronts, le "tout médicament" ou le "tout sauf médicaments". Que vais-je gagner ou perdre avec l'un ou l'autre et surtout que me dicte ma raison et ma conscience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnellement, je pense que les médicaments sont utiles et nécessaires lorsque le patient est en vraie détresse psychologique et sociale, en dépression (pas déprime), en dépression agité (pas en colère) ou en phase hypomaniaque ou maniaques (pas hyperthymique). Comme nous le disons dans notre livre ("Cyclothymie, Pour le pire et pour le meilleur") : " Tant qu'il n'y a pas de brisure pas besoin de réparer" (p.191). La question demeure ensuite : que faire après la tempête, lorsque nous continuons la traversée par temps calme ? Garder le gilet de sauvetage sur soi ou à porté de main. Là est toute la question. Mais cela n'engage que moi. Il est vrai que 400 mg de lithium par jour vaut mieux que deux bouteilles de vins et que l'utilisation de drogues et que la santé du corps et de l'esprit du patient doivent être la priorité majeure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, puis complexe....Est-ce que le fait de se sentir déprimé ou "malade" signifie qu'on l'est vraiment ? La subjectivité du malade est-elle suffisante. Je pense que non car comme le dit David Healy, il faut des critères objectifs comme une hospitalisation ou être absent de son travail pendant plus d'un mois. Et encore, il y aurait des objections à faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut revenir à la quantification de la cyclothymie comme le proposait Pierre Kahn en 1909.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien n'est simple avec la cyclothymie et la psychiatrie actuelle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-1254372226108038984?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/1254372226108038984'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/1254372226108038984'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2009/01/interview-de-charles-barber-propos-de.html' title='Interview de Charles Barber à propos de son livre : &quot;Comfortably Numb: How Psychiatry is Medicating a Nation&quot;'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SX9wEympBzI/AAAAAAAAAZU/KXuLPPEIsa4/s72-c/images.jpeg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-7949626102477422621</id><published>2009-01-26T21:11:00.009+01:00</published><updated>2009-03-13T15:52:24.265+01:00</updated><title type='text'>La cyclothymie dans "Noces Rebelles",   un "whimsical disorder"</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SX4c0EPta-I/AAAAAAAAAZE/OVZLTzUjDic/s1600-h/MV5BMTczNDgzMjczOV5BMl5BanBnXkFtZTcwOTU3MzMwMg%40%40._V1._SX94_SY140_.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 94px; height: 140px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SX4c0EPta-I/AAAAAAAAAZE/OVZLTzUjDic/s320/MV5BMTczNDgzMjczOV5BMl5BanBnXkFtZTcwOTU3MzMwMg%40%40._V1._SX94_SY140_.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5295701892652690402" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après " Two Lovers", voici un excellent film qui décrit admirablement un couple original et cyclothymique : Noces Rebelles. Je pense que c'est un des meilleurs rôle de Di Caprio  et surtout de Kate Winslet (avec le côté dangereux de l'hypomanie) , plus vrais que natures. On s'aperçoit de la détérioration mentale du personnage féminin suite à une vocation ratée d'actrice de théâtre et un projet . Le personnage masculin très cyclothymique est plus stable et fait un choix "raisonnable" qui va entraîner la destruction progressive du couple. A la fin du film, la voisine les décrit comme "whimsical"...(capricieux, instable, irréaliste et séduisant). Très beau mot en anglais, parfaitement juste pour décrire la cyclothymie : the whimsical disorder&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si j'étais psychologue ou psychiatre, je le montrerais à mes patients ou à mes étudiants comme belle illustration de la cyclothymie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce film de Sam Mendes est aussi et surtout une belle satire du conformisme et un hommage à la lucidité du fou (très beau personnage de l'aliéné mathématicien ) que Michel Foucault aurait apprécié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jackie Pigeaud dans sa présentation (Rivages Poches)  du Problème XXX écrit que le mélancolique instable a la faculté d'être tous les autres. C'est bien ce que l'on attend d'un acteur exceptionnel, mélancolique et cyclothymique et "cela non par maladie, mais par nature" (conclusion d'Aristote).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme l'avait noté le Pr. Colin Martindale les créatifs (et je rajoute les cyclothymiques ) ont besoin de stimulation mais pas forcément d'"aventures dans le monde", d'autant plus que leurs traits anxieux et dépressifs les condamnent souvent à un évitement du danger (le cas du personnage incarné par Di Caprio) mais si l'hyperthymie prédomine, la recherche de la nouveauté suppose des prises de risques parfois trop importantes (Kate Wislet).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ne pas manquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://www.revolutionaryroadmovie.com/&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-7949626102477422621?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/7949626102477422621'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/7949626102477422621'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2009/01/la-cyclothymie-dans-noces-rebelles.html' title='La cyclothymie dans &quot;Noces Rebelles&quot;,   un &quot;whimsical disorder&quot;'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SX4c0EPta-I/AAAAAAAAAZE/OVZLTzUjDic/s72-c/MV5BMTczNDgzMjczOV5BMl5BanBnXkFtZTcwOTU3MzMwMg%40%40._V1._SX94_SY140_.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-466677503054599402</id><published>2009-01-07T14:12:00.030+01:00</published><updated>2010-11-13T21:46:22.845+01:00</updated><title type='text'>Des médicaments contestés pour la bipolarité atténuée : Le point de vue critique  de certains psychiatres</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SWS8CveK7gI/AAAAAAAAAV8/ceGAkV3PV3Q/s1600-h/images.jpeg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 78px; height: 104px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SWS8CveK7gI/AAAAAAAAAV8/ceGAkV3PV3Q/s320/images.jpeg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5288558617728577026" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bien que je sois impliqué avec mes collègues dans le Philadelphia Project, il me semblait important de faire un petit break et de vous faire part des mes dernières réflexions. Comme vous le savez, mes dernières lectures et rencontres m'ont amené à être de plus en plus prudent sur la question des traitements de la cyclothymie et de la bipolarité atténuée. Il est évident qu'il existe un risque de dérapage concernant les prescriptions médicamenteuses.  Certains psychiatres indépendants, aux USA mais aussi en France, restent dubitatifs à propos des effets et du bien fondé des traitements sur le long terme ("prophylaxie") car il n' y aurait pas d'études scientifiques concluantes. &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Je vous conseille de lire très attentivement l'article de David Healy que je vous propose ci-dessous&lt;/span&gt;. C'est assez édifiant voire inquiétant. D'autres spécialistes comme Charles Barber, Peter Breggin (voir son site très complet et sa fiche sur Wikipedia US) ou Monique Debauche partagent l'analyse du Pr. Healy.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Comme le souligne Healy, on donnait auparavant du lithium et du Depakote lors d'épisodes maniaques et le terme "thymo régulateur" a été inventé par un laboratoire pour faire accepter la molécule sur le long terme : "From the 1950s on, the depressions of manic-depressive illness have been treated with antidepressants and the manias with antipsychotics or lithium. Lithium was the only agent thought to be prophylactic against further episodes of manic-depressive illness [3]. But lithium was not originally referred to as a mood stabilizer. The term “mood stabilizer” had barely been heard of before 1995 when Abbott Laboratories got a license for using the anticonvulsant sodium valproate (Depakote) for treating acute mania [4]".&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Il faut aussi ne pas oublier que seuls le lithium et le Depakote ont l'Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) en France (Ll'AFSSAPS) pour la bipolarité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;De même la question des études cliniques, de leur mise en place et surtout  l'interprétation des résultats reste à débattre et nécessite de vraies compléments d'informations (CF l'article du Dr. Débauche que je cite ci-après).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette question des effets des médicaments sur la santé mais aussi sur le "bien être cognitif"  doit être abordée de toute urgence par les "patients-patrons". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis d'accord avec le terme de cyclothymie et de bipolarité atténuée car le spectre bipolaire est une évidence, ce qui m'inquiète  plus, c'est cette tendance à prescrire automatiquement des médicaments lors d'une première visite (CF numéro de septembre de Psychologies et ce que disait Breggin dans le Oprah Winfrey Show du 2 avril1987 " &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mental health clients should judge their clinicians in terms of their empathy and support; if they failed to show interest in them and tried to prescribe drugs during the first session, he advised such clients to seek assistance elsewhere".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Dr. Serge Hefez  (lire son excellent papier dans Psycholgies de septembre "le recours au médicament arrange tout le monde") et Charles Barber ( auteur de livre essentiel  "Comfortably Numb") estiment que prendre une pilule représente moins d'efforts que faire une thérapie cognitive : Cela semble évident. Il est vrai que les doses prescrites pour la bipolarité atténué sont en général moins fortes que pour la BP I mais faut- il les prendre toute sa vie ? Question ardue. Je vous laisse poser la questions à vos thérapeutes mais prenez toujours plusieurs avis. Testis unus, testis nullus, c'est un principe du droit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement beaucoup de psychiatres offrent des TCC directement au sein de leur cabinet ou renvoit les patients vers des psychologues spécialisés. Le Dr. Gay dans un forum sur Psychologies Magazine disait la chose suivante : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Notre humeur fluctue en fonction de situations, d’événements auxquels nous sommes confrontés, autant que de notre personnalité. Si ces fluctuations sont d’un degré moindre, elles peuvent correspondre à ce que l’on désigne par le terme de « cyclothymie » : les variations d’humeur sont moins durables et moins intenses, mais restent handicapantes. Des traitements stabilisateurs peuvent être prescrits, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;mais ce type de troubles repose principalement sur des mesures psychologiques et une meilleure gestion du quotidien.&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a raison mais je trouvais que le Dr. Gay avait tendance à minimiser l'impact de la cyclothymie sur la qualité de vie en considérant que seuls les BP I étaient de "vrais bipolaires" (Cf son ouvrage : Vivre avec un maniaco-dépressif). Il est clair que la BP atténuée peut être un vrai trouble. La question du diagnostic ne se pose pas mais celle du traitement adéquat sans risque pour le bien être de la personne. &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Il est intéressant de constater les polémiques entre experts mais les patients ont aussi le droit d'avoir plusieurs avis et de s'informer pour se faire leur propre opinion. La vérité sera difficile à connaître donc agissons selon notre conscience et intuition. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une personne peut être considérée comme "cyclothymique", voire "bipolaire" mais il faudra bien expliquer ce que l'on entend par ce label et surtout quelles sont les thérapies ou les mesures à prendre pour aller mieux. C'est ce que nous nous proposons de faire au sein du Philadelphia Project. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir lu l' article passionnant de David Healy, lisez celui en français de M. Debauche :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2008/05/17/marche-des-psychotropes-construction-historique-d-une-deriv.html"&gt;http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2008/05/17/marche-des-psychotropes-construction-historique-d-une-deriv.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et celui  intitulé : Cognitive Side Effects of Antiepileptic Drugs in Children de David W. Loring, Ph.D. (Psychiatric Times  September 2005) : &lt;a href="http://www.psychiatrictimes.com/display/article/10168/52286."&gt;http://www.psychiatrictimes.com/display/article/10168/52286.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le volet concernant les soins apportés aux enfants est aussi à explorer quand on sait les problèmes liés au sur-diagnostic de l'ADHD aux USA mais la question du "tout bipolaire" peut se poser aussi. Ce qui est valable pour les adultes- en matière de prudence à l'égard des médicaments-, l'est d'autant plus pour les enfants et les adolescents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;The Latest Mania: Selling Bipolar Disorder&lt;br /&gt;David Healy&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Funding: The author received no specific funding to write this article.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Citation: Healy D (2006) The Latest Mania: Selling Bipolar Disorder. PLoS Med 3(4): e185 doi:10.1371/journal.pmed.0030185&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Copyright: © 2006 David Healy. This is an open-access article distributed under the terms of the Creative Commons Attribution License, which permits unrestricted use, distribution, and reproduction in any medium, provided the original author and source are credited.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David Healy is at the North Wales Department of Psychological Medicine, Cardiff University, Cardiff, Wales, United Kingdom. E-mail: healy_hergest@compuserve.com&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;One of the most famous direct-to-consumer television adverts for a drug begins with a vibrant woman dancing late into the night. A background voice says, “Your doctor probably never sees you when you feel like this.” The advert cuts to a shrunken and glum figure, and the voiceover now says, “This is who your doctor usually sees.” Cutting again to the woman, in active shopping mode, clutching bags with the latest brand names, we hear: “That's why so many people with bipolar disorder are being treated for depression and not getting any better—because depression is only half the story.” We see the woman again depressed, looking at bills that have arrived in the post before switching to seeing her again energetically painting her apartment. “That fast- talking, energetic, quick tempered, overdoing it, up-all-night you,” says the voiceover, “probably never shows up at the doctor's office, right?”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;No drugs are mentioned. But viewers are encouraged to log onto www.bipolarawareness.com, which takes them to a Web site called “Bipolar Help Center,” sponsored by Lilly Pharmaceuticals, the makers of olanzapine (Zyprexa). The Web site contains a “mood disorder questionnaire” (http://www.bipolarhelpcenter.com/resources/mdq.jsp). In the television advert, we see our heroine logging onto www.bipolarawareness.com and finding this questionnaire. The voice encourages the viewer to follow her example: “Take the test you can take to your doctor, it can change your life….getting a correct diagnosis is the first step in treating bipolar disorder. Help your doctor to help you.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;This advert markets bipolar disorder. The advert can be read as a genuine attempt to alert people who may be suffering from one of the most debilitating and serious psychiatric diseases—manic-depressive illness. Alternatively, the advert can be read as an example of what has been termed disease mongering [1]. Whichever it is, it will reach beyond those suffering from a mood disorder to others who will as a consequence be more likely to see aspects of their personal experiences in a new way that will lead to medical consultations and in a way that will shape the outcome of those consultations. Adverts that encourage “mood watching” risk transforming variations from an emotional even keel into potential indicators of latent or actual bipolar disorder. This advert appeared in 2002 shortly after Lilly's antipsychotic olanzapine had received a license for treating mania. The company was also running trials aimed at establishing olanzapine as a “mood stabilizer,” one of which was recently published [2].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mood Stabilization&lt;br /&gt;From the 1950s on, the depressions of manic-depressive illness have been treated with antidepressants and the manias with antipsychotics or lithium. Lithium was the only agent thought to be prophylactic against further episodes of manic-depressive illness [3]. But lithium was not originally referred to as a mood stabilizer. The term “mood stabilizer” had barely been heard of before 1995 when Abbott Laboratories got a license for using the anticonvulsant sodium valproate (Depakote) for treating acute mania [4].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;After 1995, there was a dramatic growth in the frequency with which the term “mood stabilizer” appeared in the title of scientific articles (see Figure 1). By 2001, more than a hundred article titles a year featured this term. Repeated reviews make it clear that the academic psychiatric community still has not come to a consensus on what the term “mood stabilizer” means [5–7]. But this lack of consensus did not get in the way of the message that patients with bipolar disorders needed to be detected and once detected needed mood stabilizers, and perhaps should only be given these drugs and not any other psychotropic drugs [8,9].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The growth of awareness of mood stabilization was sensational.&lt;br /&gt;The first group of drugs to colonize this new mood stabilizer niche was anticonvulsants. Anticonvulsants are beneficial in epilepsy and were until recently widely thought to be beneficial by quenching the increased risk of succeeding epileptic fits brought about by fits that have gone before. Robert Post in the 1980s suggested that anticonvulsants might stabilize moods by a comparable quenching of the kindling effect of an episode of mood disorders on the risk of further episodes [10]. It was this idea that provided a pharmacological rationale for treatment of bipolar disorders that was so attractive to pharmaceutical companies, and, in their hands, the growth of awareness of mood stabilization and of bipolar disorders was sensational.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bipolar disorders entered the DSM (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) in 1980. At the time, the criteria for bipolar I disorder (classic manic-depressive illness) involved an episode of hospitalization for mania. Since then, the community-based disorders bipolar II disorder, bipolar disorders NOS (not otherwise specified), and cyclothymia have emerged. With their emergence, estimates for the prevalence of bipolar disorders have risen from 0.1% of the population having bipolar I disorder (involving an episode of hospitalization for mania) [11] to 5% or more when the definition of bipolar disorders includes the aforementioned community disorders [12]. A range of academic institutions has also grown more interested in the condition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;There has always been a rationale to using antipsychotics in bipolar disorders, as they are effective in acute manic states [13,14]. However, no companies making antipsychotics had previously sought a license for prophylaxis against bipolar disorders. Against a background of epidemiological studies indicating that the prevalence of bipolar disorders might be greater than previously thought [15,16], and growing academic interest in the condition, Lilly, Janssen, and Astra-Zeneca, the makers of the antipsychotics olanzapine, risperidone, and quetiapine (Seroquel), respectively, marched in on the new territory to market these drugs for prophylaxis of bipolar disorder. This, in turn, greatly expanded the number of companies with an interest in making the “bipolar market.” There was, however, no consensus on a theoretical rationale that would lead the average clinician to think these three drugs might “quench” the propensity to further affective episodes, as opposed to simply assist in the management of acute manic states.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;But the increased prevalence estimates were based on community surveys that had no clear disability criterion, while acute treatment trials of antipsychotics for mania, and prophylactic trials of lithium for manic-depressive illness, have for the most part been conducted on bipolar I disorder. This necessarily raises the prospect that increased efforts to detect and to treat people risks crossing the line where the benefits of treatment outweigh its risks.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Along with this expansion in prevalence estimates came new journals, Bipolar Disorders (http://www.blackwellpublishing.com/journal.asp?ref=1398-5647) and the Journal of Bipolar Disorders (published by Lippincott, Williams, and Wilkins), a slew of bipolar societies, and annual conferences, many heavily funded by pharmaceutical companies. There is a growing amount of patient Web site and patient support materials that in the case of Zyprexa state that “bipolar disorder is often a lifelong illness needing lifelong treatment; symptoms come and go, but the illness stays; people feel better because the medication is working; almost everyone who stops taking the medication will get ill again and the more episodes you have, the more difficult they are to treat” [17]. Information available from Janssen (the makers of Risperdal) states “medicines are crucially important in the treatment of bipolar disorders. Studies over the past twenty years have shown beyond the shadow of doubt that people who receive the appropriate drugs are better off in the long term than those who receive no medicine” [18].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;What Lies Beneath&lt;br /&gt;There is, however, much less evidence than many might think to support these claims for the prophylactic drug treatment of manic-depressive illness (bipolar I). And there is almost no evidence to support such claims in the case of whatever community disorders (bipolar II, bipolar NOS, cyclothymia) are now being pulled into the manic-depressive net by the lure of bipolar disorder.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;With the possible exception of lithium for bipolar I disorder, there are no randomized controlled trials to show that patients with bipolar disorders in general who receive psychotropic drugs are better in the long term than those who receive no medicine [19]. This may stem in part from difficulties in conducting trials on psychotropic drugs that last more than a few weeks in conditions as complex as manic-depressive illness. One short-term, randomized, placebo-controlled trial (in which patients were only followed for up to 48 weeks) that some see as a basis for claiming that olanzapine may be prophylactic in bipolar disorder [2] has been regarded by others as indicating that this drug produces a withdrawal-induced decompensation when stopped [20]. Even in the case of lithium, there is some dispute over what has been demonstrated [19], with the best evidence stemming from large open studies in dedicated lithium services rather than from randomized trials [21].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;This evidence of benefit for one agent (lithium) and possible benefit for one more (olanzapine) must be weighed against two harms associated with use of antipsychotics: (1) a consistent body of evidence indicates that regular treatment with antipsychotics in the longer run increases mortality [22–26]; and (2) there is evidence that in placebo-controlled trials of antipsychotics submitted in application for schizophrenia licenses there is a statistically significant excess of completed suicides on active treatment [27]. A range of problems associated with antipsychotics, from increased mortality to tardive dyskinesia, never show up in the short-term trials aimed at demonstrating treatment effects in psychiatry.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;But aside from these hazards, there are also grounds to question whether the treatment effects that some think have been demonstrated in bipolar disorder trials translate into therapeutic efficacy. If use of these agents based on demonstrated effects leads on to efficacy, admissions for bipolar disorder might be expected to fall, but the evidence for this is difficult to find. In North Wales before the advent of modern pharmacotherapy, patients with bipolar I disorder had on average four admissions every ten years. In contrast, against a background of a constant incidence of bipolar I disorder, and dramatic improvements in service provision, bipolar I patients show a 4-fold increase in the prevalence of admissions despite being treated with the very latest psychotropic medications [11]. This is not ordinarily what happens when treatments “work,” but quite often is what happens when treatments have effects.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;The selling of bipolar disorder stresses that the disorder takes a fearsome toll of suicides. And indeed the controversy surrounding the provocation of suicide by antidepressants has been recast by some as a consequence of mistaken diagnosis. If the treating physician had only realized the patient was bipolar, they would not have mistakenly prescribed an antidepressant. Because of the suicide risk traditionally linked to patients with bipolar disorders who needed hospitalisation, most psychiatrists would find it difficult to leave any person with a case of bipolar disorder unmedicated. Yet, the best available evidence shows that unmedicated patients with bipolar disorder do not have a higher risk of suicide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Storosum and colleagues analyzed all placebo-controlled, double-blind, randomized trials of mood stabilizers for the prevention of manic/depressive episode that were part of a registration dossier submitted to the regulatory authority of the Netherlands, the Medicines Evaluation Board, between 1997 and 2003 [28]. They found four such prophylaxis trials. They compared suicide risk in patients on placebo compared with patients on active medication. Two suicides (493/100,000 person- years of exposure) and eight suicide attempts (1,969/100,000 person-years of exposure) occurred in the group given an active drug (943 patients), but no suicides and two suicide attempts (1,467/100,000 person-years of exposure) occurred in the placebo group (418 patients). Based on these absolute numbers from these four trials, I have calculated (see Figure S1 showing calculation, and see Figure 2) that active agents are most likely to be associated with a 2.22 times greater risk of suicidal acts than placebo (95% CI 0.5, 10.00).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Figure 2. Author's Graph of p-Value Function Based on Data in [30]&lt;br /&gt;(Illustration: Sapna Khandwala)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The Bipolar Future&lt;br /&gt;Until recently the general clinical wisdom was that it was very rare for manic-depressive illness to have an onset in the preteen years. But there is now a surge of diagnoses of bipolar disorder in American children [29,30], even though these children do not meet the traditional criteria for bipolar I disorder (from the Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) [31]. The mania for pediatric bipolar disorder hit the front cover of the American edition of Time in August 2002, which featured nine-year-old Ian Palmer and a cover title Young and Bipolar, with a strapline, why are so many kids being diagnosed with the disorder, once known as manic-depression?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A recent book, The Bipolar Child [32], brings out the extent of the current mania. Published in 2000, this book sold 70,000 hardback copies in six months in the US. As the Star Telegram reported in July 2000 [33], The Bipolar Child made all the difference to Heather Norris, whose mother, after reading it, challenged her physician to correct Heather's diagnosis from ADHD, treatment of which had made her daughter worse, to the correct diagnosis of bipolar disorder. As a result, Heather, at the age of two, became the youngest child in Tarrant County, Texas, to have a diagnosis of bipolar disorder. The Star Telegram article noted that “along with the insurance woes, lack of treatment options and weak support systems that plague most families with mentally ill children, parents of the very young face additional challenges. Finding the proper diagnosis for treatment is a nightmare because of scant research into childhood mental illness and the drugs that combat them.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;If&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; we consider adults alone for a moment, there is already the potential for creating an “epidemic” of bipolar disorder, because people are being diagnosed with the condition based on operational criteria that depend upon subjective judgements (rather than an objective criterion of disability, such as hospitalization or being off work for a month)&lt;/span&gt;. The potential is compounded in the pediatric domain by the fact that the diagnosis is based on caregiver reports with little scope in most clinical practice for critical scrutiny of the social forces that may lead to these reports. Experts that appear willing to go so far as to accept the possibility that the first signs of bipolar disorder may be patterns of overactivity in utero [32] can only further compound these problems. If the resulting diagnoses were provisional, aimed at researching the natural history of childhood irritability, rather than reaching diagnoses that lead on to pharmacotherapy, there might be little problem. However, drugs such as Zyprexa and Risperdal are now being used for preschoolers in America with little questioning of this development [31].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Far from research bringing a skeptical note to bear on clinical enthusiasm, it appears to be adding fuel to the fire. What might once have been thought of as sober institutions, such as Massachusetts General Hospital, have run trials of Risperdal and Zyprexa on children with a mean age of four years old [34,35]. Massachusetts General Hospital in fact recruited trial participants by running its own television adverts featuring clinicians and parents alerting parents to the fact that difficult and aggressive behavior in children aged four and up might stem from bipolar disorder. This does more than recruit patients with a clear disorder; it suggests that everyday behavioral difficulties may be better seen in terms of a disorder. Given that bipolar disorder in children is all but unrecognised outside the US, it seems likely that a significant proportion of these children will not meet conventional DSM criteria for bipolar I disorder. And given that it is all but impossible for a short-term trial of sedative agents in pediatric states characterized by overactivity not to show some rating scale changes that can be regarded as beneficial, the outcomes of this research are likely to appear to validate the diagnosis and increase the pressure for treatment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Several years after Heather Norris was diagnosed with bipolar disorder, the rationale for mood stabilization was greatly weakened by the results of the largest-ever randomized trial of immediate versus deferred anticonvulsant therapy for people who had experienced a single seizure [36]. The trial found that although immediate antiepileptic drug treatment reduces the occurrence of seizures in the next 1–2 years, such treatment does not affect long-term remission in individuals with single or infrequent seizures. The use of psychotropic medication for bipolar disorders was based on an analogy with epilepsy, rather than on demonstrations of proven clinical benefits over the long term or on the basis of a correction of a known pathophysiology. The absence of a solid theoretical or empirical basis for using psychotropic medication as “mood stabilizers” raises questions as to what lies in store for the Heather Norris's and others of this world exposed to these complex psychotropic agents from such a young age.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Supporting Information&lt;br /&gt;Figure S1. Episheet Showing Author's Relative Risk Calculation, Based on Data in [30]&lt;br /&gt;(792 KB XLS).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moynihan R, Cassels A (2005) Selling sickness. New York: Nation Books. 254 p.&lt;br /&gt;Tohen M, Calabrese JR, Sachs G, Banov MD, Detke HC, et al. 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FIND THIS ARTICLE ONLINE&lt;br /&gt;All journal content, except where otherwise noted, is licensed under a Creative Commons Attribution License.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Privacy Statement Terms of Use Advertise Help Site Map PLoS.org&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-466677503054599402?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/466677503054599402'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/466677503054599402'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2009/01/les-mdicamenrsbipolarit-attnue-une-mode.html' title='Des médicaments contestés pour la bipolarité atténuée : Le point de vue critique  de certains psychiatres'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SWS8CveK7gI/AAAAAAAAAV8/ceGAkV3PV3Q/s72-c/images.jpeg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-5483470830586959152</id><published>2008-11-30T18:17:00.009+01:00</published><updated>2010-12-19T12:00:27.013+01:00</updated><title type='text'>La cyclothymie dans "Psychologies"</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/TQ3ldAI1pVI/AAAAAAAAAkU/AZogZbLDj6A/s1600/_MG_0200.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/TQ3ldAI1pVI/AAAAAAAAAkU/AZogZbLDj6A/s320/_MG_0200.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5552346202033726802" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/STLME5O16-I/AAAAAAAAAVM/pNBf0P_6V2U/s1600-h/couv.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 243px; height: 311px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/STLME5O16-I/AAAAAAAAAVM/pNBf0P_6V2U/s320/couv.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5274502498058890210" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La cyclothymie est à l’honneur dans Psychologies du mois de décembre. Je suis très satisfait de cette petite contribution dans ce magazine populaire. Pour plusieurs raisons : La première c’est que le sujet de Benoit Helme sur la fragilité (p.108) qui rend fort me semble excellent, profond et original. La deuxième, c’est que j’ai aimé la prise de position de Psychologies contre l’abus des psychotropes en septembre dernier et enfin la troisième, c’est que je peux parler brièvement de la cyclothymie et de ses avantages à des lecteurs et lectrices avertis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la petite histoire, le photographe que j’ai rencontré s’appelle Olivier Roller (www.olivierroller.com), lequel, coïncidence avait fotographié mon père à la FNAC de Strasbourg après la sortie de son dernier film il y a presque 10 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lien sur le site de Psychologies :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;a href="http://www.psychologies.com/article.cfm/article/10067/Nos-fragilites-sont-une-force.htm?id=10067&amp;page=3&lt;br /&gt;"&gt;http://www.psychologies.com/article.cfm/article/10067/Nos-fragilites-sont-une-force.htm?id=10067&amp;page=3&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-5483470830586959152?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/5483470830586959152'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/5483470830586959152'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2008/11/la-cyclothymie-dans-psychologies.html' title='La cyclothymie dans &quot;Psychologies&quot;'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/TQ3ldAI1pVI/AAAAAAAAAkU/AZogZbLDj6A/s72-c/_MG_0200.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-1201566027663533204</id><published>2008-11-17T11:58:00.000+01:00</published><updated>2008-11-17T12:03:58.502+01:00</updated><title type='text'>Suivre Hippocrate : Quel trouble pour un tempérament qui a toujours été le même?</title><content type='html'>La cyclothymie a parfois était qualifié d’un trouble « affectif », d’ un trouble de la personnalité. L’homosexualité était considéré comme une pathologie (“l’inverti sexuel”) alors qu’elle ne l’est plus aujourd’ hui. Je crois avoir démontré dans mon livre que certains environnements tels que le monde artistique favorisent l’expression du tempérament cyclothymique. Ma question est : où est la pathologie?. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamison écrit dans Touch With Fire  (p.5) : « A common assumption, for example, is that within artistic circles madness is somehow normal”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle raconte un détail de la biographie du poète Robert Lowell qui commençait un épisode maniaque. Sa femme s’inquieta mais ces collègues universitaires et amis de Cicinnati trouvaient qu’il se comportaient comme un poète alors que sa femme le voyait malade. Alors qu’elle s’inquiétait et évoquait les symptômes, ils lui répondirent que ce qui était de la folie pour elle n’étaient pour eux qu’une « autre preuve du génie » de Lowell.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dégénéré “artiste” selon Max Nordau : «  Il est très fier d’être un instrument qui vibre si fortement, et il se vante de sentir tout son être intérieur ravagé, toute son âme résolue, et d’éprouver jusqu’au bout des doigts la volupté du beau, la où le philistin reste complètement froid. Son excitabilité lui semble une supériorité, il croit posséder une compréhension particulière qui manque aux autres mortels, et il méprise volontiers le vulgaire dont les sens sont émoussés et fermés. Le malheureux ne soupçonne pas qu’il est fier d’une maladie et se vante d’un trouble intellectuel ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela ne vous dit rien ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la première partie du livre de Georges Canguilhem, “le normal et le pathologique”, on  oppose la maladie-possession (rejeter qqchose , c’est récupérer c’est la santé) de la maladie-totalisante : “la maladie n’est pas quelque part dans l’homme . Elle est en tout l’homme (…)”. Comme dit l’auteur, dans le premier cas on attend rien de bon de la nature…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que se passe t il dans la cyclothymie? Il y a- t- il un virus à tuer, des bactéries à supprimer, une santé à recouvrir? NON. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je peux reconnaître que ma nature ou ma maladie me font souffrir et représentent un handicap mais je serai TOUJOURS cyclothymique ou bipolaire. Alors pourquoi ne pas l’accepter comme faisait les grecs et chercher un certain équilibre, une harmonie?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que la bipolarité et la cyclothymie ont fait souffrir ma famille et moi-même mais chez nous “cyclothymie” voulait tout simplement dire “sensibilité artistique”. Que vous soyez Picasso, Kafka ou John Ford ou bien juste une personne inconnue mais qui vibre et vit avec intensité, vous êtes toujours différent et de “sensibilité artistique” mais même si vous n’avez rien crée, cette hypersensibilité vous l’avez quand même, à l’état brut…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Depuis Bacon on ne commande à la nature qu’en lui obéissant “ écrit Canguilhem, Kay Jamison disait qu’il fallait “apprivoiser la bête qui était devenue belle”….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Définition du vrai bonheur » (la vie heureuse, III, 3) selon Sénèque :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Au demeurant, je suis d’accord avec tous les stoïciens, je donne mon assentiment à la Nature ; ne pas s’en écarter, se régler sur sa loi et son exemple, voilà la sagesse. Une vie heureuse est donc celle qui s’accorde avec sa nature et on ne peut y parvenir que si l’âme est d’abord saine et en possession perpétuelle de cet état de santé, puis courageuse et énergique ensuite très belle et patiente, prête à tout événement, soucieuse sans inquiétude du corps et de ce qui le concerne, industrieuse enfin à se procurer d’autres avantages qui ornent la vie sans en admirer aucun, prête à user des dons de la Fortune, non à s’y asservir »…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si l’on passait à côté de l’essentiel ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-1201566027663533204?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/1201566027663533204'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/1201566027663533204'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2008/11/suivre-hippocrate-quel-trouble-pour-un.html' title='Suivre Hippocrate : Quel trouble pour un tempérament qui a toujours été le même?'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-449286875080923181</id><published>2008-09-22T08:09:00.009+02:00</published><updated>2011-07-26T11:27:59.112+02:00</updated><title type='text'>La recherche du sens face à la dépression ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SNc458g6O5I/AAAAAAAAAUk/NygejHsdKEY/s1600-h/images.jpeg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SNc458g6O5I/AAAAAAAAAUk/NygejHsdKEY/s320/images.jpeg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5248726458871462802" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le neurologiste et psychiatre Viktor Frankl a développé après la guerre une méthode très intéressante, fruit de son expérience dans les camps de concentration nazis. Il se rendit compte que la survie d’un être humain dans une situation extrême dépendait du sens qu’il donnait la vie et non pas du principe de plaisir freudien. Sa méthode s’intitula Logothérapie. La recherche du sens…ou la thérapie par la recherche du sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon Frankl, la vue a toujours un sens dans toutes les circonstances, même les plus dures. Les gens sont à la recherche du sens. Les gens ont la liberté dans toutes les circonstances d’avoir la volonté de trouver un sens à leur existence. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y aurait trois possibles sources de sens :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le travail (faire quelque chose de significatif)&lt;br /&gt;L'amour (pendre soin de quelqu'un)&lt;br /&gt;Le courage (la lutte dans les périodes difficiles)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’instinct de survie me semble plus une réaction animale ou un élan vital qu’une recherche de sens. Primo Levi après avoir survécu à l’enfer d’Auschwitz et témoigné a finalement mis fin à ses jours. Pourquoi ? Le plus éprouvant, l’impossible avait été accompli. Peut-être que sa vie de rescapé n’avait plus de sens car les siens n’étaient plus ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frankl comme Elie de Saint Marc racontent des expériences de dévouement, d’abnégation hors du commun. Des individus qui se sacrifient pour l’autre, par pur amour. Paul Steinberg en parle aussi. Et souvent ce sont ceux qui ont l’air les moins « civilisés » qui font preuve d’une grande générosité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense qu’aujourd’hui la question du sens apparaît comme fondamentale car le temps de la réflexion diminue alors que celui du travail augmente. Lipovetski avait raison de noter que la société capitaliste et hédoniste est une absurdité : nous voulons consommer et avoir du plaisir mais nous devons gagner de l’argent donc travailler et ne plus avoir de temps pour dépenser notre argent et « profiter de la vie ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le même esprit, le triomphe de l’hyperthymie et de la « bonne humeur » tyrannise ceux qui sont plus sombres ou plus mélancoliques. On leur impose un sens qui n’est pas le leur. Ils souffrent, se sentent différents, en échec et consultent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute médecine qui se fondera sur le culte de la performance et de du « tempérament unique » réduira la notion de liberté et la capacité pour chaque individu à trouver sa voie et donner du sens .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier j’évoquais le génie de Sainte Thérèse de Lisieux dont la vie est une recherche du sens car lors de la nuit de sa foi, elle a continué à trouver du sens dans ses œuvres. Elle répète qu’elle est heureuse de souffrir car elle sait pourquoi elle souffre. Donc cette douleur n’est jamais vaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour nous, il en est ainsi. Souffrir pour une vie meilleure, pour son honneur, pour défendre ceux que l’on aime, sa patrie, l’homme ou la femme de sa vie, ses enfants. Tous ces combats ont du sens donc la douleur devient qu’une partie du processus et on l’accepte telle quelle car un jour elle s’efface et donne naissance à la Vie, au bonheur d’avoir triomphé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque j'étais à New York dans un état de solitude immense, j'avais accroché au mur un petit portrait de Kafka car il m'apparaissait comme un "petit Christ". Comme Sainte Thérèse, il mourut suite à la tuberculose. En lisant son journal, j'assistais au calvaire d'un homme et cela me soulageait de constater qu'il avait souffert plus que moi. Thérèse de Lisieux raconte la même chose lorsqu'elle lisait la passion du Christ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à la plus grande souffrance d'autrui, on s'oblige naturellement à diminuer la nôtre et surtout à ne plus se sentir seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kafka trouvait du sens dans l'écriture et sa vocation d'écrivain remplissait son existence car elle lui permettait de vivre plus que de survivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les animaux survivent, les hommes vivent car ils ont la conscience et la dignité et pour certains, le courage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En parlant de cet homme extraordinaire qu'était Viktor Frankl, je ne peux m'empêcher aussi de penser à Wladyslaw Szpilman, devenu célèbre en racontant don odyssée dans "The Pianist" et dont Roman Polanski en a tiré un film il y a quelques années... Lui son sens de la vie c'était la musique et sa famille bien sûr.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-449286875080923181?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/449286875080923181'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/449286875080923181'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2008/09/la-recherche-du-sens-face-la-dpression.html' title='La recherche du sens face à la dépression ?'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SNc458g6O5I/AAAAAAAAAUk/NygejHsdKEY/s72-c/images.jpeg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-47263048204091203</id><published>2008-08-26T19:36:00.004+02:00</published><updated>2008-08-26T20:44:04.732+02:00</updated><title type='text'>Pour une médecine plus éthique et plus humaniste, signons la pétition du magazine Psychologies contre l'abus d'antidépresseurs</title><content type='html'>J'encourage les lecteurs de mon blog à signer la pétition du magazine &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;PSYCHOLOGIES &lt;/span&gt;contre l'abus d'antidépresseurs :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://www.psychologies.com/cfml/petition/index.cfm" target="_blank"&gt;Pétition : l'appel de psychologies contre l'abus des antidépresseurs&lt;/a&gt;&lt;br&gt;&amp;copy; Psychologies.com 2008&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est grand temps comme le souligne le médecin et chroniqueur de Psychologies, Serge Hefez, "d'arrêter la médicalisation de la souffrance (CF mon post sur le livre admirable du Dr. Texier, l'Eloge de la Déprime) car la tristesse ou même la souffrance ne sont pas pathologiques".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une journaliste du magazine s'est fait passée pour une patiente "stressée et angoissée" et pratiquement tous les généralistes lui ont donné machinalement des anxiolytiques ou des antidépresseurs sans aucun examen approfondi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le souligne la revue, il existe des alternatives "qui marchent" comme la médiatation, l'activité physique, la luminothérapie, la cure thermale, les oméga-3, l'acupuncture, le millepertuis mais je persiste à penser que rien remplace l'Autre, l'authenticité des rapports.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Vérité est en marche...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-47263048204091203?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/47263048204091203'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/47263048204091203'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2008/08/jencourage-les-lecteurs-de-mon-blog.html' title='Pour une médecine plus éthique et plus humaniste, signons la pétition du magazine Psychologies contre l&apos;abus d&apos;antidépresseurs'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-3125627932506128414</id><published>2008-07-27T12:29:00.004+02:00</published><updated>2010-12-14T17:27:03.051+01:00</updated><title type='text'>Cyclothymie, créativité et éthique</title><content type='html'>Alors que l’intelligence émotionnelle est de plus en plus reconnue ("Intelligence personnelle" pour Gardner et "émotionnelle" pour Goleman), la notion d’intelligence morale a récemment fait son apparition, comme par exemple dans le livre de Gardner, "Good Work". &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Ce dernier explique dans « Intelligence reframed » que comme le caractère, la moralité peut être importante- en fait plus importante que l’intelligence- mais elle ne doit pas être confondue avec l’intelligence.&lt;/span&gt;Je note que Gardner souligne que l'intelligence n'est pas obligatoirement quelque chose de positif. Pensons en effet aux "génies du mal"du siècle dernier dont l 'intelligence fut si destructive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France, on valorise trop l'intellect, la culture, le QI, le nom de famille au profit de l'honnêteté. Quand les spécialistes de l'intelligence en France écriront -ils un livre comme "Good Work"(Gardner et al) sur l'importance, la NECESSITE d'une éthique du travail et du reste ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il estime qu’aucune des personnalités d’exception qu’il a étudié furent des exemples d’intelligence « morale » hormis peut être Gandhi. En effet, Picasso, Eliot, Graham, Freud, Stravinsky et même Einstein selon lui ont démontré de l’insensibilité morale dans beaucoup d’aspects de leur vie personnelle tout en s’engageant parfois pour de grandes causes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Matthieu Ricard raconte sa conversion et la philosophie du Dalaï Lama dans « Le Moine et le Philosophe » où il reconnaît :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; « Oui j’ai rencontré Igor Stravinsky et d’autres grands musiciens. J’ai donc eu la chance de côtoyer nombre de ceux qui suscitent l’admiration en Occident, et de pouvoir me faire une idée, de me demander : Est-ce que c’est à cela que j’aspire ? Est-ce que je veux devenir comme eux ? J’avais le sentiment de rester sur ma faim, car en dépit de mon admiration, je ne pouvais manquer de constater que le génie manifesté par ces hommes, dans un domaine particulier, ne s’accompagnait pas des perfections humaines les plus simples, comme l’altruisme, la bonté, la sincérité ».  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces qualités humaines sont-elles incompatibles avec la créativité ? J&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une question essentielle que Eysenck aborde dans son travail sur le génie en expliquant que la personnalité créative possède toujours un côté "associal" qu'il appelle "psychotycisme".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Morel (1857) mais surtout Lombroso et Nordau en 1895 (dégénérationistes) avaient judicieusement décrit la personnalite créative en des termes plus qu'obscurs en relevant l'aspect immoral et parfois dangereux des génies étudiés (voir Handbook of Creativity p. 143) que Eysenck et Martindale qualifieront plus tard de “désinhibée” ( la créativité est un “disinhibition syndrome” car il n’y a ni inhibition comportementale, ni cognitive). Ces individidus hors du commun se caractérisent notamment par de l'égocentrisme, une originalité excessive et une inadaptation en général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-on être créatif sans se contempler soi-même ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très souvent la personnalité créative a une attitude qui reflète de l’égoïsme, une mégalomanie et une paranoïa  mais apparemment nécessaires à la créativité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les psychologues ont noté que l’égocentrisme (différent de l’égoïsme) déclinait chez les êtres humains mais non chez les individus créatifs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le narcissisme par exemple de Kafka ou de Martha Graham a eu pour conséquence qu’ils n’ont pas voulu s’engager sentimentalement à un moment précis de leur vie  pour ne pas enrayer leur capacité créative. L’ambiguïté des sentiments de l’artiste est bien reflétée dans le film américain « Capote ». Le désir de gloire, l’égocentrisme, voire la manipulation mais aussi peut être la compassion et l’amour de l’autre – spirituel ou physique - et l’hypersensibilité, se mélangent chez la même personne créative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons un document intéressant concernant la personnalité de Picasso, c’est le livre publié en 2002 par Marina Picasso qui s’intitule « Picasso, mon grand-père ». Elle a donné une interview au quotidien de Barcelone, La Vanguardia, le 14 février 2002 avec le titre suivant : « On ne peut pas être un génie et quelqu’un de bien (« buena persona »). Un génie cruel qui a détruit beaucoup de vies ; Mon grand-père mourut seul, avec une cour de courtisans ; Un génie artistique mais aussi une personne cruelle qui ne savait pas être aimé ni aimer (…). Toutes les femmes furent finalement des matériaux pour son art ; Parce que le grand artiste consacre tout son temps et son énergie à son art, et tout c’est « tout » : il ne reste rien pour les personnes qui l’entourent. À noter cependant qu’elle vit dans la villa du peintre,  « La Californie » et a hérité de nombreux tableaux de Picasso.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cinéma, le film d’Agnès Jaoui en 2004, « Comme une image » est remarquable et si vrai, elle raconte l’histoire de Lolita Cassard, vingt ans qui souffre, car son père Etienne Cassard ne s’intéresse pas beaucoup à elle et en général « regarde peu les autres, parce qu'il se regarde beaucoup lui-même » comme le dit le synopsis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on voulait une explication plus médicale à cet aspect, il serait tentant bien que réducteur que de définir une personnalité maniaque ou hypomaniaque "par de-là le bien et le mal" et égocentrique mais il faut compter avec l'éducation, les valeurs et l'environnement pour réellement comprendre la formation de la personnalité et le côté "destructeur" et inhumain de la créativité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit peut-être d'une pathologie extrême et non comprise et "soignée" à travers l'oeuvre qu'elle soit scientifique, artistique ou autre. C'est ma thèse dans mon livre sur la créativité et la bipolarité. Le effets secondaires ou dommages collatéraux sont nombreux et parfois tuent l'entourage et l'individu lui-même.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-3125627932506128414?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/3125627932506128414'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/3125627932506128414'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2008/07/cyclothymie-crativit-et-thique.html' title='Cyclothymie, créativité et éthique'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-5826416016137299543</id><published>2008-07-20T16:02:00.008+02:00</published><updated>2008-08-03T12:13:49.994+02:00</updated><title type='text'>Consommation d'antidépresseurs : le mal français</title><content type='html'>Les experts de St Anne, Olié, Elonari, Spadone, Lépine ont rappelé dans un article de l'Encéphale de septembre 2002 que la consommation d'antidépresseurs en France semble une des plus élevée des pays occidentaux. L'augmentation de la consommation progresse d'années en années....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce triste record laisse perplexe et mérite réflexion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il semble évident que la proportion des tempéraments dysthymiques et cyclothymiques soit plus importante en France qu'aux USA par exemple. je vous renvois aux travaux de Jamison et Gartner sur hyperthymie et immigration dans le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il semble aussi que le modèle social français rigide fondé sur la double tradition de la monarchie (système de castes que décrit d'Iribarne dans la Logique de l'Honneur) et du jacobinisme sanglant (Girondins "anglo-saxons" exécutés) ne permet guère de tolérance, de flexibilité, de dialogue et de créativité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Contrairement aux sociétés dites tiers-mondistes ou sous-développées, la société française reste assez imperméable à la vie en communauté. Les personnes âgées sont laissées seules l'été sous la canicule et les pouvoirs publics sont obligés de lancer des campagnes de communication pour attirer l'attention des "citoyens" sur les aînés isolés. A Paris, un mariage sur deux se termine par un divorce. Comme l'a fait remarqué très justement le journaliste Eric Zemmour dans le Premier Sexe, l'époque actuelle est désormais le théâtre d'une guerre des sexes grâce aux besoins d'un néo-libéralisme triomphant doublé d'une féminisme militant stérile qui sape les fondements de l'harmonie sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Enfin et je crois plus grave est la grande difficulté des Français a éprouver de la compassion et de la tolérance à l'égard des autres, de l'Autre. Auparavant, l'Eglise catholique ou l'Etat républicain remplissait cette fonction mais ces deux piliers de la France ont maintenant presque disparus...Giscard d'Estaing dans ses mémoires parle du mépris qui existe entre les classes sociales en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le capitalisme post-moderne (bien loin de celui régulé d'une sociale-démocratie éthique et durable : http://www.iledefrance.fr/lactualite/emploi/economie/le-guide-de-leconomie-solidaire-en-ile-de-france-est-paru/) assèche les sentiments des individus et les rend encore plus égoïstes et individualistes que jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce contexte dystopique, il n'est pas étonnant que les individus les plus fragiles éprouvent de frais difficultés d'adaptation et se replient sur la médecine pour pallier le manque d'humanité et d'amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est évident que l'équilibre et le développement de l'individu est un mystérieux mélange de l'inné et de l'environnement mais ce dernier en tant qu'espace homéostasique (Goodness of fit) joue un rôle primordial et que les liens affectifs, amicaux, amoureux rendent l'homme aimable et sociable et que tout repli sur soi et notamment dans une virtualité toute moderne via l'Internet ne fera rien pour arranger les choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le note Charles Ringma dans son livre sur Jacques Ellul ("Resister" aux éditions Empreinte) , &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;le premier devoir de l'individu est de veiller sur l'autre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Soin individuel et préoccupation collective :  &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Si au lieu du petit nombre (institutions), c 'était le grand nombre qui pratiquait l'hospitalité et dispensait des soins, plusieurs de nos institutions ne seraient plus nécessaires&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etendons cette philosophie à l'ensemble de la société et nous aurons sans doute une diminution de la consommation des anti-dépresseurs.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-5826416016137299543?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/5826416016137299543'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/5826416016137299543'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2008/07/consommation-dantidpresseurs-le-mal.html' title='Consommation d&apos;antidépresseurs : le mal français'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-8399858378925069157</id><published>2008-07-03T15:35:00.003+02:00</published><updated>2008-07-04T00:31:26.517+02:00</updated><title type='text'>Intervention sur la créativité artistique et la cyclothymie à Paris V</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SGs9-3wjCrI/AAAAAAAAAOA/hiilxiaz7Ew/s1600-h/Conference_banner.338144218_std.png"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SGs9-3wjCrI/AAAAAAAAAOA/hiilxiaz7Ew/s320/Conference_banner.338144218_std.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5218332743567608498" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J' ai participé ce matin à une conférence internationale organisée par l'Université de Paris V et Todd Lubart sur l'éducation des enfants surdoués (http://www.icieconference.net/programe.php).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sujet de mon intervention était : &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Cyclothymia and artistic creativity in gifted adolescents: Evaluation and potential channelization.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai rappelé brièvement ce que j'ai déjà écrit dans mon livre sur ce sujet :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La créativité est une interaction entre l'individu, le domaine (musique, science, littérature...) et le "field" (experts, professionnels du domaine, public, critiques).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La créativité est une défense saine (concept de Storr) contre la dépression, l'anxiété ou l'hostilité&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Chaque intelligence permet une créativité sui generis (concept des MI de Gardner) et donc les tests Wechsler sont incomplets voire dépassés surtout dans le domaine artistique. Le QI classique doit être donc réétudié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La cyclothymie, depuis le tempérament jusqu'au trouble, permet un développement hors du commun de la capacité créative si bien entendu les symptômes sont contrôlés et que le domaine soit maîtrisé (10 ans de pratique en général).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Concernant la "capacity building" des enfants potentiellement créatifs, je propose une liberté dans les horaires (favorables au daydreaming et à la suppression de l'anxiété), ne jamais perdre de vue le sentiment de Flux (flow), une mise en exergue de la construction du caractère et de l'ego avec les dommages collatéraux éventuels qui doivent être assumés par les parents et enseignants, la résilience lentement et progressivement enseignée, la capacité de nourrir intellectuellement et par l'expérience l'enfant durant son "moratoire psychologique" lié souvent à la phase dysthymique de l'enfant cyclothymique ou bipolaire sans que les éducateurs cherchent à modifier le repli temporaire de l'enfant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai en fait fondé ces quelques théories sur ma lecture des travaux des spécialistes en créativité qui ont étudié l'enfance des individus les plus créatifs du XX et du XIX eme siècle. La persévérance et la résilience de ces personnalités étaient bien sûr hors du commun mais certains enfants surdoués (PAS TOUS ) possèdent naturellement cette résilience et cette force de l'ego (hypomanie + dysthymie).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pensons à des personnalités et non à des CV : Au lieu de formater les esprits des individus hors du commun, pourquoi ne pas les encourager à penser-par eux-mêmes et à développer leur propres stratégies de défense. Les psychanalystes ont bien compris cela et les psychiatres s'en rendront compte un jour....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, la créativité se dévoile peu et à peu et naturellement chez l'individu "souffrant" et cela constitue sa défense la plus complexe et la plus bénéfique pour lui et son entourage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question n'est pas de donner une éducation spartiate ou hors du commun aux enfants surdoués et cyclothymiques mais d'épouser leur rythmes et désir d'apprendre au lieu d'imposer des méthodes rigides et une vision uniforme de la société comme le fait le système public éducatif en général.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-8399858378925069157?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/8399858378925069157'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/8399858378925069157'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2008/07/intervention-sur-la-crativit-artistique.html' title='Intervention sur la créativité artistique et la cyclothymie à Paris V'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/SGs9-3wjCrI/AAAAAAAAAOA/hiilxiaz7Ew/s72-c/Conference_banner.338144218_std.png' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-8591851182503630003</id><published>2008-05-31T14:10:00.004+02:00</published><updated>2008-05-31T16:27:28.533+02:00</updated><title type='text'>5 -Extrait de la thèse doctorale du Dr. Pierre Kahn sur la cyclothymie (1909)</title><content type='html'>Suite et fin des extraits proposés de l'oeuvre magistrale du pionnier français de la cyclothymie, Pierre Kahn dont la thèse a été publiée il y a un siècle ! Non seulement Pierre Kahn ( et son maître Gaston Deny ) avait repris et enrichi les travaux de Hecker et Kahlbaum mais aussi apporté la notion de "constitution cyclothymique" si juste et en accord avec le concept moderne "akiskalien" des tempéraments. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'existence de ces travaux prouve également l'involution de la médecine française à partir des années 20 dans le domaine de la bipolarité et de son spectre bien que des médecins français comme Falret et Baillarger étaient les découvreurs de la "folie à double forme et circulaire " en 1854. Ensuite nous avons assisté à la disparition du terme et à sa redécouverte en France par le Dr Elie Hantouche presque un siècle après...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La notion de constitution ou de personnalité cyclothymique sont bien plus parlantes que celle de bipolarité à mon avis. D'autant plus que l'état mixte est si souvent présent dans la cyclothymie (Lisez ce que Kahn décrit dans les extraits qui suivent!). C'est une tripolarité en fait :  Dysthymie ou dépression, hyperthymie et état mixte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cyclothyme est un dépressif et un hyperthymique dont la fragilité et la force résident dans cette nature paradoxale et handicapante. Comme on le répéte : il n'y a pas d'intervalles libres mais une extrême sensibilité presque toujours maladive et une hyperréactivité. Chaque cyclothymique diffère l'un de l'autre car le mélange des humeurs en contact avec un environnement est toujours propre à chacun. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je termine donc sur les extraits de la thèse : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Dans le commerce, l'industrie, le monde des affaires, le cyclothymique est hardi, menant à la fois plusieurs entreprises. Par contre il est souvent inconstant, élaborant plusieurs projets sans en terminer aucun. (...). Le jugement  est modifié par l'optimisme imperturbable de ces malades, qui sont en outre inconséquents, prodigues...(...) Dans la dépression il y avait un manque d'attention par insuffisance d'impulsion. Dans l'excitation il y a trop d'éléments qui sollicitent l'attention dans un temps donné, et celle-ci ne peut pas se fixer. Il y défaut d'intensité."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lettre d'une malade au Dr. Gaston Deny : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Depuis que je suis ici, dois-je être considérée comme une malade qui a encore sa raison ou une malade qui ne l'a plus?".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Mais est-ce la faute de ma volonté, ou plutôt, comme vous l'avez dit vous-même, Monsieur le Docteur, de ma constitution?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Moi-même, si j'avais eu le choix, j'aurais choisi une nature plus calme et moins sensitive, et aujourd'hui peut-être je ne me débattrais pas entre la folie et la raison (...)."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Personne ici, hormis vous, Monsieur, ne me crois malade, encore bien moins les personnes du dehors, même mon mari (...)".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Pour moi c'est l'angoisse affreuse d'un cerveau qui se sent sombrer. Dans ces conditions, comment vivre parmi les miens, alors que moi-même j'ai besoin de guide et de reconfort?".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evolution :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme nous venons de le voir, la cyclothymie présente donc des modifications circulaires de l'humeur :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a) dépression, expansion, dépression, expansion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b) dépression, état mixte, dépression, état mixte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;c) expansion, état mixte, expansion, état mixte, etc, etc...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Les intervalles libres ne paraissent pas exister dans la cyclothymie et les oscillations de l'humeur ne cessent jamais (...). Ce sont des vagues qui déferlent tour à tour, ondulant la surface troublée de l'humeur (...). On se rend compte que l'évolution cyclique n'en existe pas moins mais que les grandes vagues qui paraissent de place en place, font perdre de vue les vagues beaucoup plus petites qui les séparent".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le cyclothymique est indécis mais si on l'aide de paroles ou de conseils, il arrivera à faire ce qui - seul- lui était impossible".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cas d'une malade qui "raconte avec dignité que si elle allait tous les deux mois à Charenton c'était pour se reposer à la vérité et non parce qu'elle était folle".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Il y a une prédominance très nette de la cyclothymie chez la femme (Vingt femmes, cinq hommes)".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;"La cyclothymie, dans les manifestations de la sphère intellectuelle n'offre pas le même aspect clinique  selon qu'elle se développe chez un débile ou au contraire chez un homme d'une grande intelligence" (...) "Dans la période d'excitation, l'intelligence s'exalte encore et elle peut arriver à confiner au génie".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Nous ne saurions écrire sur Schumann tout ce que nous voudrions, et nous renvoyons pour bien connaître la vie de ce génie cyclothymique  à la très intéressante communication de..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Musset, nous l'avons vu, fut également un cyclothymique à la fois dipsomane et génial (...) Chez les natures douées ainsi, le déséquilibre de l'humeur loin de gêner l'inspiration semblerait presque en favoriser l'envolée".&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-8591851182503630003?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/8591851182503630003'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/8591851182503630003'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2008/05/5-extrait-de-la-thse-doctorale-du-dr.html' title='5 -Extrait de la thèse doctorale du Dr. Pierre Kahn sur la cyclothymie (1909)'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-2275031931282944493</id><published>2008-05-24T09:26:00.013+02:00</published><updated>2009-02-19T10:02:41.916+01:00</updated><title type='text'>Faut-il avoir peur des médicaments ?</title><content type='html'>Je suis retombé par hasard sur un site américain qui s'appelle ASKPATIENT.COM. Ce site est assez intéressant et en même temps peut sembler absurde car il recense toutes les appréciations concernant les médicaments. Les patients notent leurs médicaments !&lt;br /&gt;Il est évident que le dosage et surtout la molécule agit différemment sur chaque individu. Prendre 200 mg de Lithium par jour n'est pas la même chose que d'en prendre 1500 mg.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, il est vrai que la crainte des effets secondaires reste la principale raison pour les patients de s'abstenir de prendre des médicaments. Certains n'ont pas le choix, d'autres si, et optent parfois pour la TCC, la psychanalyse, des médecines alternatives. C'est le cas des cyclothymiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je l'ai écrit dans mon livre sur cyclothymie et créativité, je n'ai pas eu la réelle nécessité de prendre des médicaments mais peut-être qu'un jour j'y serai contraint et cela ne me pose pas de problèmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi la question est de savoir jusqu'à quel point  je peux lutter avec ma force de volonté pour m'en sortir sans aide thérapeutique. Le prix à payer est élevé, je le reconnais. Mais j'y suis habitué depuis 20 ans car je suis extrêmement discipliné sur l'hygiène de vie mais aussi sur mon éthique personnelle (notamment au niveau professionnel). Cela me sauve mais je ne peux pas dire que je sois heureux mais cela m'est égal car je trouve des compensations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois de plus, c'est une question personnelle et je déteste autant les personnes qui vous forcent à prendre des médicaments que celles qui cherchent à vous en dissuader.  C'est une démarche PERSONNELLE et surtout pour la cyclothymie. Toutefois, IL FAUT ASSUMER et dans les deux cas ne pas se plaindre. La plupart du temps c'est l'entourage qui râle ou rejette le bipolaire-cyclothymique et ce dernier pense qu'il est malade alors qu'en fait il est souvent dans un mauvais environnement (goodness of fit).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des psychiatres comme David Healy ("Le Temps des Antidépresseurs " ou son article dans Courrier International numéro 820) sont critiques à l'égard de certains médicaments pris  pendant de longues durées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La majorité des médecins estime souvent que la cyclothymie n'est qu'une névrose, une hystérie ou un état-limite et que finalement ce n'est pas si grave en comparaison des vrais bipolaires... Ce qui est bien sûr faux car les effets pernicieux et l'invisibilité de la cyclothymie sont bien plus dangereux que la BP I, bien soignée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, Healy a peut être raison quand il parle de "marketing pharmaceutique" en évoquant les campagnes pour inciter à prendre des médicaments car ce sont finalement les laboratoires qui financent ces actions. Cela s'appelle le DISEASE MONGERING. En même temps si cela permet de diagnostiquer des nouveaux cas où est le mal? Nous sommes face à une situation complexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est étonnant de voir qu'avec la même molécule, chaque patient réagira de manière différente...On percoit donc aussi les limites de la science pour traiter les troubles mentaux car le cerveau est un organe des plus complexes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que je trouve intéressant dans la démarche ASKPATIENT, c'est l'aspect démocratique, transparent et finalement cathartique de ce site. Les gens parlent de leur maladie, librement et ils ne vivent pas comme chez nous sous l'emprise de l'entourage et des thérapeutes (lesquels souvent ne savent pas ce qu'ils soignent). Le "patient-patron" existe aux Etats-Unis, en France il faudra attendre 10 ans au moins...N'oublions pas que la liberté est une vrai valeur là-bas et que chez nous le principe d'égalité prédomine malgré l'hypocrisie que cela signifie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnellement, je pense que si la société était moins égoïste, matérialiste, rigide et si les gens étaient capables de s'aimer vraiment, il y aurait moins de consultations psychiatriques. Cela semble peut être naïf et simpliste mais je crois que c'est une réalité. Je relisais l'année dernière la merveilleuse biographie de John Nash pas Silvia Nasar dans laquelle le Prix Nobel explique que sans l'amour de sa femme il ne s'en serait jamais sorti (de sa schizophrénie).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les cas bipolaires les plus légers, les gens se tournent vers les médecins car ils ennuient leur entourage ou il se détestent eux-mêmes ou ignorent tout d'eux memes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les médicaments devraient être un moyen temporaire, une béquille pour passer le cap et non un nouveau SOMA comme le craint le Pr. Kramer dans le "Bonheur sur Ordonnance".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je l'ai écrit précédemment nous rentrons dans l'ère d'un nouvel eugénisme que TS ELIOT nommait en 1939 : "le puritanisme d'une morale hygiéniste au service de l'efficacité"  (lisez aussi Alain Ehrenberg et la "Fatigue d'Etre Soi") et les médicaments ne représenteront plus un danger pour le corps (les effets secondaires sont de moins en moins réels avec les nouvelles générations de molécules) mais bien pour l'esprit et l'intégrité morale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce contexte je partage beaucoup de principes les défenseurs du calvinisme pharmacologique qui estiment que c'est l'idée de souffrance constructive que l'on veut bannir. C'est ce que pense le Pr. Dyck, spécialiste des questions de bioéthique à l'Université d'Harvard, ou le Dr Tixier (Eloge de la Déprime dont j'ai parlé dans un précédent post) et Peter Kramer :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://www.cbhd.org/resources/endoflife/dyck_2003-11-12.htm&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://en.wikipedia.org/wiki/Listening_to_Prozac&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-2275031931282944493?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/2275031931282944493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/2275031931282944493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2008/05/faut-il-avoir-peur-des-mdicaments.html' title='Faut-il avoir peur des médicaments ?'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-8897565680323573170</id><published>2008-05-23T20:58:00.004+02:00</published><updated>2008-05-24T08:45:51.034+02:00</updated><title type='text'>4 -Extrait de la thèse doctorale du Dr. Pierre Kahn sur la cyclothymie (1909)</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dans la partie sur l'étiologie, le Dr. Kahn remarque que " les excès de toute sorte peuvent à priori en engendrant la fatigue, détruire l'équilibre si précaire du cyclothymique. Mais parmi des excès il en est deux sur lesquels nous voudrions insister : les excès de l'alcool &lt;/span&gt;et les excès vénériens".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"L'alcoolisme, sous forme de dipsomanie, provoque-t-il l'accès de mélancolie ou d'excitation, ou n'est-il lui même qu'une forme de cyclothymie ? Et alors il y aurait un véritable cercle vicieux : " alcoolique parce que cyclothymique et cyclothymique parce qu'alcoolique". Il est évident qu'en disant alcoolique nous n'entendons parler que du dipsomane, de l'alcoolique par crise".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Les soucis d'argent, les querelles de famille, amènent une fatigue morale qui, bien plus encore que la fatigue physique, aboutit à un trouble plus intense de l'humeur".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Chez une de nos malades, qui dans sa période d'excitation se distinguait par une méchanceté particulière, méchanceté si fréquente chez les cyclothymiques, son entourage pouvait prévoir l'accès, par les calomnies qu'elle répandait sur la conduite de sa mère".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;"Il faut cependant se demander si la réputation d'originalité, d'instabilité bohême que l'on attribue aux écrivains et aux artistes n'est pas le reflet d'une cyclothymie constitutionnelle?"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Quant au public, il n'aperçoit ces individus que de temps en temps et n'a aucune occasion de les voir lorsqu'ils sont renfermés chez eux ; il ne peut donc pas se douter de l'état maladif dans lequel ils se sont trouvés pendant plusieurs mois, et lorsqu'il les voit reparaître plus tard, à l'époque où surgit la période d'excitation, ils les retrouve tels qu'il les a connus autrefois. Il croit dès lors à un caractère excentrique, gai et spirituel et à une activité fébrile, comme on en observe chez quelques individus exceptionnels, mais il ne peut soupçonner l'existence d'un état morbide.&lt;br /&gt;Tel est le degré le plus léger et le plus souvent inaperçu de la folie circulaire, dont l'observation ne peut être faite qu'en dehors des asiles d'aliénés."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ayant pleinement conscience qu'il sent "à côté", qu'il ne peut plus se fier à lui même, que ses sentiments sont en quelques sorte pervertis, le cyclothymique reste déséquilibré, comme désorienté(...). Il est morne, effaré, supportant la vie comme une fatalité comme un boulet qu'une puissance inconnue a rivé à son pied, et dont il n'essaie même pas de se débarrasser"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La conscience est intacte. Le cyclothymique sait qu'il est malade et désespère de guérir. Il a tellement conscience de son état qu'il va lui-même consulter le médecin et demander un remède contre sa souffrance morale".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Cela ne s'est, dit-il (un malade), jamais complétement effacé ; c'est une maladie indéfinissable qu'il fallait extirper dès le commencement".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Mais la dépression comme l'excitation ne sont l'une et l'autre que le flux et le reflux d'une même déséquilibration de la sensibilité morale".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Excitation cyclothymique : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Si les lettres du cyclothymique déprimé nous ont apporté un appoint précieux dans l'étude de leurs sentiments, il n'est pas de même pour le cyclothymique dans sa période d'expansion. &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Celui-là ne fait pas de confidences, il ne réfléchit pas sur lui-même."&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-8897565680323573170?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/8897565680323573170'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/8897565680323573170'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2008/05/4-extrait-de-la-thse-doctorale-du-dr.html' title='4 -Extrait de la thèse doctorale du Dr. Pierre Kahn sur la cyclothymie (1909)'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-4740659688647962859</id><published>2008-05-21T20:11:00.006+02:00</published><updated>2008-05-22T11:59:35.502+02:00</updated><title type='text'>3 - Extrait de la thèse doctorale du Dr. Pierre Kahn sur la cyclothymie (1909)</title><content type='html'>Dans sa définition de la cyclothymie, Pierre Kahn explique :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;"Le cyclothymique n'est pas un aliéné, il n'est pas non plus un individu parfaitement normal; il est étrange, original, bizarre".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Il est trop gai ou bien il est trop triste ; trop remuant ou d'une inaction étrange, trop indifférent ou s'occupant de ce qui ne le regarde pas, indécis à l'excès ou trop téméraire dans ses entreprises. Il est toujours trop... ou pas assez... Il n'a plus le sentiment de la mesure ; mais ce n'est pas un aliéné".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;"Leur caractère change, disait M. Huchard, comme les vues d'un kaleïdoscope; ce qui a pu faire dire avec raison par Sydenham que ce qu'il y a plus constant chez elles, c'est leur inconstance".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Mêlé à la fois au monde des gens qui sont considérés comme normaux et à celui des malades de l'esprit, le cyclothymique appartient aux deux :" je sais bien que je suis à l'antichambre de la folie" nous disait une de nos malades. N'est-ce pas là une bonne définition de la cyclothymie?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Aussi est-il bien difficile de dire où commence la cyclothymie et où finit l'originalité".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;"L'excitation lorsqu'elle n'est pas diagnostiquée "hystérie", passe presque toujours inaperçue; la dépression au contraire, alarme facilement l'entourage. On amène le médecin chez le malade. L'étiquette de neurasthénie est généralement donnée (...) mais si ces troubles ont inquiété la famille, qui donc autour de lui songerait à considérer  comme morbide la suractivité dont il fera preuve (...) dans sa période d'excitation?"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Tout ce que l'on peut dire, c'est que le cyclothymique a conscience de son état, qu'il n' a pas d'idées délirantes, ni hallucinations et que par conséquent, par ces caractères, il se sépare de certaines formes et de certains degrés de psychose périodique".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-4740659688647962859?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/4740659688647962859'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/4740659688647962859'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2008/05/3-extrait-de-la-thse-doctorale-du-dr.html' title='3 - Extrait de la thèse doctorale du Dr. Pierre Kahn sur la cyclothymie (1909)'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-317376607381540521</id><published>2008-05-16T10:28:00.003+02:00</published><updated>2008-05-16T10:50:52.432+02:00</updated><title type='text'>2 -Extrait de la thèse doctorale du Dr. Pierre Kahn sur la cyclothymie (1909)</title><content type='html'>Dans son historique de la cyclothymie (qui signifie en grec : état d'esprit cyclique ou humeur circulaire, il précise bien que &lt;strong&gt;"la cyclothymie n'est pas une psychose et ce n'est pas non plus un caractère normal de la vie psychique.C'est en quelque sorte une maladie très atténuée, un travers : la frontière qui précède immédiatement le domaine pathologique".&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il continue : " Dans la cyclothymie aucune fonction de l'esprit n'est atteinte. L'humeur est simplement troublée. Il y a simplement dysthymie. C'est une simple maladie de la sensibilité émotive, tantôt hypothymie, tantôt hyperthymie. Ces troubles sont d'ailleurs si légers que l'on a jamais à interner le malade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1898, toujours en Allemagne, Hecker reprit la question de la cyclothymie "maladie circulaire de la sensibilité émotive" (Gemuthserkrankung). Il observe avec beaucoup de justesse que les périodes d'excitation échappent souvent à l'attention du médecin, parce que le malade et son entourage la considèerent comme normale (...) Il met en relief les soi-disant "intervalles libres " qui existent entre les deux phases de cette maladie légère qui n'aboutit jamais à la démence, à la folie. &lt;strong&gt;Il montre que, en réalité, ces intervalles libres n'existent pas, l'humeur présentant des variations journalières"&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. Deny montre que beaucoup de malades étiquetés psychasténiques, neurasthéniques héréditaires, ou constitutionnels, rentrent dans le cadre des cyclothymiques, c'est à dire des déséquilibrés de la sensibilité morale(...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;On ne peut à la vérité faire de distinction ni tracer de ligne frontière entre une cyclothymie un peu aiguë et une forme atténuée de psychose périodique.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-317376607381540521?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/317376607381540521'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/317376607381540521'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2008/05/2-extrait-de-la-thse-sur-la-cyclothymie.html' title='2 -Extrait de la thèse doctorale du Dr. Pierre Kahn sur la cyclothymie (1909)'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-696484411385968392</id><published>2008-05-15T14:17:00.008+02:00</published><updated>2008-05-21T20:10:57.275+02:00</updated><title type='text'>1 - Extrait de la thèse doctorale du Dr. Pierre Kahn sur la cyclothymie (1909)</title><content type='html'>Comme je l'avais annoncé lors de mon avant-dernier post sur la "vieille nouvelle maladie" qu'est la cyclothymie, je me propose de vous faire partager des extraits de la thèse doctorale du Dr. Pierre Kahn publiée par G. Steinheil en 1909. pour rétablir la vérité sur la cyclothymie et son histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ce travail prouve que certains médecins chercheurs français de l'époque savaient parfaitement ce qu'était la cyclothymie et que contrairement à l'idée reçue la médecine peut parfois régresser...C'est ce que l'on constate actuellement en déplorant la quasi absence d'experts et de bons diagnostics de la cyclotymie et de la bipolarité atténuée.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Dr Kahn de l'hôpital de la Salpêtrière rend d'ailleurs hommage aux vrais découvreurs de la cyclothymie, les psychiatres allemands Kahlbaum et Hecker à la fin du XIX eme siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le titre qui apparaît en couverture du livre s'intitule : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Cyclothymie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la constitution cyclothymique et de ses manifestations&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Dépression et excitation intermittentes).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gaston Deny, le maître de Pierre Kahn, a rédigé la préface dans laquelle il écrit : " l'existence d'une constitution psychopathique spéciale servant de substratum à toutes ces pseudo-entités, préexistant à leur apparition et survivant à leur disparition, voilà le fait capital qui a été définitivement mis en lumière par la dernière synthèse du professeur Kräpelin (...). Cette constitution psychopathique est désignée aujourd'hui sous le nom de cyclothymie(...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu plus loin, il ajoute : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"la constitution cyclothymique est essentiellement caractérisé au point de vue clinique par des variations et des oscillations continuelles du ton affectif ou de l'humeur qui s'expriment par un sentiment de bien-être ou de mal être, lequel réagit et retentit à son tour sur tous les modes de l'activité psychique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces oscillations de l'humeur sont elles-mêmes en rappport avec une émotivité et une impressionnabilité exagérées dont la cause fondamentale ne pas être cherchée ailleurs que dans un état de déséquilibration congénitale des facultés affectives et de la sensibilité physique et morale. Cet état de déséquilibration affective qui met le sujet à la merci du moindre événement, de l'incident le plus futile, peut être accru ou actionné par diverses influences physiques ou morales, infectieuses ou toxiques (...)".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son introduction, Pierre Kahn rappelle avec justesse : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Cette constitution, le plus souvent héréditaire, se manifeste par des crises intermittentes ou circulaires qui débuetent en général dès le jeune âge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces crises chez le même malade peuvent être assez intenses pour réaliser une véritable psychose, assez effacées pour passer inaperçues et n'être considérées que comme de simples bizarreries de l'humeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel que soit leur degré, elles offrent le caractère commun de troubles constants dans la sphère affective et de l'intégrité de la conscience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans leur degrés atténués ces formes ont été prises souvent pour de la neurasthénie ou de l'hystérie (...)".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-696484411385968392?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/696484411385968392'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/696484411385968392'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2008/05/1-extraits-de-la-cyclothymie-du-dr.html' title='1 - Extrait de la thèse doctorale du Dr. Pierre Kahn sur la cyclothymie (1909)'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-7728202191366030972</id><published>2008-05-06T22:43:00.007+02:00</published><updated>2008-05-07T12:12:24.284+02:00</updated><title type='text'>La cyclothymie, une vieille et récente maladie...Une histoire atypique.</title><content type='html'>Il est évident que la cyclothymie a toujours existé comme les autres troubles de l'humeur (relatés dans la Bible ou dans les textes d'Homère), elle a été décrite non seulement par les médecins mais surtout par les artistes et écrivains (Goethe et son Werther et Shakespeare avec Hamlet!) sans toutefois qualifier précisement cette hypersensibilité et la labilité de l'humeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1877, les deux grands psychiatres allemands Kahlbaum et son disciple Hecker mettent enfin nom à ce trouble en le nommant : cyclothymie. En 1898, Hecker décrit la cyclothymie comme "une maladie  circulaire  de le sensibilité émotive " (Gemuthserkrankung).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les principes de la psychiatrie pendant le XIX eme siècle reposait sur une base physiologique et biologique et biologique. Les psychanalystes ont remis en question la psychiatrie et notamment sur l’origine héréditaires des troubles mentaux et les traitements essentiellement nerveux et somatiques. Peter Kramer dans son livre "Listening to Prozac" explique que l'  eugénisme et les théories raciales nazies ont discrédité l'approche humorale alors que la médecine grecque ancienne n'avait rien à voir avec ces approches pseudo-scientifiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les psychanalystes pensaient que le dialogue entre patient et thérapeute serait le remède plutôt que sur une auscultation classique...Freud abordait les troubles tels que  l’hystérie et de la dépression (neurasthénie) par l’introspection  en revivant les crises émotionnelles à l’origine supposée afin de les évacuer ce qui pouvait bien sûr aggraver la situation du patient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les années 30, la psychanalyse devint de plus en plus en vogue en France, Allemagne et USA.  Dans les années 50, tous les postes clefs dans les universités américaines étaient détenus par des psychiatres-psychanalystes alors qu’en Europe les psychiatres faisaient encore de la résistance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France, Mai 68 a signifié une seconde vague d’influence pour la psychanalyse notamment grâce aux mouvements anti-psychiatrie hostiles aux électrochocs, au concept de « psychopathologie » et aux hôpitaux psychiatriques qui étaient comparés à des prisons. En France les étudiants en médecine ont demandé que la psychanalyse soit au programme des facultés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fin des années 70,  la création du DSM (première édition en 1980) aux USA et le succès de certains médicaments ont signifié un fort recul de la psychanalyse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1977, le Pr. Akiskal réintroduit le concept des tempéraments, du spectre bipolaire et donc de la cyclothymie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Europe, le Pr. Angst et son équipe de Zurich travaille sur le concept de bipolarité et de spectre bipolaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire médicale de la cyclothymie apparaît donc unique car il s'agit d'un trouble bien défini et compris à la fin du XIX eme et qui réapparait un siècle après !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les psychanalystes et psychiatres qui nient l'existence de bipolarité atténuée (BPII) ou de la cyclothymie semblent ignorer le travail remarquable des médecins allemands et francais  de l'époque ! Mais ce qui semblent plus inquiétant, c'est l'incapacité à diagnostiquer et donc à soigner les personnes en détresse. Pour beaucoup de médecins, la bipolarité est une mode et donc seuls les BP I sont vraiment malades.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour étayer ma démonstration, je vous propose lors de mes prochains posts de vous sélectionner quelques passages de la thèse doctorale de Pierre Kahn défendue en 1909.Ce travail remarquable dont j'ai parlé il y a quelques semaines mérite toute notre attention et notre admiration.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-7728202191366030972?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/7728202191366030972'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/7728202191366030972'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2008/05/la-cyclothymie-une-vieille-et-rcente.html' title='La cyclothymie, une vieille et récente maladie...Une histoire atypique.'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-6373152188641930363</id><published>2008-04-19T08:13:00.007+02:00</published><updated>2008-04-21T12:26:54.267+02:00</updated><title type='text'>Créativité et éthique : un couple improbable?</title><content type='html'>Alors que l’intelligence émotionnelle est de plus en plus reconnue (Intelligence personnelle pour Gardner et émotionnelle pour Goleman) et qu’elle demeure un atout inégalable dans l’art de la persuasion, un élargissement de  la notion d’intelligence pour y inclure la connaissance des êtres humains, une intelligence dans le domaine moral est possible. Comme le dit Howard Gardner dans « Intelligence reframed » : &lt;strong&gt;comme le caractère, la moralité peut être importante- en fait plus importante que l’intelligence- mais elle ne doit pas être confondue avec l’intelligence? &lt;/strong&gt;Il estime qu’aucune des personnalités d’exception qu’il a étudié furent des exemples d’intelligence « morale » hormis peut être Gandhi. Picasso, Eliot, Graham, Freud, Stravinsky et même Einstein selon lui ont démontré de l’insensibilité morale dans beaucoup d’aspects de leur vie personnelle tout en s’engageant parfois pour de grandes causes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Matthieu Ricard a écrit un excellent livre avec son père Jean-François Revel sur le bouddhisme. Il raconte sa conversion et la philosophie du Dalaï Lama dans « Le Moine et le Philosophe » où il confesse « Oui j’ai rencontré Igor Stravinsky et d’autres grands musiciens. J’ai donc eu la chance de côtoyer nombre de ceux qui suscitent l’admiration en Occident, et de pouvoir me faire une idée, de me demander : Est-ce que c’est à cela que j’aspire ? Est-ce que je veux devenir comme eux ? J’avais le sentiment de rester sur ma faim, car en dépit de mon admiration, je ne pouvais manquer de constater que le génie manifesté par ces hommes, dans un domaine particulier, ne s’accompagnait pas des perfections humaines les plus simples, comme l’altruisme, la bonté, la sincérité ».  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces qualités humaines sont-elles incompatibles avec la créativité ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-on être créatif sans se contempler soi-même ?&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; il y a inévitablement un côté obscur qui se traduit par l’égoïsme et souvent une mégalomanie et une paranoïa bien désagréables, mais apparemment nécessaire à la créativité&lt;/span&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les psychologues ont noté que l’égocentrisme (différent de l’égoïsme) déclinait chez les êtres humains mais non chez les individus créatifs. De même, Jean Piaget explique que, chez les enfants, « l’égocentrisme sensori-moteur est progressivement réduit ». En effet, transformer une idée originale sous une forme compréhensible requiert un « fort ego ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Howard Gardner constatait que l’assurance dont les créateurs faisaient preuve se rapprochait d’une forme d’égoïsme, d’égocentrisme et de narcissisme. Ils sont absorbés par leurs projets et il n’est pas rare que la poursuite de leurs objectifs les amène à agir au détriment d’autres individus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon le psychologue Eysenck, un tel mélange de faculté créatrice et d’insensibilité pourrait avoir un fondement génétique. Le narcissisme par exemple de Kafka ou de Martha Graham a eu pour conséquence qu’ils n’ont pas voulu s’engager sentimentalement à un moment précis de leur vie  pour ne pas enrayer leur capacité créative. L’ambiguïté des sentiments de l’artiste est bien reflétée dans le film américain sorti cette année « Capote ». Le désir de gloire, l’égocentrisme, voire la manipulation mais aussi peut être la compassion et l’amour de l’autre – spirituel ou physique - et l’hypersensibilité, se mélangent chez la même personne créative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons un document intéressant concernant la personnalité de Picasso, c’est le livre publié en 2002 par Marina Picasso qui s’intitule « Picasso, mon grand-père ». Elle a donné une interview au quotidien de Barcelone, La Vanguardia, le 14 février 2002 avec le titre suivant : « On ne peut pas être un génie et quelqu’un de bien (« buena persona »). "Un génie cruel qui a détruit beaucoup de vies ; Mon grand-père mourut seul, avec une cour de courtisans ; Un génie artistique mais aussi une personne cruelle qui ne savait pas être aimé ni aimer" (…). "Toutes les femmes furent finalement des matériaux pour son art ; Parce que le grand artiste consacre tout son temps et son énergie à son art, et tout c’est « tout » : il ne reste rien pour les personnes qui l’entourent"....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le filmd’Agnès Jaoui en 2004, « Comme une image » est remarquable et si vrai, elle raconte l’histoire de Lolita Cassard, vingt ans qui souffre, car son père Etienne Cassard ne s’intéresse pas beaucoup à elle et en général « regarde peu les autres, parce qu'il se regarde beaucoup lui-même » comme le dit le synopsis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un de ses derniers livres sur les intelligences multiples, « Intelligence Reframed », Howard Gardner estime qu’aucune des personnalités d’exception qu’il a étudié furent des exemples d’intelligence « morale » hormis peut être Gandhi. Picasso, Eliot, Graham, Freud, Stravinsky et même Einstein selon lui ont démontré de l’insensibilité morale dans beaucoup d’aspects de leur vie personnelle tout en s’engageant parfois pour de grandes causes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma propre analyse suit celle de Gardner même si on peut expliquer certains comportements par l’incompréhension de sa propre souffrance ou la self-thérapie par la soif de pouvoir et de domination de l'autre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marx estimait que le commerce était par essence une activité malhonnête mais rien n'empêche un marchand honnête (à la quaker par exemple) de dégager des bénéfices minimes uniquement pour s'octroyer un juste salaire. C'est le cas pour tous les métiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etre éthique, c'est juste respecter l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vauvenargues disait : "On doit se consoler de n’avoir pas les grands talents, comme on se console de n’avoir pas les grandes places : on peut être au-dessus de l’un et de l’autre par le cœur"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-6373152188641930363?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/6373152188641930363'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/6373152188641930363'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2008/04/crativit-et-thique-un-couple-improbable.html' title='Créativité et éthique : un couple improbable?'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-6628400488665697469</id><published>2008-03-30T20:56:00.011+02:00</published><updated>2011-08-16T23:20:32.810+02:00</updated><title type='text'>Les cyclothymiques victimes de la dictature du bonheur?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/R-_izVnKgYI/AAAAAAAAAKw/vW_UufHQrWY/s1600-h/9782745930613.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/R-_izVnKgYI/AAAAAAAAAKw/vW_UufHQrWY/s320/9782745930613.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5183611067729346946" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est assez rare de tomber en France sur des ouvrages profonds, simples et enrichissants dans le domaine de la psychologie, de la psychiatrie ou de la psychanalyse. Le petit livre du Dr Gérard Tixier et de la journaliste Anne Lamy est un grand chef d'oeuvre à mon avis. Ils développent les thèses de Peter Kramer dans "Listening to Prozac" sur les normes sociétales du néo-capitalisme hyperthymique et expliquent en quoi la déprime (pas la dépression) contribue à l'accomplissement de l'individu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils défendent presque exactement mes positions sur la contribution de la dysthymie et surtout la nécessité d'être vrai avec soi même et surtout d'accepter ses failles et ses limites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce livre qui est d'un grand optimisme met en exergue ce qu'on a découvert de soi grâce à la déprime :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- une vulnérabilité féconde, qui va au-delà des larmes et cherche à remonter à leur source&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- une capacité à s'écouter, malgré le brouhaha&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- une limite insoupçonnée qui nous enchante, quand on découvre comment on fonctionne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- un accès à une part d'inconnu en soi qui nous bouleverse, en ayant réveillé des émotions qu'on avait muselées&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- une sorte de reconciliation intérieure comme si l'on était plus proche de soi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- un rapport aux autres plus vrai, plus en accord avec qui l'on est. Le dévoilement d'une vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La souffrance, nécessaire pour se rapprocher de soi et donc pour s'ouvrir à l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les auteurs concluent en défendant "le droit à la déprime, cet îlot intérieur encore préservé dans le tumulte de ce monde dévasté par la consommation à outrance et avide de contrôler chimiquement nos esprits, considérant comme malade tout individu qui se singularise et fait sécession, se retire du monde pour tenter de dissoudre sa propre fausseté et d'y voir plus clair en lui".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me semble qu'on ne guérit pas d'un tempérament mais on se sent renforcé et plus digne en osant la Vérité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Freud avait rédigé le texte  Deuil et Mélancolie en 1915 où l'on pouvait lire ;  « le travail intérieur du patient mélancolique, si proche de celui du créateur, et qui lui fait « saisir la vérité avec plus d’acuité que d’autres personnes qui ne sont pas mélancoliques ». Freud pense qu’il pourrait bien, selon nous, s’être passablement approché de la connaissance de soi, et la seule question que nous posions, c’est de savoir pourquoi l’on doit commencer par tomber malade pour avoir accès à une telle vérité ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Daniel Goleman dans son ouvrage sur l'intelligence émotionnelle (1995) affirmait de même : " Il y a beaucoup à dire sur la contribution constructive de la souffrance à la vie spirituelle et à la créativité : la souffrance trempe l’âme" et Sénèque dans la Providence :« L’épreuve est nécessaire à la connaissance de soi. A force d’endurer la souffrance, on en vient à la mépriser »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Goethe (cité par Sandblom) exprime la même chose « Notre souffrance nous apprend à partager la misère de nous autres êtres humains , de nous identifier à eux». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et enfin Erik Erikson à propos de Luther, "certains grands hommes  élèvent leur souffrance individuelle au  niveau universel » et cherchent pour tous la solution de ce qu’ils n’ont pas pu « résoudre pour eux-mêmes ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois avouer être surpris par des personnes cyclothymiques qui ont fait souvent le choix du "bonheur" en pariant sur la fuite et le deni de leur tempérament. Je ne les critique pas mais ne sont elles pas elles aussi victimes de la "dictature du bonheur" ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles savent ou suspectent que leurs choix de partenaires (souvent dépressifs ou hyperthymiques) sont "thérapeutiques" et non en accord avec leur nature. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reconnais qu'avec le temps suite à mes réflexions sur la maladie, l'humeur et la société, je me rapproche des thèses du calvinisme pharmacologique tout en faisant attention à ne pas imposer mes propres idées et émotions. La liberté dans ce domaine doit être totale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le livre que nous publions avec Elie Hantouche le 28 avril prochain, nous expliquons pourquoi la dépression légère ou déprime ou dysthymie est une partie intégrante du processus créatif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a du Kafka chez beaucoup de cyclothymiques, cette absurdité et cette anxiété qui confèrent souvent aux réalisations géniales ou aux ambiances inquiétantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kafka comme Hardy, Bellow, Goethe ou Shakespeare, a le mieux décrit la cyclothymie, notamment dans son journal entre 1910 et 1923 . Le 21 juillet 1913 il écrivit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Don't despair, not even the fact that you don't despair. Just when everything seems over with, new forces come marching up, and precisely that means that you are alive. And if they don't then everything is over here, once and for all".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-6628400488665697469?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/6628400488665697469'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/6628400488665697469'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2008/03/les-cyclothymiques-victimes-de-la.html' title='Les cyclothymiques victimes de la dictature du bonheur?'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/R-_izVnKgYI/AAAAAAAAAKw/vW_UufHQrWY/s72-c/9782745930613.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-7198061569939130550</id><published>2008-02-25T15:38:00.006+01:00</published><updated>2008-02-25T16:47:56.333+01:00</updated><title type='text'>Le XVIII eme siècle : Age d'or de la cyclothymie ?</title><content type='html'>Entre la deuxième moitié du XVIII eme jusqu'au début du XIXeme, la France et l'Europe ont connu une période qui exaltait la personnalité cyclothymique par le biais notamment du culte de la sensibilité qui apparaît aujourd hui passéiste, "maladive" (Kramer dans "Listening to Prozac").&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diderot et Rousseau ont opté pour une philosophie de la vérité et de la sensibilité proche de la Nature comme Sénèque le pensait: "Au demeurant, je suis d’accord avec tous les stoïciens, je donne mon assentiment à la Nature ; ne pas s’en écarter, se régler sur sa loi et son exemple, voilà la sagesse. Une vie heureuse est donc celle qui s’accorde avec sa nature (…).Définition du vrai bonheur » (la vie heureuse, III, 3)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rousseau dit « Sois juste et tu seras heureux », « Je ne tire point ces principes de la haute philosophie, mais je les trouve au fond de mon cœur".&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La nature est pour Rousseau un gage d'authenticité et de simplicité. « Posons pour maxime que les premiers mouvements de la nature sont toujours droits : il n'y a point de perversité originelle dans le cœur humain. Il ne s'y trouve pas un seul vice dont on ne puisse dire comment et par où il est entré » (Émile, II).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans Les Rêveries du Promeneur Solitaire (DEUXIEME PROMENADE), Rousseau débute sa narration de cette maniere :&lt;br /&gt;(…)Ces heures de solitude et de méditation sont les seules de la journée où je sois pleinement moi et à moi sans diversion, sans obstacle, et où je puisse véritablement dire être ce que la nature a voulu ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les Confessions et la Nouvelle Héloïse, Rousseau a bien l'occasion de s'épancher et de laisser libre cours à sa sensibilité "féminine" comme il le dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Goethe, avec le buste de Rousseau sur son bureau, quelques années plus tard écrivait que le romantisme c'était la maladie car pour lui, l'aspecrt morbide et narcissique du romantisme se trouvait en contradiction avec un idéal classique qui en fait ne l'était plus : songeons à la morbidité du Werther du jeune Goethe !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France, Vauvenargues apparaît comme une figure du pré-romantisme (le coeur et la sesnibilité occupent une place centrale dans sa philosophie) au même titre que le génial Chamfort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Abbé Prévost et son personnage des Grieux luttent entre raison et émotions dans un espace chaotique et bipolaire où le héros est conscient de sa déchéance mais incapable de raisonner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne peux resister  à vous citer Diderot qui se lance dans une description parfaite de la constitution cyclothymique que Gaston Deny ou Pierre Kahn n'auraient pas renié:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Heureux celui qui a reçu de la nature une âme sensible et mobile ! Il porte en lui la source d'une multitude d'instants délicieux que les autres ignorent. Tous les hommes s'affligent, mais c'est lui seul qui sait se plaindre et pleurer (...). C'est son coeur qui lie ses idées. Celui qui n'a de l'esprit, que du génie ne l'entend pas. Il est un organe qui leur manque. La langue du coeur est mille fois plus variée que celle de l'esprit, et il est impossible de donner les règles de sa dialectique."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lettre à Sophie Volland.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sensibilité, selon la seule acception qu'on ait donné jusqu'à présent à ce terme, est, ce me semble, cette disposition compagne de la faiblesse des organes, suite de la mobilité du diaphragme, de la vivacité de l'imagination, de la délicatesse des nerfs, qui incline à compatir, à frissonner, à admirer, à craindre, à se troubler, à pleurer, à s'évanouir, à secourir, à fuir, à crier, à perdre la raison, à exagérer, à mépriser, à dédaigner, à n'avoir aucune idée précise du vrai, du bon et du beau, à être injuste, à être fou.  Multipliez les âmes sensibles, et vous multiplierez en même proportion les bonnes et les mauvaises actions en tout genre, les éloges et les blâmes outrés.&lt;br /&gt;(Paradoxe sur le comédien).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'artiste dégénéré selon Max Nordau est ainsi: «  Il est très fier d’être un instrument qui vibre si fortement, et il se vante de sentir tout son être intérieur ravagé, toute son âme résolue, et d’éprouver jusqu’au bout des doigts la volupté du beau, la où le philistin reste complètement froid. Son excitabilité lui semble une supériorité, il croit posséder une compréhension particulière qui manque aux autres mortels, et il méprise volontiers le vulgaire dont les sens sont émoussés et fermés. Le malheureux ne soupçonne pas qu’il est fier d’une maladie et se vante d’un trouble intellectuel ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comparez ce dernier extrait "positiviste" tiré de l'ouvrage, "Dégénérescence" (terme repris par les Nazis un peu avec le même dessein que Nordau) avec le paragraphe de Diderot (Paradoxe du comédien) !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nous voyons bien à travers ces textes que la question peu souvent abordée par les médecins et les thérapeutes est celle du "Goodness of fit". Kramer explique qu'une société capitaliste considère ces traits comme dépressifs ou cyclothymiques voire maladifs.  Mais qu'auraient pensé Rousseau, Diderot ou Goethe?&lt;br /&gt;Jamison explique  dans Touch With Fire (p.5) : « A common assumption, for example, is that within artistic circles madness is somehow normal.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Elle raconte un détail de la biographie du poète Robert Lowell qui commençait un épisode maniaque. Sa femme s’inquieta mais ces collègues universitaires et amis de Cicinnati trouvaient qu’il se comportaient comme un poète alors que sa femme le voyait malade. Alors qu’elle s’inquiétait et évoquait les symptômes, ils lui répondirent que ce qui était de la folie pour elle n’étaient pour eux qu’une « autre preuve du génie » de Lowell.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je l'avais écrit, la cyclothymie a été la norme et elle peut encore l'être dans certains milieux ou environnements.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-7198061569939130550?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/7198061569939130550'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/7198061569939130550'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2008/02/xviii-eme-age-dor-de-la-cyclothymie.html' title='Le XVIII eme siècle : Age d&apos;or de la cyclothymie ?'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-2834480501305748374</id><published>2008-02-24T00:02:00.010+01:00</published><updated>2010-12-19T12:13:21.259+01:00</updated><title type='text'>Souffrance stérile? Souffrance créative?</title><content type='html'>La Fontaine dans cette fable philosophique rappelle avec justesse que la "résilience" est souvent la condition naturelle des êtres humains :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Mort et le Bûcheron&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un pauvre Bûcheron tout couvert de ramée,&lt;br /&gt;Sous le faix du fagot aussi bien que des ans&lt;br /&gt;Gémissant et courbé marchait à pas pesants,&lt;br /&gt;Et tâchait de gagner sa chaumine enfumée.&lt;br /&gt;Enfin, n'en pouvant plus d'effort et de douleur,&lt;br /&gt;Il met bas son fagot, il songe à son malheur.&lt;br /&gt;Quel plaisir a-t-il eu depuis qu'il est au monde ?&lt;br /&gt;En est-il un plus pauvre en la machine ronde ?&lt;br /&gt;Point de pain quelquefois, et jamais de repos.&lt;br /&gt;Sa femme, ses enfants, les soldats, les impôts,&lt;br /&gt;Le créancier, et la corvée&lt;br /&gt;Lui font d'un malheureux la peinture achevée.&lt;br /&gt;Il appelle la mort, elle vient sans tarder,&lt;br /&gt;Lui demande ce qu'il faut faire&lt;br /&gt;C'est, dit-il, afin de m'aider&lt;br /&gt;A recharger ce bois ; tu ne tarderas guère.&lt;br /&gt;Le trépas vient tout guérir ;&lt;br /&gt;Mais ne bougeons d'où nous sommes.&lt;br /&gt;Plutôt souffrir que mourir,&lt;br /&gt;C'est la devise des hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des personnes affectées par la dépression ou autre trouble pathologique ont acquis au fil des années une endurance remarquable qui leur permet parfois de vivre sans joie et avec peine presque toute leur vie. Cette abnégation s'avère presque toujours silencieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais leur souffrance est elle utile? créative? Comme celle du Christ ou de Malcom X?  S'il ne mène à rien, pourquoi la faire durer si l'on peut la diminuer ou même la supprimer?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kay Redfield Jamison a insisté sur le fait qu'elle avait connu tellement de souffrances que rien ne lui semblait impossible (Jules Valles disait : Qui peut tout souffrir, peut tout oser...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malcom X un jour déclarait : "Usually when people are sad, they don't do anything. They just cry over their condition. But when they get angry, they bring about a change." La souffrance des Noirs américains a provoqué la révolution des droits civiques aux Etats-Unis. Si le Dr. King ou Malcom X avaient évité ou ignoré la souffrance, la situation des Noirs n'aurait pas évoluée aussi rapidement. La souffrance qui devient colère est un moteur fondamental de changement qui parfois laisse place au populisme et à la démagogie (CF le livre récent Colère et Temps de Peter Sloterdijk).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sphère religieuse propice à la contemplation de la souffrance la toujours adulée :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans "Le chrétien et la souffrance" (Chapitre 8, livre III de l'Institution Chrétienne) , Jean Calvin commence son texte par : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Tous ceux que le Seigneur a adoptés et reçus dans la communauté de ses enfants, doivent se préparer à une vie dure, laborieuse, pleine de difficultés et de maux de toute sorte."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans d'autres commentaires, il écrit : "We must overcome our natural reluctance to suffer, we fight bearing the cross. Christian life is an acquiescence in suffering" ou "We are more endangered by prosperity than by adversity, for they are pleased by their successs and intoxicated by their own happiness" (commentaries Is, 32:1) ; Through adversity "God tests his own, he examines them by afflictions, he puts them like gold in the furnace, not only to be purged but also to be known (...) This is the foundation of our philosophy (serm. Job et comm. psalms).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean Calvin avait connu la maladie, l'exil, la mort de son épouse, les guerres mais sa foi restait intact. Un cas digne de Job dans une période de troubles...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chercheur et théologien bénédictin, Frédéric  Le Gal dans son ouvrage remarquable , "la folie saine et sauve" (CERF) écrit que Ste Thérèse de l'Enfant Jésus  aimait la souffrance car elle conduit à une dépossession progressive et au total oubli de soi. Elle est désengagement et mortification de l'amour propre (des défauts selon Ste Thérèse).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mgr Escriva de Balaguer dans "Chemin de Croix" (traduction 1982 chez Le Laurier)  suit la tradition chrétienne du message central de la Croix : "Dieu est mon père, même s'Il m'envoie des souffrances. Il m'aime tendrement, alors même qu'Il me blesse. Jesus souffre, pour accomplir la volonté du Père...(...) Elle (la souffrance) sera le meilleur signe de ma filiation puisqu'Il me traite comme son Divin fils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pratiques chrétiennes actuelles occultent presque toujours  la Passion ou l'image doloriste baroque d'un Christ sanglant (polémiques en France et ailleurs sur le côté sanguinaire du film de Mel Gibson) et cela semble assez normal dans une société post-capitaliste bienpensante et spirituellement vide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Teilhard de Chardin comme Jean Calvin pariait sur l'union avec le Christ souffrant en utilisant la douleur au moment où elle s'imposait...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Walker Percy converti au catholicisme reconnaissait une vertu particulière à la douleur  estimant qu'elle était adaptative (point de vue des défenseurs du calvinisme pharmacologique). Pour lui, la solitude ou la maladie transforment l'individu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon lui la douleur était une stimulation dans la quête symbolique d'un homme et il va plus loin en affirmant que l'homme anxieux ou confus est moins pathologique que celui qui est tranquille ou consensuel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter Kramer dans "Listening to Prozac" estime avec raison que la souffrance a toujours eu une place respectable dans la vie intellectuelle... Il n'empêche que certains artistes ou créatifs comme Silvia Plath dont je parlais hier ont cherché désespéremment un traitement pour soigner leur dépression car elle n'oubliait pas qu'elle avait deux petits enfants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question essentielle est de savoir ce que ferait par exemple un génie littéraire souffrant si on lui offrait du Prozac ou des stabilisateurs de l'humeur?  Percy critique les médicaments mais sans eux combien de personnes seraient déjà suicidés ou handicapés à vie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Howard Gardner estime dans "Intelligence Reframed" que l'éthique peut être plus importante que l'intelligence et je pense qu'il a raison car in fine, être en accord avec soi-même est plus important que tout. Créatif ou pas, chacun doit se sentir en bonne conscience d'abord et heureux ensuite avec ses choix dont il est le seul maitre. Une fois de plus, chacun a son propre seuil. Et prendre des médicaments quand on est malade est un geste éthique, surtout si l'on des proches qui souffrent de vous voir souffrir. On ne peut comparer la souffrance "narcissique" du saint ou de l'écrivain avec celle de la mère ou du père de famille dont le rôle premier est de s'occuper de sa famille. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il peut y avoir du masochisme ou de la folie à trop aimer la souffrance comme il y a de l'hypocrisie et de la fausseté à ne pas l'accepter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'utiliser, c'est autre chose et ce talent est souvent celui des leaders spirituels et surtout des artistes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pour nous tous, avoir souffert et souffrir (dans des proportions raisonnables) cela peut être l'ouverture à la compassion et à l'intelligence émotionnelle : la vraie, celle du vécu de la souffrance que l'on garde pour comprendre et aimer l'autre dans la même situation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le Meilleur des Mondes de Huxley, il n'y a plus de souffrance grâce au Soma ("pilule du bonheur") mais la Bible et Shakespeare sont interdits...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cyclothymie reste pour ceux qui ne l'ignorent pas la constitution la plus résiliante qu'il soit mais elle se noyer dans la douleur sans rien en faire n' a pas beaucoup de sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais revenir au concept de " force de l'égo" dans le prochain post.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-2834480501305748374?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/2834480501305748374'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/2834480501305748374'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2008/02/souffrance-strile-souffrance-crative.html' title='Souffrance stérile? Souffrance créative?'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-8249562470273683372</id><published>2008-02-17T23:15:00.005+01:00</published><updated>2009-02-19T09:55:43.847+01:00</updated><title type='text'>Cyclothymie et primitivisme</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/R7iz_bR2SsI/AAAAAAAAAJw/uE9F3eCmmCc/s1600-h/images.jpeg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/R7iz_bR2SsI/AAAAAAAAAJw/uE9F3eCmmCc/s320/images.jpeg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5168078474643393218" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;TED HUGUES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Personally, I believe very much in values of savagery. I mean: instinct, passion, mood, violence, madness »&lt;br /&gt;Dubuffet&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cyclothymie est un trouble primitif selon le Dr. Pierre Kahn (CF Lombroso et Nordau sur ce thème). Cesare Lombroso contrairement à Morel estimait que l’espèce humaine s’améliorait constamment et que la dégénérescence serait un retour à un homme primitif, moins évolué. Deux aspects caractérisent la dégénérescence : celui de l’enfant (par rapport à l’adulte, à l’échelle d’une vie humaine) et du primitif (par rapport au civilisé, à l’échelle de l’histoire). Dans ce sens le génie de Lombroso a des traits infantiles et à la foi primitifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Souffrances du Jeune Werther de Goethe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lettre du 26 mai, 30 mai : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Mais en revanche, toute règle, quoi qu’on en dise, étouffera le vrai sentiment de la nature et sa véritable expression ». « Pourquoi toujours raffiner, quand il ne s’agit que de se laisser aller et de prendre intérêt à une manifestation de la nature ? ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les années 50, un grand critique littéraire britannique, F.R. Leavis avait analysé la littérature comme une forme élégante de sauvagerie. De même, Robert Graves dans « The White Goddess » estimait que la poésie remplissait une fonction religieuse dans la société, à savoir maintenir en vie les mythes primordiaux et les anciens rites qui affirment les instincts animales de l’homme. On retrouve la vision païenne d’un Swinburne regrettant la société polythéiste pré-chrétienne : « Thou hast conquered, O pale Galilean; the world has grown grey from thy breath »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon Graves, un vrai poète écrit depuis le monde sauvage, la part non civilisée de l’esprit. Il pensait que la vraie poésie pouvait se trouver dans les travaux des fous…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le poète anglais Ted Hugues a illustré à la perfection cette approche dans une poésie souvent violente, cruelle ou la nature apparaît sanguinaire et injuste. Ses premiers poèmes sont ancrés dans la nature&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hughes' earlier poetic work is rooted in nature and, in particular, the innocent savagery of animals, an interest from an early age. Tennyson's phrase "nature, red in tooth and claw" could have been written for Hughes. He is acutely aware of the mixture of beauty and violence (mixed state) in the natural world, and writes of it with fascination, fear and awe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;He finds in animals a metaphor for his view on life: animals live out a struggle for the survival of the fittest in the same way that humans strive for ascendancy and success. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A classic example is  « Hawk Roosting » :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I sit in the top of the wood, my eyes closed.&lt;br /&gt;Inaction, no falsifying dream&lt;br /&gt;Between my hooked head and hooked feet:&lt;br /&gt;Or in sleep rehearse perfect kills and eat.&lt;br /&gt; The convenience of the high trees!&lt;br /&gt;The air's buoyancy and the sun's ray&lt;br /&gt;Are of advantage to me;&lt;br /&gt;And the earth's face upward for my inspection.&lt;br /&gt; My feet are locked upon the rough bark.&lt;br /&gt;It took the whole of Creation&lt;br /&gt;To produce my foot, my each feather:&lt;br /&gt;Now I hold Creation in my foot&lt;br /&gt;Or fly up, and revolve it all slowly --&lt;br /&gt;I kill where I please because it is all mine.&lt;br /&gt;There is no sophistry in my body:&lt;br /&gt;My manners are tearing off heads --&lt;br /&gt; The allotment of death.&lt;br /&gt;For the one path of my flight is direct&lt;br /&gt;Through the bones of the living.&lt;br /&gt;No arguments assert my right:&lt;br /&gt; The sun is behind me.&lt;br /&gt;Nothing has changed since I began.&lt;br /&gt;My eye has permitted no change.&lt;br /&gt;I am going to keep things like this.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-8249562470273683372?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/8249562470273683372'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/8249562470273683372'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2008/02/cyclothymie-et-primitivisme.html' title='Cyclothymie et primitivisme'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/R7iz_bR2SsI/AAAAAAAAAJw/uE9F3eCmmCc/s72-c/images.jpeg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-7829028234816891615</id><published>2007-12-23T15:58:00.000+01:00</published><updated>2008-01-24T17:05:23.017+01:00</updated><title type='text'>Accepter la souffrance pour aimer la vie ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/R3EMmSIJ2eI/AAAAAAAAAHQ/HJ1aLekKhAU/s1600-h/sen.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/R3EMmSIJ2eI/AAAAAAAAAHQ/HJ1aLekKhAU/s320/sen.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5147909700901788130" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le poète W.H Auden lors d'une conférence au Smith College en 1944 : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; “All freedom implies necessity that is to say, suffering. The only suffering  that  can be avoided is the terror of running away from it. I you  will  forgive my saying so, I think if America has a national vice  it is  thinking suffering vulgar and purely negative”. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette pensée aurait pu s'appliquer à n'importe quel pays ou ville de notre société contemporaine.Mais dans le monde de l'hyperthymie américaine, les semaines saintes et autres purgatoires ne sont guère appréciés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le merveilleux livre de Kay Redfield Jamison, "An Unquiet Mind" ("De l'exaltation à la dépression") a été un échec dans les librairies en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car c'est un livre qui parle de la souffrance. Et malheureusement la plupart des gens parfois refusent de contempler et d'apprivoiser la bête. De plus dans une société "aristocratique", il n'y a qu'un modèle viable (la fameuse tyrannie du QI!) et tous les déviants sont priés de se taire ou de rester dans l'ombre. Une société jacobine avec des relents Ancien Régime ne peut accepter des personnes qui n'adhèrent pas à la norme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce n'est point vulgaire ni purement négatif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais aussi de la joie et du "caractère paradoxal de cette maladie vif-argent qui peut à la fois créer et tuer" comme l'a souligné Kay.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai vécu 4 ans à Manhattan où l'amour ne pouvait se concevoir sans vanité, ni raison et qu'ainsi il subsistait qu'une sexualité et un "management" des relations sentimentales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"L’amour est une fleur délicieuse, mais il faut avoir le courage d’aller la cueillir sur les bords d’un précipice affreux" disait Stendhal dans "De l'Amour". Pourquoi la contrainte, la crainte et parfois la souffrance donnent naissance à l'amour héroïque? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le grand philosophe américain qui a inspiré la figure de Ravelstein, Allan Bloom reprenait à son compte la pensée stendhalienne. Son livre majeur s'appelle : Love and Friendship (traduit en français). Il dénonce la disparition d'Eros et l'émergence d'une sexualité sans relations amoureuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La souffrance ne doit pas être recherchée mais quand elle se présente, elle a parfois une vertu cachée au premier regard...Les souffrances qui nous rendent lâches nous empêchent d'aimer la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passer des champs de batailles aux salons de Marly ou de la dépression à la frivolité donnent corps à la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-7829028234816891615?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/7829028234816891615'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/7829028234816891615'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2007/12/accepter-la-souffrance-pour-aimer-la.html' title='Accepter la souffrance pour aimer la vie ?'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/R3EMmSIJ2eI/AAAAAAAAAHQ/HJ1aLekKhAU/s72-c/sen.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-5370540094239871086</id><published>2007-12-19T21:26:00.000+01:00</published><updated>2008-01-24T16:58:53.529+01:00</updated><title type='text'>Werther ou le héros cyclothymique...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/R2l-vyIJ2ZI/AAAAAAAAAGo/ROX8oQk86uw/s1600-h/images.jpeg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/R2l-vyIJ2ZI/AAAAAAAAAGo/ROX8oQk86uw/s320/images.jpeg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5145783408622426514" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les souffrance du Jeune Werther est un roman qui décrit particulièrement bien la cyclothymie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Après Hamlet et avant Herzog de Saul Bellow, Goethe écrivit à l’âge de 25 ans en 1774.&lt;br /&gt; Napoléon invita Goethe pour lui parler de ce bref roman qu’il avait lu 7 fois !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Goethe décrit parfaitement le tempérament cyclothymique capable d’aimer à la folie (voir mon post précédent sur l’ « Amor Heroico ») :&lt;br /&gt;« Combien de fois ne dois-je pas apaiser mon sang qui bouillonne ! car tu n’as rien vu de si inégal, de si inquiet que mon cœur. Ai-je besoin de te le dire, à toi qui as souffert si souvent de me voir passer de la tristesse à une joie extravagante, de la douce mélancolie à une passion furieuse ? Aussi je traite mon coeur comme un petit enfant malade. Ne le dis à personne, il y a des gens qui m’en feraient un crime » .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Werther se définit par rapport à Albert (« d’un calme parfait »), le mari de Charlotte comme « ardent et inquiet » (paradigme dy cyclothyme), tempérament « qu’il ne peut cacher ».  Il sait qu’il est fou (lettre du 10 août).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis amusé à noter les errements et réactions du personnage de Goethe. Voici ce que j’ai retenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lettre du 13 mai, 27 mai, 1er juillet, 16 juillet : Le cœur  qui « fermente » et le sang qui « bouillonne », « s’agite » , «  le feu qui court » dans les veines dans les périodes d’état mixte ou d’hypomanie ou « Elle m’a grondé en chemin  sur l’exaltation que je mets à tout ! »  et  « un accès de courage exalté, sauvage ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lettre du 16 juillet : Début de la possibilité de suicide : « Je serais homme à me tirer une balle dans la tête ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lettre du 26 mai, 30 mai : «  Mais en revanche, toute règle, quoi qu’on en dise, étouffera le vrai sentiment de la nature  et sa véritable expression ». « Pourquoi toujours raffiner, quand il ne s’agit que de se laisser aller et de prendre intérêt à une manifestation de la nature ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voir mon post sur la nature et le tempérament cyclo. Max Nordau et Lombroso estimaient que l’homme de génie revenait souvent à l’enfance (très présente dans le Werther de Goethe)  et au monde primitif.  &lt;br /&gt;C’est une des bases du romantisme allemand et du « Werther », retour aux temps bibliques et homériques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(A suivre...)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-5370540094239871086?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/5370540094239871086'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/5370540094239871086'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2007/12/werther-ou-le-hros-cyclothymique.html' title='Werther ou le héros cyclothymique...'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/R2l-vyIJ2ZI/AAAAAAAAAGo/ROX8oQk86uw/s72-c/images.jpeg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-1567457684067924062</id><published>2007-12-02T23:48:00.001+01:00</published><updated>2008-01-24T16:42:21.782+01:00</updated><title type='text'>Créativité et cyclothymie chez les enfants et adolescents.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/R1M3NAOqosI/AAAAAAAAAEU/V58ykunQOHc/s1600-R/images.jpeg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/R1M3NAOqosI/AAAAAAAAAEU/mrmY4agypAM/s320/images.jpeg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5139512296299209410" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Voici quelques brèves réflexions sur le lien entre cyclothymie et potentiel créatif chez les enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A noter que le système scolaire jugule et détruit la plupart du temps la créativité chez les enfants. Il faut une fois plus aller aux Etats-Unis pour observer que des spécialistes comme H. Gardner à Harvard et mon ami DH Feldman à Tufts tentent de développer les MI (intelligences multiples) dans les écoles des réseaux SPECTRUM.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudra encore passer par bien des épreuves et voir la dérive d'un système scolaire figé avant de considérer comme viable le développement des intelligences multiples (spatiale, personnelles, musicale, etc). Oui on peut être un génie sans être bon en maths et en français ! Lire de toute urgence le livre magistral de Howard Gardner sur les intelligences multiples (traduit en français).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seuls des domaines assez clos comme la musique et les échecs peuvent être dominés très tôt par des enfants. Pour la science et la littérature, une certaine expérience est nécessaire (CF The nature"s gambit de DH Feldman, le livre de référence sur les enfants prodiges).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La question des résultats partiels aux tests de QI -Problem of testing (WAISC) :&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’hypomanie permet la résolution de problèmes et un meilleur score au WAISC ( Kay Jamison TWFp.108) mais selon Papolos (The Bipolar Child)  P.330 : "Children dealing with a mood disorder , medication trails, attentional problems, and perhaps multiple learning disabilities may fail to keep pace with thjeir age group and may to fall behinf in their general fund of knowledge or their capacity to learn new information. They may test less well as their cohort goes on to attain information, unburdened by the above-mentioned factors".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 91, Burjan s’intéressa aux problèmes mathématiques et à la manière dont les enfants résolvaient les problèmes. Il définir deux catégories d’enfants, ceux qui s’intéréssaient à la résolution de problèmes posés par d’autres et ceux qui préfèraient poser leur propres problèmes et inventer le moyen de les résoudre. &lt;br /&gt;QI et créativité in Lubart p24 et p.29 (éminence créative en fonction de l’éducation formelle des individus de Simonton en 84). Selon Skinner (béhavioriste) il y a ceux qui lisent et ceux qui produisent !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1997, la psychologue Freeman a étudié 169 enfants anglais à haut potentiel pendant 27 ans. Elle a clairement identifié deux groupes : les « diplômés » et les créatifs qui s’opposaient à différents niveaux :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Motivations : plaisir de la réussite scolaire versus plaisir pour les activités créatives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnalité : compétition versus ouverture&lt;br /&gt;Intégration à l’école : bonne et mauvaise&lt;br /&gt;Environnement familial : valorisation de la réussite scolaire versus intérêt pour les beaux arts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion : sur le plan cognitif, le développement de la pensée créative et la pensée logique (fortement liée au QI) semblent suivre des chemins distincts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les années 60 et 70, les psychologues Guilford, Torrance, Wallach et Kogan ont tenté d’évaluer ce qu’ils nommaient la pensée divergente (« divergent thinking »): multiplicité de réponses à une question ou un problème posé au moyen d’un stimulus (dessin, objet, situation hypothétique). 3 indices de performances comptaient : fluidité, flexibilité et originalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Barron and Harrington en 1981 ont mis en place des tests prenant en compte des situations proche de la réalité et non les domaines parfois trop étroits des tests classiques de pensée divergente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1999, Milgram et Hong ont conçu des tests plus élaborés et plus pratiques sur la production créative des enfants. L’objectif étant de produire une œuvre, une histoire, un dessin, une composition évalué par des adultes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dona Matthews in Being Smart about gifted children p.73 (« testing creativity ») en 2005 :&lt;br /&gt;Les tests « pencil-and-paper » prétendant mesurer la créativité ne sont pas prédicteurs à long terme du talent créatif, de la compétence ou de la capacité de réalisation tels que Perkins, Piirto l’avaient déjà remarqué. Les meilleurs juges en créativité sont les experts dans un domaine particulier . &lt;br /&gt;Depuis les années 90, tous les experts sont maintenant d’accord sur ce point : Amabile, Cszik., Feldman and Goldsmith, Gardner et Sternberg&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Repérer l’enfant surdoué potentiellement créatif :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livre d'Elie Hantouche et Barbara Houyet estl'unique référence en français sur la bipolarité infantile (Cyclothymie aux éditions J.LYON).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livre de référence américain sur la bipolarité infantile  des Papolos rappelle l'enjeu qu'est la connaissance du tempérament et sa compréhension pour le développement de la créativité de l'enfant  et rappelle le lien entre cyclothymie et créativité : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Because of the high degree of arousability and sensitivity to physical and environemental stimuli, these children may need to make more dramatic and often more extreme adaptations to social contexts. They tend to be more rigid and inflexible in response to parental rules and requests (...). Yet, paradoxically, they may also be bold, adventurous, and uninhibited-driven toward the pursuit of stimulation that brings phyical pleasure and/or intellectual or creative satisfaction. These latter tendencies, when channeled appropriately (Todd Lubart says the same in his book "Psychologie de la créativité" p.147) with sufficient discipline, have produced some of the greatest scientific and artistic achievements in the history of humankind.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;From " The Bipolar Child" P.204 : Demitri and Janice Papolos (2002)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Behavorial traits common to bipolar disorder (Papolos p. 171 )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Changements brusques d’humeur et niveau d’excitation&lt;br /&gt;- Tendance prononcée à inhibition et à souffrir de l’anxiété de séparation tout au long de sa vie.&lt;br /&gt;- Dévore des sucres et hydrates de carbones&lt;br /&gt;- Manque da capacité à modifier ou à retenir certains comportements ou pensées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Papolos  P17 : Sensitiviti to stimuli : "Not only they are bothered tremendously by sensations, odors and noises but they seem to have great difficulty making shifts from one context to another". Problem of arousal system : sentiment de menace de l’intégrité physique et  grande capacité d’iritation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;OCD ou TOC : p41 : Papolos :  ils font des actes repetes ou des rituels pour se proteger de l’incomfort et de l’anxiété qu’ils ressentent… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tempérament cyclothymique agit en intensifiant la réactivité du sujet, sa sensibilité au rejet et aux contraintes mineures de l’extérieur. Il augmente ainsi l’intensité et la durée des réactions émotionnelles négatives. Cette hyper-réactivité est déjà visible dès l’enfance. ar exemple repérer la cyclothymie chez un enfant dont les symptomes ne peuvent ne pas être sévères et ne pas inquiéter les parents ou les éducateurs. Cependant, un regard attentif pourra noter les jours « sombres » et « ensoleillés » de l’enfant. Ces enfants peuvent être également irritables et chercher l’isolement. Malgré la non sévérité de ces cycles, ils peuvent s’avèrer plus problèmatiques au fur à mesure que l’enfant grandit… Ils peuvent altérer sérieusement le developpement de l’enfant .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Profil de l’enfant « créatif » :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Torrance (psychologue et non psychiatre) estimait que : « l’exhubérance et la flexibilité de l’enfant créatif constituent le signe le plus sûr d’une personnalité saine, qui fonctionne parfaitement (…) !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Storr p.97 : Newton comme Einstein n’ont pas paru remarquables selon leurs professeurs. Newton était anxieux, peu sûr de lui, hypocondriaque et s’auto-dénigrait. Des symptômes de dépressions semblaient évidents… C’est seulement à la moitié de sa vie qu’il cessa l’auto-dénigrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Csikszentmihalyi (abrev. Csk p. 156 in his book « Creativity » : Exemple d’enfants prodiges et d’autres « sans étincelle d’un talent exceptionnel » : Einstein, Tolstoi, Kafka, Proust n’ont pas impressionné leurs maîtres…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"It is quite strange how little effect school-even high school- seems to have had on the lives of creative people. Often one senses that, if anything, school threatened to extinguish the interest and curiosity that the child had discovered outside it walls". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;All three remember  childhoods that were in some way troubling or even « dysfunctional » (…)  They remember very strong demanding or emotionally dependent mothers&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les maitres qui furent utiles crurent en leur eleves et leur donnèrent plus de travail ! CSK p. 174&lt;br /&gt;Marginality – the feeling of being on the outside, of being different, of observing with detachment the strange rituals of one’s peers- aws a common theme. Csk p.177 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Performance in high school is a poor indicator of future creativity in the arts and the humanities CSK p.178&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, une forte curiosité pour l’environnement du jeune enfant ou adolescent  à été remarquée : une envie non commune de  « résoudre les mystères de la vie ». «  Yet none of these individuals – not Darwin, not Riesman- were prodigies or even gifted children as we now define them. But they had a tremendous interest, a burning curiosity, concerning at least one aspect of their environement » . p.158 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;p.185 : signes  précurseurs de troubles émotionels : incapacité de se mélanger et de jouer  avec d’autres enfants. Autre caracteristique des « névrosés » : capacité d’établir des contacts avec des individus plus jeunes ou bien plus âgés mais pas avec ceux de leur âge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une description de l’enfant surdoué créatif par l'écrivain G.Orwell en 1946 dans « Why I write ? » : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« I was somewhat lonenely (…). I had the lonely child’s habit of making up stories and holding conversations with imaginary persons, and I think from the very start my literary ambitions were mixed up with the feeling of being isolated and undervalued. I knew that I had a facility with words and a power of facing unplesant facts, and I felt that this created a sort of private world in which I could get my own back for failure in everyday life.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Profil de l’enfant potentiellement créatif : p. 14 livre de Lieb et Hershman sur la bipolarité et la créativité :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs études ont montré que les artistes et scientifiques ont été des enfants souvent timides et solitaires, différent des autres enfants. Ce sentiment de différence existait avant la prise de conscience de talents hors du commun. L’effacement, la distance, la timidité peuvent être des signes de dépression ainsi que le mauvais caractère et une personnalité  égocentrique, dominatrice, plutôt signe de MD. En outre ces enfants auraient tendance à jouer avec eux-mêmes en solitaire, ceux qui sont autonomes auraient un avantage pour les sacrifices que la créativité requiert.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-1567457684067924062?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/1567457684067924062'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/1567457684067924062'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2007/12/crativit-et-cyclothymie-chez-les.html' title='Créativité et cyclothymie chez les enfants et adolescents.'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/R1M3NAOqosI/AAAAAAAAAEU/mrmY4agypAM/s72-c/images.jpeg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-856299841017223098</id><published>2007-11-22T20:16:00.001+01:00</published><updated>2008-01-24T16:31:54.315+01:00</updated><title type='text'>La personnalité créative (et cyclothymique...) selon Mihaly Csikszentmihalyi</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/R0XYroGTPvI/AAAAAAAAADg/l8JuTUe6t2k/s1600-h/images-3.jpeg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/R0XYroGTPvI/AAAAAAAAADg/l8JuTUe6t2k/s320/images-3.jpeg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5135749194095738610" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Mihaly Csikszentmihalyi décrit dans son livre sur la créativité le portrait robot du créatif et du ...cyclothymique : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Csikszentmihalyi précise les traits de caractères qui distinguent les personnes créatives : « Si je devais désigner d’un mot ce qui les définit, ce serait celui de complexité. Ils présentent des tendances contradictoires et extrêmes – au lieu d’être des « individus », ce sont des « multitudes ». En effet, la complexité l’expression de toutes les capacités présentes dans le répertoire humain, mais souvent atrophiés parce que l’un des pôles est considéré comme « positif » et l’autre « négatif ». Les individus créatifs vont d’un extrême à l’autre avec passion sans ressentir de conflit particulier (encadré). A noter qu’Aristote dans le Problème XXX constatait la même chose : grâce la variabilité, l’inconstance et les avatars du mélancolique, il peut créer, devenir un génie. Csikszentmihalyi retient de ses entretiens que les créatifs sont remarquables par leur capacité à s’adapter à n’importe quelle situation et de faire tout ce qui est à portée de main pour atteindre leurs buts. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les dix dimensions paradoxales de la personnalité créative (d’après les travaux de Goetzel et de Csikszentmihalyi) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- Les individus créatifs ont un trop d’énergie physique, mais ont souvent besoin de tranquillité et de repos. Bonne dose d’énergie libidinale avec des phases de célibat spartiate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2 – Les individus créatifs sont souvent intelligents et complètement naïfs. Il est sans doute difficile de faire un travail créatif avec un QI de moins de 120. Comme l’a remarqué Howard Gardner, une certaine immaturité tant affective que mentale, n’empêche pas de réaliser  de grandes choses.  Goethe disait que la naïveté était un attribut essentiel du génie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3 – Mélange de fantaisie et de discipline / de responsabilité et d’irresponsabilité.&lt;br /&gt;(Accent mis sur la dialectique  entre les aspects  rationnels et les aspects irrationnels de leur activité, entre passion et discipline)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4 –  Les individus créatifs passent alternativement de l’imagination et du fantasme à un sens pratique de la réalité dans le but de se détacher du présent sans se couper de la réalité. L’esprit doit rester concentré sur deux objectifs contradictoires : ne rien perdre du message susurré par l’inconscient  et le couler en même temps dans une forme adéquate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5- Les individus créatifs semblent capables de passer de l’introversion à son opposé, l’extraversion. Les créatifs possèdent les deux dimensions, ce qui les rend en quelque sorte des sujets difficiles à cerner, parfois sauvages avec des étiquettes de jugement social souvent péjoratives. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6 –  Les individus créatifs sont aussi remarquablement humbles et fiers en même temps&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7 – Dans toutes les cultures, on demande aux hommes d’être masculin et de réprimer tous les aspects de leur tempérament qui pourrait passer pour « féminins ». Aux femmes, on demande le contraire. Les individus créatifs échappent jusqu’à un certain point à ces stéréotypes. Ils associent dans leur esprit avec un bon dosage le masculin et le féminin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8 – Rebelles et indépendants, mais avec un penchant assez fort pour les traditions ; ils doivent avoir auparavant assimilé des règles propres à un domaine culturel&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9 – Passion et objectivité ; Ils sont assez passionnés pour leur travail ce qui ne les empêche pas de se monter extrêmement objectifs&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10 – Sentiments de joie et de souffrance ; les créatifs possèdent une ouverture et une sensibilité extrêmes qui les exposent souvent à la souffrance mais aussi à des moments de grande joie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il concluait en déclarant que ces caractéristiques « contradictoires sont sans doute ce qui distingue le plus sûrement les individus créatifs » et que « ces contrastes se trouvent rarement réunis chez une même personne. Pourtant, sans l’un des deux pôles, on ne saurait reconnaître les idées nouvelles, et sans l’autre, celles-ci ne pourraient être développées assez complètement pour être acceptées ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lien sur le site des Editions Robert Laffont : http://www.laffont.fr/livre.asp?code=2-221-10301-7&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-856299841017223098?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/856299841017223098'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/856299841017223098'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2007/11/la-personnalit-crative-et-cyclothymique.html' title='La personnalité créative (et cyclothymique...) selon Mihaly Csikszentmihalyi'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/R0XYroGTPvI/AAAAAAAAADg/l8JuTUe6t2k/s72-c/images-3.jpeg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-8051247775498690196</id><published>2007-11-22T19:59:00.000+01:00</published><updated>2008-01-24T16:30:27.325+01:00</updated><title type='text'>Aristote et l'humeur noire, premier théoricien du tempérament</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/R0XUsoGTPtI/AAAAAAAAADQ/ty6qUGoWwRg/s1600-h/images-2.jpeg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/R0XUsoGTPtI/AAAAAAAAADQ/ty6qUGoWwRg/s320/images-2.jpeg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5135744813229096658" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Chez Aristote,  l'humeur noire devient le principe organisateur du caractère des individus, dont celui du génie, résultat exceptionnel d'une disposition particulière. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lisons  la dernière phrase du Problème XXX : « Mais puisqu'il est possible qu'il y ait un bon mélange de l'inconstance, et que celle-ci soit, en quelque sorte, de bonne qualité, et qu'il est possible, au besoin, que la diathèse trop chaude soit, en même temps, tout au contraire, froide (ou inversement en raison de l'excès qu'elle présente). Tous les mélancoliques sont donc des êtres d'exception, et cela non par maladie, mais par nature ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Cette notion de « nature » et non de maladie est fondamentale pour comprendre le « tempérament ». Par exemple, les tempéraments dépressif et cyclothymique ne sont pas de vrais états pathologiques mais des dispositions émotionnelles basiques du sujet. C’est un des points importants dans l’approche de la cyclothymie, qui peut représenter en même temps une « nature » et un facteur de risque majeur pour la bipolarité ou un vrai trouble en soi. Tout comme le génie, la cyclothymie est autant mystérieuse et complexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Arété de Cappadoce (Alexandrie vers 81-138) décrivait admirablement les "mélancoliques" qui étaient "soit calmes ou dysphoriques, tristes ou apathiques. De surcroît, ils peuvent devenir colériques sans raison et brutalement pris par une attaque de panique. Certains maniaques qui sont intelligents et cultivés s’occupent de d’astronomie bien qu’ils ne l’aient jamais étudiée, et de philosophie, mais de manière autodidacte et considèrent la poésie comme un don des muses ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il appert que cette brève description évoque plutôt le cyclothyme que le dépressif classique (chez lequel, l'hypomanie ou hyperthymie sont absents).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aristote et son Problème XXX : A lire absoluement chez Payot-Rivages, l'Homme de génie et la mélancolie (traduction, présentation et notes de j. Pigeaud) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;www.payot-rivages.fr&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-8051247775498690196?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/8051247775498690196'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/8051247775498690196'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2007/11/aristote-et-lhumeur-noire-premier.html' title='Aristote et l&apos;humeur noire, premier théoricien du tempérament'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/R0XUsoGTPtI/AAAAAAAAADQ/ty6qUGoWwRg/s72-c/images-2.jpeg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-4700613707978233126</id><published>2007-11-15T22:33:00.002+01:00</published><updated>2010-12-19T12:11:33.858+01:00</updated><title type='text'>La cyclothymie ou l' "Amore Heroico"</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/RzzAUIGTPrI/AAAAAAAAACw/HzUBdNToW3E/s1600-h/images.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/RzzAUIGTPrI/AAAAAAAAACw/HzUBdNToW3E/s320/images.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5133189127299350194" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Dans son étude sur les tempéraments, le Pr. Akiskal remarque judicieusement : « Nous avons trouvé que tomber amoureux et se détacher ensuite était une des plus grandes caractéristiques de ces individus cyclothymiques. Ceci a évidemment une grande signification éthologique parce que l’évolution darwinienne fonctionne à travers le comportement sexuel qui transmet des traits désirables. Nous avons émis l’hypothèse que la poursuite sans répit et passionnée des aventures romantiques dans la cyclothymie promeut ainsi ce mécanisme. Les inclinaisons créatives en poésie, musique, peinture ou mode ont peut-être signifié une évolution qui aide à développer cette fonction sexuelle primordiale ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Robert Burton dans l'Anatomie de la Mélancolie" explique que seuls les âmes nobles sont capables d'amour fou (Amore Heroico) : "Cet amour est dit héroïque, parce que ce sont en général les galants, les nobles et les esprits les plus élevés qui en sont possédés" dit-il...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stendhal décrit l'amour-passion comme un état qui "nous emporte au travers de tous nos intérêts" et il nous fait prendre des risques permanents : "L’amour est une fleur délicieuse , mais il faut avoir le courage d’aller la cueillir sur les bords &lt;br /&gt;d’un précipice affrreux".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'amant cyclothymique par antonomase est Werther qui est dominé par sa passion et sa folie d'aimer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il comprend bien sa maladie en l'analysant aussi justement : "Combien de fois ne dois-je pas apaiser mon sang qui bouillonne ! car tu n’as rien vu de si inégal, de si inquiet que mon cœur. Ai-je besoin de te le dire, à toi qui as souffert si souvent de me voir passer de la tristesse à une joie extravagante, de la douce mélancolie à une passion furieuse ? Aussi je traite mon coeur comme un petit enfant malade.Ne le dis à personne, il y a des gens qui m’en feraient un crime".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Werther a besoin d'aimer et d'être aimé en retour par une femme dont il sait qu'il ne pourra rien obtenir. Sa passion aboutit au suicide car le regard de la femme aimée ne peut exister. Sans cet amour  idéal, le cyclothymique souffre et parfois il périt... Contrairement à Don Juan ou Casanova, il est possédé par la femme et il s'agit plus d'un amour courtois occitan que d'un amour héroique "partagé".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dépression mêlée à la force maniaque entraîne presque toujours une survalorisation des relation amoureuses. Parfois, on jette l'éponge mais ce n'est qu'un pis-aller qui ne dure qu'un temps...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un cyclothymique peut se passer de tout sauf d'amour. Et qui s'en plaindrait?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nobilitas sub amore jacet&lt;br /&gt;(Sous l’amour se trouve la noblesse)&lt;br /&gt;Ovide&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-4700613707978233126?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/4700613707978233126'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/4700613707978233126'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2007/11/la-cyclothymie-ou-l-amore-heroico.html' title='La cyclothymie ou l&apos; &quot;Amore Heroico&quot;'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_5DvOceOOv1s/RzzAUIGTPrI/AAAAAAAAACw/HzUBdNToW3E/s72-c/images.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6834610103900279527.post-4824631948856377721</id><published>2007-11-11T19:23:00.011+01:00</published><updated>2011-04-03T18:32:59.746+02:00</updated><title type='text'>Qu'est ce que la cyclothymie? Faites le test...</title><content type='html'>La cyclothymie est d'abord un tempérament, une "prédisposition" et parfois un trouble de l’humeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se caractérise par un état mental où se succèdent des périodes euphoriques, des périodes dépressives de différentes intensités et des phases mixtes ou d'hostilité. L’humeur est très instable, labile et cyclique passant facilement de la tristesse à la gaieté, de la joie à la douleur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cyclothyme présente une hypersensibilité et des réactions intenses, parfois exagérées. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’aspect cyclique en continuum de la maladie PEUT situer le sujet à la frontière entre normalité et bipolarité. Où commence la pathologie ? Il s’agit d’une « constitution psychique spéciale » (Dr. Kahn en 1909 ) que l’on décrit aujourd’hui comme une bipolarité atténuée ("Soft bipolarity" ou "Bipolar Spectrum Disorder"). La cyclothymie est définie comme une instabilité persistante de l’humeur, comportant de nombreuses périodes de dépression ou d’exaltation légère, mais dont aucune n’est suffisamment sévère ou prolongée pour justifier un diagnostic de trouble affectif bipolaire ou de trouble dépressif récurrent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; NB : La cyclothymie PEUT ETRE une maladie grave ou juste un "travers" (Dr.P.Kahn), dans certains cas. Un diagnostic PRECIS s'impose toujours.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Questionnaire de cyclothymie (Pr. Akiskal traduit en français par le Dr. Hantouche)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vrai ou Faux ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Je me sens souvent fatigué sans  raison &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je ressens les émotions de façon particulièrement intense&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'ai des changements brutaux d'humeur et d'énergie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mes sentiments ou mon énergie sont "trop haut" ou "trop bas", rarement "entre les deux"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je me sens souvent déprimé pendant quelques jours puis en pleine forme&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;- Mes capacités de penser varient beaucoup (p. ex. entre avoir l'esprit vif ou confus)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;- Je prends grand plaisir à d'autres personnes puis m'en désintéresse totalement&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'ai tendance à exploser, puis je m'en veux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'ai l'habitude de commencer des choses puis de m'en désintéresser complètement&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mon humeur change souvent sans raison&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Parfois je me sens bouillonnant d'énergie et à d'autres moments très paresseux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je peux être d'excellente humeur avant de m'endormir et me réveiller avec la &lt;br /&gt;   sensation que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;- On m'a fait remarquer que j'ai des périodes de pessimisme au cours desquelles &lt;br /&gt;    j'oublie mes moments d'optimisme et d'enthousiasme&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;- Ma confiance en moi-même varie d'un extrême à l'autre&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;- D'un jour à l'autre, je peux être sociable, "boute en train" ou isolé, seul dans mon coin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mon besoin de sommeil est très variable, de quelques heures à plus de 9 heures &lt;br /&gt;   par nuit&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je peux ressentir les choses de façon très vive ou au contraire très terne&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;- Je peux être triste et gai en même temps&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  J'ai souvent tendance à "rêver" dans la journée à des choses que les gens &lt;br /&gt;    considèrent irréalistes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'ai parfois très envie d'avoir des comportements risqués ou scandaleux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je suis tombé fréquemment amoureux dans ma vie &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un score de 10 réponses « Vrai » peut-être un indicateur d'éventuels troubles présents ou à venir. Pour rappel, un &lt;br /&gt;score sur un questionnaire doit être interprété comme "indicateur". En aucun cas, il ne remplace l'avis d'un spécialiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Il est important de constater des épisodes et non des émotions ou sentiments de tristesse naturels. On doit soigner quand il y a des facteurs extérieurs qui signalent le trouble : pensées suicidaires, hospitalisation, repli social handicapant, etc...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en savoir plus et prendre ses précautions en ce qui concerne le diagnostic et le traitement, lire mon post sur PHARMACRITIQUE (lire les derniers commentaires des internautes!) :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2009/06/23/cyclothymie-et-psychodiversite-les-traitements-en-question.html"&gt;http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2009/06/23/cyclothymie-et-psychodiversite-les-traitements-en-question.html&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6834610103900279527-4824631948856377721?l=cyclothymieetverite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/4824631948856377721'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6834610103900279527/posts/default/4824631948856377721'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2007/11/quest-ce-que-la-cyclothymie-est-ce.html' title='Qu&apos;est ce que la cyclothymie? Faites le test...'/><author><name>Régis Blain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13032892616163336510</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry></feed>
